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Résumé du Jeudi 28 juin

Session de l'après midi : Deux sprinteurs en haut de l’affiche

Cinquante après Claude Piquemal et Jocelyn Delecour, Christophe Lemaitre et Jimmy Vicaut offrent à la France un magnifique doublé sur la ligne droite, en 10’’09 et 10’’12. Une soirée magique pour les Bleus, avec également la victoire d’Eloyse Lesueur à la longueur avec 6,81 m.

L’attente a été longue sur la piste d’Helsinki. Christophe Lemaitre et Jimmy Vicaut attendaient, sans mot dire et immobiles, que le résultat final de ce drôle de 100 m s’affiche sur l’écran géant situé au sommet du premier virage. Et soudain, le nom de Christophe Lemaitre, accompagné de son chrono de 10’’09 (-0,7m/s), est apparu. Le sprinteur aixois a alors sprinté vers la pelouse et s’est agenouillé dans l’herbe, la tête dans les mains, submergé par l’émotion. Celle d’une victoire conquise de haute lutte, pour devenir le quatrième athlète à conserver son titre européen sur la ligne droite. Il n’a pas eu le temps de voir un deuxième nom s’inscrire sur l’écran. Jimmy Vicaut, en 10’’12, devant le Norvégien Jaysuma Ndure (10’’17). Doublé français, comme en 1962 avec la victoire de Claude Piquemal devant Jocelyn Delecour à Belgrade. Le Parisien n’a pas explosé de joie. Par pudeur, peut-être, et sans doute aussi un peu par déception. Car pendant quatre-vingt mètres, il pu croire au titre. Après deux rappels du starter et la disqualification de l’Italien Simone Collio, c’est lui qui avait le mieux jailli des starting-blocks. Et cette fois, contrairement à Albi lors des championnats de France, il n’allait pas se désunir. Mais, comme toujours au niveau continental, Christophe Lemaitre revenait et le coiffait sur le fil, au prix d’un cassé audacieux. « C’était un peu le cassé de Doucouré en 2005 », sourira quelques minutes plus tard le champion d’Europe.

Lesueur en or
Ce soir, l’équipe de France occupe la tête du tableau des médailles. Car les Bleus se sont offert une troisième médaille ce jeudi, et du plus beau des métaux. Eloyse Lesueur est devenue championne d’Europe du saut en longueur. Son premier podium international chez les seniors, après une multitude de déceptions depuis 2008. L’athlète de Saint-Denis Emotion a plié le concours dès son premier essai, en s’envolant à 6,81 (+0,5m/s). Un joli pied de nez au destin, elle qui a tant de fois peiné à débuter ses finales. La Française n’a connu qu’une seule alerte, avec les 6,74 m de la Bélarusse Volha Sudarava au cinquième essai. Mais elle n’a finalement jamais vraiment tremblé, prenant des risques avec trois essais mordus. A un mois des Jeux olympiques, elle confirme enfin tous les espoirs placés en elle et arrivera à Londres en pleine confiance. Dans l’autre finale côté sauts du jour, déception pour Mélanie Melfort, sixième à la hauteur avec 1,92 m. Diminuée par une douleur au pied, elle n’a pas pu défendre à 100 % ses chances. Dommage, car la troisième place est revenue à Emma Green Tregaro avec aussi 1,92 m. Mais la Suédoise a franchi toutes les barres au premier essai jusqu’à 1,95 m, alors que l’Alsacienne a connu deux échecs à 1,89 m.

Place d’honneur également pour Gaël Quérin, auteur d’un excellent décathlon. Privé de la compagnie de Florian Geffrouais et Kevin Mayer, le Français ne s’est pas déconcentré et a particulièrement brillé dans les sauts. Après ses 7,56 m à la longueur hier, il s’est aujourd’hui offert un nouveau record à la perche, en effaçant pour la première fois de sa carrière une barre à cinq mètres. Vainqueur du 1500 m en 4’17’’29, il termine la compétition avec 8098 points, son record personnel, à un peu plus de cent points des minima olympiques. Pas de regrets par rapport au podium, dont la troisième place est occupée par le Russe Ilya Shkurenyov avec 8219 points.

Bosse impressionne
Demain, la besace de l’équipe de France pourrait bien s’alourdir de quelques médailles supplémentaires. La finale du 800 m promet en effet énormément, avec la présence de Pierre-Ambroise Bosse. Le grand espoir du demi-fond français a fait très forte impression en demi-finale, en s’imposant avec aisance en 1’46’’70 devant le Russe Yuriy Borzakovskiy. Parfaitement placé pendant toute la course, il a pu contrôler dans la dernière ligne droite avec beaucoup de classe. C’est en revanche terminé pour Paul Renaudie (4e en 1’48’’97) et Hamid Oualich (6e en 1’47’’14), qui ont tous les deux commis des erreurs tactiques rédhibitoires.

