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A la veille du début du grand rendez-vous continental, dernier volet de la présentation des athlètes tricolores en lice à Berlin, avec les relais.

4x100 m
La ruée vers l’or

Depuis la victoire du 4x100 m masculin aux championnats d’Europe de Barcelone en 2010, l’équipe de France n’a plus goûté à l’or. Huit ans, ça fait long. Et dans une épreuve où les Bleus ont si souvent brillé, la première place est forcément dans un coin de la tête de chaque athlète. « L’objectif de nos relais est d’être champions d’Europe, annonçait d’ailleurs Franck Né dans le dernier numéro d’Athlétisme Magazine. Il faut être ambitieux. » Sauf que sur leur route, les collectifs masculin et féminin vont retrouver des équipes britanniques au sommet de leur forme. Ces dernières ont planté le décor lors du meeting de Londres fin juillet, avec respectivement des victoires en 37’’61 et 42’’36. Du très lourd. Pour se mêler à la bataille pour la première place, les Français s’appuient sur des athlètes ayant fortement progressé en individuel. Ainsi, même sans Christophe Lemaitre blessé, leur relais a de l’allure avec Jimmy Vicaut (Sco Sainte-Marguerite Marseille) en leader, suivi d’Amaury Golitin (EC Orléans Cercle Jules Ferry), Marvin René (Sco Sainte-Marguerite Marseille), Stuart Dutamby (Lille Métropole Athlétisme), Meba-Mickael Zeze (Sco Sainte-Marguerite Marseille) et Mouhamadou Fall (Entente Franconville Césame Val d’Oise), qui possèdent tous des records en moins de 10’’20. Même tendance chez les femmes, avec les énormes progrès de Carolle Zahi (Pays de Fontainebleau Athlé) et Orlann Ombissa-Dzangue (Sco Sainte-Marguerite Marseille), très proches des 11’’, sans oublier Stella Akakpo (Amiens UC), Amandine Brossier (Angers Athlé), Jennifer Galais (Clermont Athlétisme Auvergne) et Estelle Raffai (Athlé 91).

4x400 m
Engranger et ouvrir le compteur

Depuis quinze ans, les 4x400 m féminins et masculins vivent des destins contrastés. Les femmes accumulent les récompenses au niveau continental, avec en point d’orgue l’inoubliable or de Zurich il y a quatre ans. Les hommes, malgré deux chronos sous les trois minutes en 2014 et 2015, ne sont pas montés sur un podium en grand championnat depuis 2003 (même s’ils ont récupéré sur tapis vert le bronze européen de 2014, suite à la disqualification des Russes après un cas de dopage). Avec un collectif très dense (Floria Gueï de l’Entente Sud Lyonnais, Cynthia Anaïs de Saint-Denis Emotion, Elea Mariama Diarra du Décines Meyzieu Athlétisme, Kellya Pauline de l’Entente Franconville Cesame Val d’Oise, Estelle Perrossier du Lyon Athlétisme, Agnès Raharolahy du Nantes Métropole Athlétisme et Déborah Sananes de l’EA Bourg-en-Bresse), les Bleues, chronométrées en 3’25’’91 lors de la World Cup à Londres, sont à nouveau de sérieuses candidates au top 3. La Grande-Bretagne et la Pologne seront, comme d’habitude, à surveiller de près.

Côté messieurs, les relayeurs (Muhammad Abdallah Kounta de l’EFS Reims, Ludvy Vaillant de l’AC Saléen, Mame-Ibra Anne de l’US Ivry, Teddy Atine-Venel de Savigny Sénart Athlétisme, Mamoudou-Elimane Hanne du SPN Vernon et Thomas Jordier du Tremblay AC Athlétisme) ont de l’expérience à revendre et la progression du hurdler Ludvy Vaillant, meilleur Français de l’été sur le tour de piste en 45’’25, est porteuse d’espoirs. « Les garçons sont frustrés. Ils sentent qu’ils sont costauds et ne veulent pas finir leur carrière sans avoir obtenu quelque chose », confie Marc Vecchio, responsable des 4x400 m depuis le mois de juin. Reste qu’ils devront composer avec une concurrence nombreuse, incarnée notamment par la Grande-Bretagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie ou encore la Pologne.

Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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