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Bolt foudroyé, les Bleus cinquièmes

L’équipe de France a pris la cinquième place du 4x100 m en 38’’48, dans une course remportée par la Grande-Bretagne et marquée par la blessure d’Usain Bolt. Un résultat en retrait par rapport à sa prestation en séries. Mais la soirée a été magnifique pour l’équipe de France, avec la médaille d’or de Kevin Mayer. Dans les autres finales, les surprises ont été nombreuses, avec notamment la victoire de Sally Pearson sur 100 m haies et la défaite de Mo Farah sur 5000 m.

Le Temps Fort

Des regrets pour le 4x100 m

Ces Mondiaux sont complètement fous. Et il est écrit qu’ils le seront jusqu’au bout. La preuve avec un 4x100 m au scénario improbable. Pour la dernière course de sa carrière, Usain Bolt rêvait de terminer par une victoire. En position de dernier relayeur, il a été foudroyé par une blessure à la cuisse après quelques mètres de course. D’abord à cloche-pied, il s’est finalement écroulé sur la piste rouge, terrassé par la douleur. Les Etats-Unis de Justin Gatlin avaient donc enfin le champ libre pour la victoire. Mais ils sont tombés sur une équipe britannique survoltée devant son public. Ujah, Gemili, Talbot et Mitchell-Blake ont réalisé la course la course de leur vie. Ils l’emportent en 37’’47, nouveau record d’Europe, devant les Etats-Unis (37’’52) et le Japon (38’’04).

Moins rapides qu’en séries

Les Bleus (Stuart Dutamby, Jimmy Vicaut, Meba-Mickael Zeze et Christophe Lemaitre), eux, doivent se contenter de la cinquième place en 38’’48. Le résultat est mitigé, après une série prometteuse en 38’’03 plus tôt dans la journée. Un chrono qui leur aurait permis de monter sur le podium en finale. Ce scénario est identique à celui des Mondiaux de Pékin. Il y a deux ans, ils avaient déjà brillé en séries (37’’88), avant d’aller moins vite lors de la course majeure (38’’23). La pression et des passages moins bien huilés que le matin leur ont sans doute coûté de précieux centièmes. « C’est décevant, on espérait beaucoup mieux, souffle Jimmy Vicaut. Il faut encore travailler, ça n’est pas assez. Ça fait ch… pour l’équipe, pour la France et pour nous-mêmes. » Le discours est le même pour Christophe Lemaitre : « C’est dommage de passer à côté d’opportunités. Ça fait deux championnats du monde de suite où on rate le coche. » Les Britanniques, après plusieurs années de disette, ont finalement réussi à retrouver le chemin des podiums, jusqu’à la plus haute marche. L’exemple à suivre est tout tracé.

La Médaille

Le monde lui appartient !

Kevin Mayer est sacré champion du monde du décathlon avec 8768 points. Il devient le premier Tricolore à être titré dans cette épreuve aux Mondiaux et décroche la deuxième médaille d’or pour l’équipe de France à Londres, après Pierre-Ambroise Bosse. Sans doute le début d’un long règne.
Cliquez ici pour lire l'article consacré à la médaille d'or de Kevin.

Les Champions du jour

La résurrection de Pearson

La finale du 100 m haies devait se résumer à un match entre Sally Pearson et les quatre Américaines engagées, emmenées par la recordwoman Kendra Harrisson. Mais cette dernière (12’’74) a craqué, ne terminant que quatrième. L’Australienne (12’’59) a reconquis à 30 ans un titre qu’elle avait déjà empoché à Daegu en 2011, après des années de galère. Elle avait frôlé l’amputation du bras gauche à cause d’une blessure contractée suite à sa chute au meeting de Rome en 2015. Elle avait ensuite déclaré forfait pour les Jeux de Rio après une déchirure aux ischios-jambiers. L’Américaine Dawn Harper-Nelson (12’’63) remporte l’argent et l’Allemande Pamela Dutkiewicz arrache le bronze (12’’72).
Les Allemands étaient plus attendus au javelot, il n’y en a finalement qu’un sur le podium. Johannes Vetter a tenu son rang après ses 94,44 m de Lucerne, une performance qui en avait fait le deuxième lanceur de tous les temps derrière Zelezny. Il s’impose avec 89,89 m et devance un duo de Tchèques entraînés par le recordman du monde. Jakub Vadljech a même donné quelques sueurs froides au champion du monde allemand (89,73 m), tandis que Petr Frydrych (88,32 m) a sorti Thomas Röhler du podium au dernier essai. Les deux Tchèques améliorent leur record personnel.
Mo Farah ne s’est pas offert de nouveau doublé après son sacre sur 10 000 m. Il a dû s’incliner sur 5000 m pour la dernière course sur piste de sa carrière. C’est l’Ethiopien Muktar Edris, leader des bilans cette saison, qui l’a emporté (13’32’’79) devant le Britannique (13’33’’22). L’Américain Paul Kipkemoi Chelimo complète le podium 13’33’’30.
Sur le relais 4x100 m féminin enfin, les Américaines ont reconquis un titre qui leur échappait depuis 2011. Brown, Felix, Akinosun et Bowie ont été chronométrées en 41’’82. Il s’agit de la dixième médaille d’or pour Allyson Felix lors de championnats du monde. Surtout, elle est désormais la recordwoman de breloques lors des Mondiaux avec quinze unités, dépassant Usain Bolt et Merlene Ottey. Avant peut-être une seizième demain avec le relais 4x400 m. A domicile, les Britanniques vont chercher l’argent en 42’’12 et relèguent les Jamaïcaines sur la troisième place du podium seulement, en 42’’19.
Enfin, dans la première finale de la soirée, la Russe Maria Lasitskene a glané son deuxième titre planétaire d’affilée à la hauteur en franchissant 2,03 m. Elle devance l’Ukrainienne Yuliia Levchenko (2,01 m) et la Polonaise Kamila Licwinko (1,99 m). Cliquez ici pour retrouvez un zoom sur Maria Lasitskene en cliquant ici.

A Londres, Florian Gaudin-Winer (avec F.D.) pour athle.fr
Photos : © Julien Crosnier (KMSP)

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