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Résumé du Jeudi 1er septembre

Mekhissi, une médaille à savourer

Troisième en 8'16"09 d’un 3000 m steeple remporté par le Kényan Ezekiel Kemboi en 8’14’’85, Mahiedine Mekhissi-Benabbad a décroché la deuxième médaille tricolore de ces Mondiaux au terme d’un finish endiablé. Une superbe performance qui lui permet de devenir le quatrième Français médaillé lors des trois championnats majeurs (Championnats d’Europe et du Monde, Jeux olympiques). Il y aurait pu avoir deux Français sur le podium puisque Bouabdellah Tahri termine tout près de la boîte, très bon quatrième en 8’17’’56. Douzième place pour Vincent Zouaoui-Dandrieux en 8'30"39. Un peu plus tôt, Mehdi Baala avait obtenu de belle manière son billet pour la finale du 1500 m. Yoann Kowal sur la même distance et Myriam Soumaré sur 200 m ont en revanche été éliminés en demi-finales.

Décidément, ces steepleurs nous feront toujours vibrer. Depuis 2008 et les Jeux olympiques de Pékin, Mahiedine Mekhissi-Benabbad et Bouabdellah Tahri ont pris un abonnement aux podiums. Jusqu’à quand ? On ne sait pas. Mais la bonne habitude ne prendra pas fin en 2011 puisque le premier nommé a décroché ce soir, à Daegu, une superbe médaille de bronze. Un résultat à la hauteur du talent du Rémois, qui était pourtant encore à distance du podium à deux cents mètres de l’arrivée. Jusque-là, la finale du 3000 m steeple s’était résumée à une course de dupes. On attendait un steeple fou, emmené par des Kényans prêts à faire exploser le peloton. C’est une course d’attente, avec un passage en 2’47’’63 au 1000m et 5’33’’42 au 2000m, à laquelle nous avons eu le droit. Ca s’observe, ça se jauge, ça se toise. Jusqu’au dernier tour et la violente attaque d’Ezekiel Kemboi. A cet instant, Bouabdellah Tahri est placé en embuscade. Mahiedine Mekhissi est lui un peu derrière. Le trou est fait. Derniers deux cents mètres : Mekhissi relance et poursuit sa remontée. Kemboi et Brimin Kipruto sont déjà trop loin. L’Ougandais Jacob Araptani est encore devant au moment du franchissement de la dernière rivière mais il explose. Mekhissi et Tahri franchissent dans le même élan l’ultime barrière. Mais le protégé de Farouk Madaci s’envole et finit comme une balle en allongeant la foulée.

En 8’16’’09, il échoue à quatre centièmes de Kipruto, qui semble s’être déporté dans les tous derniers mètres pour gêner le Français. Kemboi est loin devant, en 8’14’’85, et se lance déjà au couloir sept dans un show très « boltien ». Passé quelques secondes d’énervement, Mahiedine Mekhissi-Benabbad explose de joie et parle à la caméra. Les images rappellent Pékin et sa première médaille internationale. En décrochant le bronze, il devient le quatrième Français à remporter une médaille lors des trois championnats majeurs : Championnats du Monde et d’Europe, Jeux olympiques. Il rejoint ainsi Marie-José Pérec, Jean Galfione et Mehdi Baala, excusez du peu.

Bouabdellah Tahri, à quelques mètres de là, est bien sûr très déçu. Il quitte rapidement la piste et traverse la zone mixte au sprint. L’équipe de France veut pourtant croire encore à deuxième médaille. Une double réclamation est en effet déposée devant le jury d’appel au sujet de Brimin Kipruto. En cause : un appui à l’intérieur de la piste une quarantaine de mètres avant le franchissement de la rivière et un changement de ligne lors des derniers mètres de course, pour empêcher Mahiedine Mekhissi-Benabbad de le dépasser. L’attente dure près d’une heure. Mais les deux réclamations sont finalement rejetées par le jury. « Il y a effectivement eu changement de trajectoire, expliquera plus tard André Gimenez, directeur technique national adjoint. Mais le jury a estimé qu’il n’y avait pas de faute intentionnelle. Ce n’était pas assez flagrant pour qu’il y ait disqualification. Pour l'appui à l'intérieur de la piste, aucune image ne le prouve. » Le troisième Français de cette finale, Vincent Zouaoui-Dandrieux, termine lui à la douzième place, en 8’30’’39. Un résultat encourageant.

Baala retrouve la finale

Mehdi Baala a dû observer de près ce 3000 m steeple, auquel participait son grand ami Bouabdellah Tahri. Quelques minutes plus tôt, il avait obtenu de belle manière son ticket pour la finale du 1500 m. Quatrième en 3’46’’87 d’une course hyper tactique remportée par l’Américain Matthew Centrowitz en 3’46’’66, le miler entraîné par Jean-Michel Dirringer a fait parler sa pointe de vitesse dans les deux cents derniers mètres après être resté caché en dernière position pendant toute la course. Il participera dans deux jours à sa première grande finale internationale depuis les Jeux de Pékin en 2008. Il ne sera malheureusement pas accompagné par Yoann Kowal, qui est passé tout près de la qualification. Huitième en 3’37’’44 de la demi-finale la plus rapide, il ne lui a manqué que cinq centièmes pour être repêché au temps. Un écart minime qu’il a mis sur le compte d’une trop grande crispation.

La sprinteuse Myriam Soumaré a elle aussi été éliminée au même stade sur 200 m. Très à l’aise ce matin en série, avec une victoire en 22’’71, elle a coincé en demi-finale après, pourtant, une excellente mise en action. La fatigue l’a sans doute rattrapée et elle a dû se contenter d’une cinquième place en 23’’02. Un chrono semblable à celui réalisé dans la matinée lui aurait permis d’accéder au top huit…

Plus tôt dans la journée, les sauteurs Mélanie Melfort et Salim Sdiri avaient quitté la compétition dès les qualifications. La sauteuse en hauteur n’a pourtant pas grand-chose à se reprocher, à l’exception d’un début de compétition poussif dans un concours d’une densité inattendue. Avec une barre effacée à 1,92 m, elle a évolué dans la fourchette haute de ses performances de la saison. Salim Sdiri est, lui, complètement passé à côté de son concours de longueur. Il a dû se contenter d’un meilleur saut à 7,58 m, très loin des 8,27 m réalisés il y a quelques semaines. Une contre-performance qu’il a expliquée notamment par une épaule bloquée et très douloureuse depuis hier. Déception également pour le relais 4x400 m messieurs (Nicolas Fillon, Teddy Venel, Mamoudou-Elimane Hanne et Yoann Decimus), septième de sa série en 3’03’’68 et donc éliminé. Ils n’ont jamais été en mesure d’accrocher une des trois premières places qualificatives. Leurs homologues féminines tenteront de faire mieux demain matin, tout comme Stéphanie Falzon au marteau, Benjamin Compaoré au triple saut, Cindy Billaud et Sandra Gomis sur 100 m haies et Christophe Lemaitre sur 200 m. Les cinq Français engagés en individuel demain matin.

A Daegu, Florian Gaudin-Winer pour athle.com

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