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Promesses d'avenir

Pour sa première finale mondiale, Jean-Marc Pontvianne accroche une place de finaliste. Il termine huitième avec un meilleur triple saut à 16,79 m (+0,1m/s). Un résultat qui le satisfait à moitié. Sur 1500 m, Mahiedine Mekhissi quitte la compétition dès les séries, piégé dans une course très tactique et relevée. La junior Estelle Raffai a, elle, été éliminée en demi-finales du 200 m.

Le Temps Fort

Pontvianne dans le top 8

Le triple saut est une discipline exigeante, souvent traumatisante pour le corps des athlètes. Jean-Marc Pontvianne a donc dû serrer les dents tout au long de la finale. La faute à une douleur à la cheville apparue lors des championnats de France Elite. « J’ai tout fait pour la soigner et être à 100 %, retrace le Nîmois. Malheureusement, ça n’a pas été le cas. Mais je me suis battu jusqu’au bout. Sur chaque impulsion, elle montait crescendo. Je ressentais une appréhension qui faisait que mon dernier bond n’était pas aussi bon qu’il aurait dû être. » Dans ces conditions, intégrer le top 8 était déjà une belle performance pour l’athlète de 23 ans. C’est au troisième essai qu’il a assuré sa place parmi les finalistes, en décollant à 16,79 m (+0,1m/s). Huitième, il a assisté de loin à la bagarre pour le titre entre les Américains Christian Taylor (17,68 m) et Will Claye (17,63 m). La troisième place du Portugais Nelson Evora avec 17,19 m lui laisse tout de même quelques regrets. « Je ressens un sentiment mitigé, concède l’élève de Sébastien Bouschet. A la vue du podium, le top 3 était accessible. » Il préféra retenir, pour cette première expérience en grand championnat en plein air, cette « magnifique finale dans un stade plein ».

Les Eliminés

Fini pour Mekhissi

« C’était la roulette russe aujourd’hui », lâche Mahiedine Mekhissi. A ce jeu toujours dangereux, le Rémois du Stade Sottevillais 76 a perdu ce jeudi, en séries du 1500 m. Engagé dans « une finale avant l’heure », comme il le dit lui-même, le quatrième du 3000 m steeple, deux jours plus tôt, se retrouvait opposé à plusieurs prétendants au podium mondial dans la première série. Manque de chance, la course est partie sur des bases très lentes (2’10’’87 au 800 m). « Vu le scénario de la course, il fallait terminer dans les six (premiers) ou rien, a vite constaté l’élève de Farouk Madaci. Si j’avais envie d’être frais pour la finale, je ne pouvais pas me permettre d’imprimer un gros rythme. » Au contact des meilleurs dans la dernière ligne droite, il a eu du mal à dérouler sa longue foulée et a même été contraint de zigzaguer dans le trafic. Sixième en 3’46’’17, il échoue finalement à seulement six centièmes du sixième et dernier qualifié direct pour les demi-finales, l’Australien Jordan Williamsz. Il pourra se consoler en observant que le champion olympique, l’Américain Matthew Centrowitz, s’est lui aussi fait piéger dans la même course. « J’aime l’adversité et les défis. Je ne me suis pas débiné. Même si je ne passe pas, c’est de l’expérience que j’engrange », conclut Mahiedine Mekhissi.

Raffai a apprécié

A voir son sourire à l’issue de son demi-tour de piste, Estelle Raffai n’est pas prête d’oublier ses premiers championnats du monde seniors. Qualifiée en demi-finales à la surprise générale, et d’abord la sienne, la junior d’Athlé 91 a abordé sa deuxième course de la semaine avec envie. « J’ai pris beaucoup de plaisir en entrant sur le stade plutôt détendue. Je n’avais jamais vu une enceinte autant remplie pour l’athlétisme. » Logiquement, la sprinteuse aux longues tresses n’a pas pu se mêler à la bagarre pour la qualification en finale. Dans une course remportée par l’Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou en 22’’50 (-0,2m/s), elle se classe huitième en 23’’35.

Le Coup Dur

Emilie Menuet forfait

Suite à sa blessure à l’ischio-jambier gauche, contractée durant les championnats de France Elite à Marseille, Emilie Menuet a tenté de se préparer au mieux et d’effectuer des soins spécifiques pour s’aligner au départ du 20 km marche des Championnats du monde. Le test réalisé durant la matinée du jeudi 10 août n’a pas été concluant, en raison de douleurs persistantes aux ischios. Conséquence : Emilie Menuet doit déclarer forfait.
« C’est avec regret que je ne peux pas m’aligner au départ du 20 km marche de ces championnats du monde, déclare Emilie Menuet. Je suis vraiment navrée de ne pouvoir honorer cette sélection. Mais j’ai fait tout mon possible avec le staff médical de la FFA. Malheureusement, mon corps m’impose de faire un pas de côté. Maintenant, je dois penser à moi et me soigner, avant de pouvoir reprendre dans les meilleures conditions. Mais avant, je profite de ma présence à Londres pour encourager mes camarades de l’équipe de France. A commencer par mes compagnons de route et de stage, Yohann Diniz et Kévin Campion ! »

Les Champions du jour

Taylor triple au triple

Si la finale du triple saut n’a pas atteint des sommets, elle a offert le duel attendu entre les Américains Christian Taylor et Will Claye. Comme d’habitude, c’est le premier nommé qui l’a emporté au terme d’un joli mano a mano, en décollant à 17,68 m (+0,2m/s) au troisième essai. Il s'offre son troisième titre mondial. Son compatriote monte sur la deuxième marche du podium avec 17,63 m (-01m/s). Médaille de bronze pour l’inoxydable Nelson Evora avec 17,19 m (-0,1m/s). Retrouvez une analyse de la finale en cliquant ici.
Côté courses, les surprises continuent à s'enchaîner. Et à ce petit jeu, les Européens s’en sortent très bien. Sur 200 m, coup de tonnerre avec la victoire du Turc Ramil Guliyev en 20’’09, qui vient priver dans les derniers mètres le Sud-Africain Wayde Van Niekerk (20’’11) du doublé, après sa première place sur le tour de piste. Médaille de bronze pour le Trinidadien Jereem Richards, qui termine un millième derrière le recordman du monde du 400 m. Le Bostwanais Isaac Makwala, héros du mercredi, a finalement craqué (6e en 20’’44).
Il ne faisait pas non plus bon être favorite sur 400 m haies. La championne olympique Dalilah Muhammad, seule athlète chronométrée en moins de 53’’ cette saison, a pris un départ très rapide. Mais elle a coincé dans la dernière ligne droite, laissant le champ libre à sa compatriote Kori Carter. Cette dernière l’emporte en 53’’07, devant Muhammad (53’’50) et la Jamaïcaine Ristananna Tracey, qui améliore son record personnel en 53’’74.

A Londres, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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