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Résumé du Vendredi 2 septembre

Lemaitre peut y croire

Vainqueur de son 200 m en 20’’17, Christophe Lemaitre a réalisé le meilleur temps des demi-finales. Il fait figure de prétendant au podium. Plus tôt dans la journée, Stéphanie Falzon au lancer du marteau et Benjamin Compaoré au triple saut avaient obtenu eux aussi leur billet pour leur finale respective. Une bonne journée pour les Bleus.

Mains sur les genoux et encore tout essoufflé, Christophe Lemaitre récupère en bord de piste. Il vient de remporter quelques secondes plus tôt la première demi-finale en 20’’17, à seulement un centième de son record de France, qu’il partage avec Gilles Quénéhervé. Le tout avec un mètre de vent défavorable. Du très costaud. Le contraste est saisissant quelques minutes plus tard, lorsque Usain Bolt fait lui le pitre avant même le départ, déclenchant les cris d’un public surtout survolté ce soir au moment du « kiss time ». Mais l’Aixois en avait décidé ainsi : ne pas lésiner, ne pas calculer, ne pas se réserver. Tout donner pour réaliser un bon chrono et obtenir par la même occasion un couloir central. La ligne huit, en finale du 100 m, lui a laissé trop de mauvais souvenirs. Alors l’élève de Pierre Carraz s’est employé ce soir dans le virage, son meilleur depuis les championnats d’Europe par équipes selon lui. En entrant dans la dernière ligne droite, il est juste derrière le Jamaïcain Nickel Ashmeade. « Quand j’ai vu qu’il ne sortait qu’avec trente ou quarante centimètres de retard, j’ai su ce que c’était bon, raconte Renaud Longuèvre, qui encadre le Savoyard en l’absence de Carraz. La fin de course, c’est sa zone de prédilection. » Effectivement, Lemaitre s’envole et l’emporte avec quatorze centièmes sur Ashmeade, un de ses principaux adversaires directs. 20’’17, c’est le meilleur chrono de toutes les séries. C’est anecdotique puisque Bolt (20’’31, -1m/s) n’a couru que cent mètres, avant de suivre sa ligne droite en direct sur l’un des deux écrans géants du stade. L’Américain Walter Dix, 20’’37 (-0,7m/s) avec le frein à mains, a aussi impressionné. Derrière, c’est moins fort. Autant dire que le podium semble accessible sur le demi-tour de piste. A condition que le Français réussisse à reproduire une course du même niveau qu’aujourd’hui,  sans se crisper à la bagarre. Il sera au couloir six, du pain béni pour le sprinteur aux grandes enjambées.

Falzon en finale pour trois centimètres
« Il faudra un petit miracle. Mais ça existe en athlé ! » Stéphanie Falzon avait vu juste, quelques minutes après avoir terminé cette nuit (dans la matinée en Corée) ses qualifications du marteau. Septième du groupe A avec un deuxième essai à 68,92 m, elle a longtemps tremblé en suivant depuis les tribunes le deuxième concours. Avant la délivrance et une douzième place qui fait d’elle la dernière qualifiée pour la finale. Pour seulement trois centimètres, puisque la Hongroise Eva Orban est la première éliminée avec 68,89 m. Sortie dès les qualifications à Barcelone l’an dernier, la Brugeaise vise désormais une place dans le top 8.

Benjamin Compaoré, au triple saut, n’a pas traîné en route. Il a en effet obtenu son ticket pour la finale dès son premier essai, avec une planche parfaite et un saut mesuré à 17,11 m (+0,1m/s). Il y a deux jours, il qualifiait les 17,10 m de requis de formalité. Des propos qu’il fallait assumer sur la piste. C’est fait. Dans une finale de très haut niveau, le Strasbourgeois pourrait avoir son mot à dire si son corps ne le trahit pas.

Sur 100 m haies, Sandra Gomis s’est qualifiée en demi-finale grâce à un bon 13’’07 (+1,3m/s). Déception, en revanche, pour Cindy Billaud, éliminée avec une sixième place en 13’’50 (-1,6m/s). Enfin, à noter l’élimination du relais 4x400 m femmes, composé dans l’ordre de Phara Anacharsis, Muriel Hurtis, Marie Gayot et Floria Guei. Cinquièmes de leur série en 3’28’’02, les Françaises n’ont rien à se reprocher. Au contraire, elles ont toutes fait une jolie course en se battant jusqu’au bout. Avec, pour récompense, le meilleur chrono d’un relais français depuis les Jeux olympiques de Pékin en 2008. Encore un peu juste pour intégrer la finale, cette équipe mêlant coureuses d’expérience et filles en devenir aura des arguments à faire valoir l’an prochain.

A Daegu, Florian Gaudin-Winer pour athle.com

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