MON ACCÈS
Bigot veut lancer les Bleus

Freiné dans sa préparation par une angine, le spécialiste du marteau attaque les championnats d’Europe avec moins de certitudes que prévu. Ce qui ne l’empêche pas de viser un premier podium chez les grands.

« Cette année, il m’est arrivé deux, trois bricoles. » Quentin Bigot manie plutôt bien l’art de la litote. Car le lanceur d’Athlétisme Metz Métropole n’a pas été épargné par le sort ces derniers mois. La faute à une angine carabinée en mai, dont il a traîné les répercussions pendant près de six semaines. « Elle m’a fait perdre beaucoup de poids, presque cinq kilos, raconte le protégé de Pierre-Jean Vazel. J’ai aussi eu un petit problème au niveau du pied. Ça fait trois semaines que tout va bien. »
Ces pépins de santé ont forcément eu des répercussions. Jusqu’à la fin avril, il avait un mètre cinquante d’avance par rapport à ses performances de 2017. Une courbe qui s’est ensuite inversée. « Je ne suis pas surhumain », sourit le spécialiste du marteau. « Ça a été dur à gérer pour lui, confirme son coach. Il est un cran en dessous par rapport à l’an dernier. Mais ça peut sortir sur un jet. » Le quatrième des Mondiaux de Londres ne manque en effet pas d’arguments, malgré les contretemps. A commencer par sa technique très stable que lui envie d’ailleurs Alexandra Tavernier, venue avec son entraîner Gilles Dupray passer quelques jours à ses côtés à Metz, à l’occasion de son ultime stage de préparation.

Etre à la bagarre

Autre bon point : Quentin Bigot et Pierre-Jean Vazel ont pu apprendre à mieux se connaître. Leur collaboration, qui se déroulait à distance en 2017 lorsque l’entraîneur suivait des sprinters en Chine, se poursuit désormais de visu au quotidien. « PJV » a même été hébergé pendant deux mois par le lanceur chez lui à Gandrange (Moselle), avant de trouver un appartement dans le centre-ville de Metz. Les deux hommes ont pu en profiter pour nourrir leur soif de connaissances et visionner des centaines de vidéos de lancers. « Je me sens toujours en formation continue, confie le coach. C’est stimulant. Des athlètes spécialistes de l’histoire de leur discipline, j’en connais deux en France comme ça : Quentin et Teddy (Tamgho). »
Le duo mosellan, grand amateur de chiffres, n’ignore donc pas qu’un jet à soixante-quatorze mètres suffit presque toujours à passer les qualifications, qui débutent ce lundi à 16h05 pour le Français, en ouverture de la compétition. Pour être assuré directement d’une place dans le top 12 dans cette épreuve aussi dense que serré, il devra expédier son engin à 76 mètres, soit quatre-vingt-dix-huit centimètres de moins que sa meilleure performance de l’année, qui lui permet d’occuper le dixième rang continental. Il sera temps, ensuite, de se projeter vers une finale dont les favoris seront les Polonais Wojciech Nowicki et Pawel Fajdek, s’ils franchissent de l’écueil des qualifications. Avec trois leitmotivs : « se lâcher, prendre du plaisir et ne pas réfléchir ». Afin de « peut-être prétendre à être à la bagarre pour aller chercher une troisième place ».

A Berlin, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

INFORMATIONSFORMATIONCOMMUNAUTÉBASES DE DONNÉESMÉDICALBOUTIQUE
NOS PARTENAIRES
CONDITIONS D'UTILISATION MENTIONS LÉGALES CONTACTS