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Résumé du Dimanche 3 Mars : L’or et la manière

Mahiedine Mekhissi-Benabbad sur 1500 m, en 3’37’’17, et Renaud Lavillenie à la perche, avec 6,01 m, ont brillamment décroché le titre européen cet après-midi à Göteborg. Le second a même effacé une barre à 6,07 m, mais son essai n’a pas été validé. Avec également, ce dimanche, les podiums de Kevin Mayer (2e) au pentathlon, de Myriam Soumaré (3e) sur 60 m et de Simon Denissel (3e) sur 1500 m, l’équipe de France repart de Suède avec neuf médailles.

Les grands champions ne sont jamais satisfaits. C’est leur force et c’est ce qui les aide à sans cesse repousser leurs limites. Remporter le titre européen en salle pour la troisième fois consécutive en effaçant une barre à 6,01 m, c’était déjà exceptionnel. Mais pas suffisant pour Renaud Lavillenie, qui tenait une forme incroyable aujourd’hui. Dans la grande halle de Göteborg, le champion olympique, qui avait déjà écœuré la concurrence (Bjorn Ottö deuxième avec 5,76 m) depuis longtemps en franchissant 5,61 m, 5,76 m, 5,86 m, 5,91 m, 5, 96 m et donc 6,01 m au premier essai, a donc demandé 6,07 m. Une hauteur synonyme de deuxième meilleure performance mondiale de tous les temps. A sa troisième tentative, il a engagé le bassin bien au dessus de la barre, puis l’a légèrement touchée en retombant. Pas suffisant pour la faire chuter. Explosion de joie. Puis incompréhension et peine lorsque le Clermontois a découvert le drapeau rouge brandi par un juge. Explication : la barre n’était en fait pas retombée sur un taquet, d’un côté, mais sur la potence, la partie située au-dessus des taquets et reliée directement aux poteaux. Il y a quelques années, l’essai aurait été validé. Plus maintenant, suite à l’évolution des règles du saut à la perche après l’ère Bubka. Reste que le Tricolore a réalisé un incroyable concours et marqué une nouvelle fois de son empreinte un grand championnat. Il remporte son troisième titre continental consécutif.

Le trou de souris de Mekhissi-Benabbad
Les médaillés olympiques présents à Göteborg étaient peu nombreux. Renaud Lavillenie en faisait partie, Mahiedine Mekhissi-Benabbad aussi. Le Rémois avait à cœur de démontrer qu’il était un demi-fondeur complet, capable de s’aventurer en dehors de son terrain de chasse favori, le 3000 m steeple. Contrat rempli puisqu’il s’est imposé sur 1500 m, au prix d’un magnifique final. Dans une course emmenée sur un train assez rapide par le Turque Ilham Tanui Ozbilen, le vice-champion olympique s’est accroché comme un damné et a trouvé l’ouverture dans la dernière ligne droite, en prenant un trou de souris à l’intérieur. En 3’37’’17, il ajoute une nouvelle ligne à son palmarès déjà fourni. Simon Denissel a, lui, ouvert son compteur à ce niveau. Impressionnant de culot et de talent, le Nordiste a fait toute la course aux avant-postes et est allé décrocher le bronze en 3’37’’70.

Six records pour Mayer
La relève tricolore est bien là, qu’on se le dise. Car un autre Français en pleine progression est monté sur un podium, en la personne de Kevin Mayer. Déçu par ses prestations l’an dernier lors des championnats d’Europe d’Helsinki puis lors des Jeux olympiques, l’élève de Jean-Yves Cochand et Bertrand Valcin voulait montrer qu’il était un homme de grands championnats. Il a fait mieux que cela, en améliorant six de ses records personnels. Résultat : une médaille d’argent avec 6 297 points derrière l’intouchable hollandais Eelco Sintnicolaas (6 372 pts) et un record de France espoirs explosé de trois cents points. Une meilleure marque nationale qui appartenait jusqu’à aujourd’hui à Jérémy Lelièvre. Handicapé par un zéro à la perche, ce dernier a dû se contenter de la douzième place de l’heptathlon avec 5 112 points. Mais il aura beaucoup appris. Le 1000 m, lors duquel il a tiré Kevin Mayer pour l’aider à réaliser un gros chrono, avec au final un doublé des deux Français, restera comme un des beaux moments de ces championnats d’Europe.

Dernière médaille du jour pour les Bleus ? Celle de Myriam Soumaré sur 60 m. Auteur d’une demi-finale de toute beauté, bouclée en 7’’07 soit un record personnel amélioré de neuf centièmes, la Francilienne est allée un peu moins vite en finale. Mais en 7’’11, elle est montée sur la troisième marche du podium à seulement un centième de la vainqueur surprise, la Bulgare Tezdzhan Naimova. Pas le temps de souffler que Myriam filait déjà vers la chambre d’appel, afin de participer au relais 4x400 m.
Avec ses coéquipières Muriel Hurtis, Phara Anacharsis et Marie Gayot, la sprinteuse a échoué au pied du podium. Mais les Françaises n’ont pas démérité, loin de là. En 3’28’’71, elles ont mis une belle claque au record de France (3’32’’16 en 2011). Un temps malheureusement insuffisant pour devancer les vainqueurs britanniques (3’27’’56), la Russie (3’28’’18) et la République Tchèque (3’28’’49). Autre finaliste ce dimanche : Christine Bardelle, bonne septième du 3000 m en 9’08’’62.

Avec neuf médailles dont quatre en or et dix-sept finalistes, l’équipe de France termine troisième au tableau des médailles et à la placing table. Un résultat collectif excellent et de très bon augure pour la suite de la saison. L’osmose entre les leaders et la nouvelle génération fonctionne à plein au niveau continental. Reste désormais à transformer l’essai à l’échelle internationale.

Pour retrouver le film de la journée et le résumé des performances de tous les autres Français, cliquez ici

A Göteborg, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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