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Résumé du Lundi 29 août

Caramba, encore le bronze !

Il visait l’or mais a dû se contenter du bronze. Renaud Lavillenie, troisième avec 5,85 m d’un magnifique concours du saut à la perche, a tout de même décroché la première médaille française de ces Championnats du Monde et, on l'espère, lancer la dynamique des Bleus. Romain Mesnil n’a malheureusement pas franchi une seule barre.

La même couleur mais pas la même saveur. Comme à Berlin, il y a deux ans, Renaud Lavillenie s’est paré de bronze à Daegu. Une régularité au plus haut niveau digne des grands athlètes. Mais qui, bien sûr, ne lui suffit pas. En quittant la piste, le Clermontois avait le visage fermé et le regard noir. Comme s’il venait de faire un zéro. Il est pourtant troisième. Mais, en grand compétiteur qu’il est, il était d’abord venu pour gagner. Et c’est d’ailleurs en immense favori qu’il avait débuté la compétition. Mais voilà, le perchiste ne peut pas tout maitriser. A commencer par ses adversaires, qui ont su se sublimer aujourd’hui lors d’un concours de très haut niveau comme on n’en avait pas vu depuis bien longtemps. Les chiffres en résument la densité : quatorze concurrents ont franchi 5,65 m, sept 5,75 m, quatre 5,85 m et deux 5,90 m. Une dernière barre effacée par le miraculé des qualifications, le Polonais Pawel Wojciechowski, nouveau champion du monde à seulement 21 ans, et l’inattendu Cubain Lazaro Borges. Renaud Lavillenie avait cette hauteur dans les jambes. Mais de petits problèmes de réglages se sont immiscés dans la machine bien huilée du Français. En particulier au troisième essai à 5,90 m, lors duquel le protégé de Damien Inocencio est retombé sur la barre après être monté très haut. Cruel.

La déception laissera cependant bientôt place à l'envie de revanche dans l’esprit du recordman de France. Rendez-vous est déjà pris pour les Jeux olympiques de Londres dans un an. Histoire d’enrichir encore un palmarès qui, mine de rien, a déjà fière allure avec cinq médailles internationales et deux mondiales d’affilée en trois années de carrière au plus haut niveau. Remonté, Romain Mesnil risque de l’être aussi. L’expérimenté bordelais a en effet quitté le concours sur un zéro, en ne réussissant pas à effacer une barre à 5,65 m. Une contre-performance qu’il a expliqué par un mauvais choix de grip, trop glissant par temps chaud.

Trois demies s’il vous plaît !

Les sprinteuses Myriam Soumaré et Véronique Mang étaient aussi en piste ce soir, pour les demi-finales du 100 m. Elles n’ont pas démérité mais ont quitté la compétition à ce stade. La championne d’Europe du 200 m a pourtant pris une belle troisième place lors de sa ligne droite. Mais elle est malheureusement tombée dans la course la plus lente de la soirée. Et ses 11’’47 (-1,3m/s) n’ont logiquement pas suffi. Tout comme les 11’’44 (-1,5m/s) de Véronique Mang, quatrième de la plus relevée des demi-finales, la troisième, avec Carmelita Jeter, Kelly-Ann Baptiste ou encore Ivet Lalova à ses côtés. Des chronos à relativiser en raison du fort vent de face et des chronos de la majorité de leurs adversaires, tout sauf mirobolants. Même constat pour Dimitri Bascou, qui peut cependant nourrir plus de regrets. Cinquième de sa demi-finale en 13’’62 (-1,4m/s), il n’a terminé qu’à six centièmes de la dernière place qualificative pour la finale. La faute à plusieurs haies tapées qui l’ont considérablement ralenti.

A l’heptathlon, Antoinette Nana Djimou a vécu une première journée très difficile. Elle a en effet ressenti une forte douleur à l’arrivée du 100 m haies, bouclé en 13’’48. Une blessure qui n’a fait que s’intensifier au fil de la journée, à l’exception d’un bon concours de hauteur terminé à 1,83 m. Dixième avec 3737 points après quatre épreuves, elle décidera demain matin, après un réveil musculaire, de la suite à donner à sa compétition.

Plus tôt dans la journée, les Français avaient réalisé un superbe carton plein sur 3000 m steeple avec les qualifications en finale de Mahiedine Mekhissi, Bouabdellah Tahri et Vincent Zouaoui-Dandrieux. Le premier a pris la deuxième place de sa série en 8’23’’71 sans trembler. Les deux derniers se sont eux qualifiés au temps, en respectivement 8’13’’22 et 8’23’’79. Du bon boulot, réalisé sous une chaleur accablante. Les steepleurs auront donc bien besoin des deux jours de récupération qui leur sont octroyés. Avant de prendre le départ, jeudi, d’une course qui s'annonce palpitante face à l'armada kényane.

A Daegu, Florian Gaudin-Winer pour athle.com

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