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Pontvianne veut la cerise sur le gâteau

Quatre jours après avoir fêté ses 23 ans, Jean-Marc Pontvianne vise, ce soir, une place de finaliste au triple saut. Il pourra s’appuyer sur l’expérience emmagasinée cette saison dans les grands meetings.

Tout à l’heure, en fin d’après-midi, Jean-Marc Pontvianne prendra un café en compagnie de son entraîneur Sébastien Bouschet, avant de monter dans le bus qui l’emmènera vers le London Stadium. Un rituel entre les deux hommes, qui aiment partager ce moment de complicité apaisée avant la plongée dans l’arène. Le triple sauteur au gabarit de poche (1,70 m) commence à avoir l’habitude des grands rendez-vous. Car depuis l’hiver dernier et son envol à 17,13 m lors des championnats de France en salle (record personnel égalé en mai à Montgeron), il a franchi un gros cap. Avant cette saison, il n’avait participé qu’à une étape Diamond League au cours de sa carrière, en juin 2015 à Birmigham. Cet été, le sixième des Europe indoor a participé à trois meetings du prestigieux circuit international, en sautant à chaque fois avec une régularité de métronome (deux fois 16,82 m et une fois 16,84 m).
Une expérience face au gratin de la discipline qui lui a été utile il y a deux jours, lors des qualifications. En ballotage avant son troisième essai, puisqu’il occupait la douzième et dernière place qualificative, il a décollé à 16,78 m pour terminer au neuvième rang. « J’ai commis de petites erreurs pendant le concours mais je suis resté très concentré », relève l’athlète de l’Entente Nîmes Athlétisme. Tout le contraire de ses prestations en qualifications des championnats internationaux jeunes, avec des éliminations prématurées aux Europe juniors en 2013 et aux Europe espoirs en 2015. « C’était mon anniversaire hier, je m’offre une finale, rigolait Jean-Marc Pontvianne, désormais 23 ans, à l’issue de son concours. Il faut maintenant mettre la cerise sur le gâteau. J’espère entrer dans les « 8 ». Tout est possible. »

Imperméable à la pression

Le champion de France en titre peut savourer son retour au premier plan. Lui qui rêvait de participer l’an dernier aux Jeux olympiques, avait été privé de la compétition planétaire par une pubalgie. Une blessure entêtante qui l’a gêné pendant huit mois et dont il prend soin d’éviter le retour, en faisant du renforcement des adducteurs et en travaillant sa souplesse, avec l’aide d’un ostéopathe. Ce soir, le triple sauteur au ton posé abordera la finale comme les qualifications : sans stress. « C’est important de ne pas trop se mettre la pression, rappelle-t-il. Certes, ce sont des championnats du monde. Mais ça ne reste qu’une compétition. »
En entrant sur la piste, il repensera peut-être à son adolescence. Après avoir débuté à l’école d’athlétisme, il avait tenté sa chance sur les terrains de football l’année de ses 16 ans. Avant de reprendre le chemin des sautoirs, en se spécialisant d’abord à la longueur. C’est en voyant Teddy Tamgho devenir champion d’Europe en salle en 2011, grâce à un record du monde égalé avec 17,98 m, qu’il a finalement décidé de se mettre au triple saut. Tamgho, le dernier Français médaillé mondial en plein air dans cette discipline, avec l’or à Moscou. C’était il y a quatre ans.

A Londres, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr
Photos : © Stéphane Kempinaire (KMSP)

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