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numéro 527 - Mai 2010

CONSEILS ENTRAINEMENT :  

La marche nordique TESTÉE ET APPROUVÉE
par
Adrianna Lamalle

Une athlète de haut niveau qui teste pour vous la marche nordique ? De retour d’une longue absence pour blessure, Adrianna Lamalle, médaillée de bronze aux Mondiaux juniors en 2000 et multiple championne de France, a accepté de tenter l’expérience. Elle n’a pas été déçue.

En cette froide matinée de la mi-mai,  Jean-François Ramphort attend de pied ferme à l’entrée de l’Insep. Coach Athlé Santé à Antony, le jeune homme – par ailleurs excellent spécialiste de 400 m, déjà chronométré à 48’’40 – est bien décidé à « montrer les bienfaits de la marche nordique » à Adrianna Lamalle. Invitée par Athlé Magazine à tester la discipline, la hurdleuse se consacre cette année au sprint plat suite à son opération des ligaments croisés à l’été 2009. Et quitte à changer, autant multiplier les expériences. La marche nordique ? « Non, je n’en ai jamais fait. Mais ça va, hein, je n’ai pas peur… » sourit la jeune femme. « En Allemagne comme en Finlande, la marche nordique connaît un énorme succès en particulier parce que de grands champions olympiques la pratiquent régulièrement », confiait quelques jours plus tôt Arja Meyer, ambassadrice de la spécialité en France.
 

A l’orée du bois de Vincennes, au bord du lac, une poule d’eau fait son nid, deux canards se chamaillent, et un cygne regarde Adrianna s’emmêler les poignets dans les dragonnes, ces attaches qui permettent de bien tenir les bâtons. L’échauffement peut démarrer. Chevilles, bras, quelques gammes spécifiques, toujours autour des bâtons. « J’ai fait de la muscu hier, j’ai déjà le fessier qui chauffe », rigole Adrianna, qui se dépêche de tomber la doudoune qu’elle avait prévue pour affronter le froid. La température monte déjà. Premiers pas pour apprivoiser les bâtons, qu’on laisse traîner derrière avant de commencer à les planter au sol. « Ni trop devant, ni trop derrière, toujours inclinés et dans l’axe du corps. Et on ne ramène pas le bâton juste avec les poignets, mais avec un vrai geste du bras », conseille le coach. Un vieil adepte de la marche athlétique passe d’un pas alerte, jette un œil étonné à ces drôles de quadrupèdes.

 

Bon, on passe à la vitesse supérieure », prévient Jean-François avant d’entamer une série de petites foulées bondissantes propulsées par les bâtons. « Eh, mais c’est du footing, là… » lâche une Adrianna qui lui emboîte le pas. « Elle s’en sort bien, constate le coach, malgré quelques petits soucis de coordination au niveau du bras gauche. » La demi-finaliste des Mondiaux 2007 a bientôt l’occasion de lui rendre la pareille. Les exercices de renforcement musculaire, les squatts et autre travail de bras tournent presque à son avantage… Avant de parler à nouveau technique. Jean-François décortique la manière de relâcher son bras en utilisant la dragonne et en ouvrant la main. « Pareil que sur les haies ! s’étonne Adrianna. L’intention de relâchement de la main arrière doit être la même. » « T’as tout compris », assure Jean-François en mimant le geste. « Dans l’utilisation des bras, les spécialistes des haies sont les plus proches des pratiquants de marche nordique », assurait d’ailleurs Arja Meyer.
Jean-François et son élève sont déjà partis un peu plus loin, le temps de trouver une racine à leur goût. L’objectif : utiliser ce point de repère pour effectuer quelques petits sauts et figures en tournant autour. Adrianna tape l’obstacle (dont le point le plus haut culmine à dix centimètres) sur ses deux premiers passages. « J’ai pas confiance en mes bâtons, souffle la demoiselle. Pourtant, c’est le genre d’exercices qu’on peut faire sur la piste. » « Du style, tout est dans le style ! » illustre Jean-François. Le style, la championne connaît. Elle s’exécute et affine d’un coup sa technique. « Mais ça peut être vraiment ludique, mine de rien. On peut s’amuser ! » Derniers exercices. Les fractionnés légers en se doublant succèdent aux jeux d’équilibres. Jean-François : « Tu ne finis pas ta poussée avec le bras arrière… » Le constat tombe, presque rassurant. « Quel que soit le sport, je retrouve mes défauts des haies : je ne finis pas suffisamment mon mouvement, il y a un manque d’amplitude qui m’empêche de profiter pleinement de mon effort. » La multiple championne de France aura tout loisir de méditer l’observation au chaud. Il fait décidément un froid à ne pas mettre une sprinteuse dehors. La séance, de toute façon, touche à son terme. Même si le coach prévient : « Il faut bien marcher une demi-heure de suite pour ressentir les effets musculaires et cardiovasculaires de l’activité. » Adrianna veut bien promettre qu’elle (re)tentera l’expérience.

Impressions d’une championne débutante
« On sent bien qu’on utilise les bras, qu’on les renforce. Tout travaille : les épaules, les jambes, il faut être gainé… C’est dynamique, tout le corps se met en branle, et ça change d’un footing. Il y a aussi un bon travail de pied. C’est comme un bon réveil musculaire. Et puis, c’est très ludique, surtout grâce aux bâtons ! Je me vois bien m’y mettre un dimanche, pour remplacer un long footing. On a vraiment la sensation de vitesse. Si vous intégrez bien les bâtons à votre foulée, vous avancez ! Et par rapport aux haies, on peut trouver des similitudes dans le positionnement des bras. Franchement ? Je valide ! »


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