Sur les tours de piste hommes et femmes, deux Tricolores seront en finale. Yannick Fonsat et Muriel Hurtis ont terminé aux troisième et quatrième rangs de leur demi-finale, en cédant quelques centimètres sur la fin. Le premier, en 45’’78, a raté la deuxième place de sa course pour seulement un centième. Quant à Muriel, en 52’’13, seuls trois centièmes lui ont manqué pour s’offrir un couloir central. Conséquence : ils seront respectivement aux couloirs un et deux en finale. Un handicap, même si le 400 m peut parfois être le théâtre de belles surprises. Sur la même distance, fin de l'aventure pour Marie Gayot, cinquième de sa demi-finale en 52''17. La dernière Française en lice cet après-midi était Christine Bardelle sur 5000 m. Longtemps calée dans le peloton de tête, la Rhône-Alpine a finalement coincé à un peu plus de mille cinq cents mètres de l’arrivée. Elle termine douzième en 15’33’’49, à distance du podium.

A Helsinki, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr


Session du matin : Les Bleus assurent

Karl Taillepierre, Quentin Bigot et Nicolas Figère ont quitté la compétition dès les qualifications. Tous les autres Français en lice ce jeudi matin seront en finale à Helsinki. Du bel ouvrage.

L’info de la matinée, ce n’est pas qu’il existe un lien de parenté entre Adrien et Georges Clémenceau (son arrière grand-père paternel était le petit cousin du Tigre). Non, la vraie info, c’est que l’athlète de l’EA Mondeville Hérouville est en finale du 400 m haies. Une très belle performance, qui confirme sa forme ascendante. Le hurdleur a obtenu sa place dans le « top 8 » de très belle manière, en occupant la tête jusqu’à la moitié de la dernière ligne droite. Une mauvaise réception sur la dixième haie lui a sans doute coûté la victoire (première place pour le Britannique Rhys Williams en 49’’63) et un nouveau record personnel. Mais, en 49’’80, Adrien termine à une belle deuxième place, synonyme de bon couloir en finale. Au vu de la densité du plateau, il pourrait avoir son mot à dire pour le podium.

Première finale pour Cérival
Côté concours, contrat rempli pour Vanessa Boslak et Jessica Cérival, à une heure plus matinale. La perchiste lilloise n’a pas vraiment tremblé, en effaçant 4,40 m au deuxième essai lors de qualifications assez rocambolesques. Toutes les athlètes, à l’exception de la Tchèque Jirina Ptacnikova, ont escamoté la barre à 4,45 m, en effectuant leur course d’élan en marchant et en pantalon de jogging. Elles étaient en effet déjà assurées d’être en finale, au contraire de cette dernière. Pas encore à 100 % après ses pépins de santé début juin, la Française ne serait pas contre une petite pluie venant un peu perturber la finale et redistribuer les cartes. Au lancer du poids, Jessica Cérival s’est qualifié pour la première fois de sa carrière en finale d’un grand championnat en plein air. Neuvième des qualifications avec un jet à 17,15 m, son bonheur faisait plaisir à voir à l’issue du concours. Pas vraiment lève-tôt, elle s’accommodera bien mieux d’une finale disputée demain, à 18h. Son objectif ? Dépasser les dix-huit mètres. Une performance qui pourrait lui offrir une place dans les « huit ».

Moins de réussite pour Karl Taillepierre au triple saut. Le Français est resté englué à 16,20 m et n’a jamais réussi à entrer dans son concours, avec des sauts avortés en cours de route. La faute en partie, selon lui, à un problème de semelles. Dommage car la finale était plus qu’abordable, avec un dernier qualifié à seulement 16,43 m. Au marteau, Jérôme Bortoluzzi passe le cut avec une dixième place et un jet à 73,46 m. Nicolas Figère (13e avec 72,84 m) est malheureusement éliminé pour un petit centimètre. Déception également pour l'espoir Quentin Bigot, qui a dû se contenter de la 24e place avec 70,78 m. Enfin, le décathlon approche de son terme. Et Gaël Quérin, le dernier Français en lice après les abandons de Geffrouais et Mayer, est en très bonne position. Dans le coup sur 110 m haies (14’’37) et au disque (40,32 m), il a réalisé un magnifique concours du saut à la perche, en effaçant pour la première fois de sa carrière une barre à cinq mètres. Résultat : il occupe la sixième provisoire, à un peu plus de soixante points du podium. Mais vu ses capacités sur 1500 m, la troisième place n’est pas inabordable.

A Helsinki, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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