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Les Bleus en piste !

L’équipe de France va attaquer le rendez-vous continental avec envie et ambition. Rajeunie, elle peut compter sur de nombreux leaders pour entamer de belle manière un nouveau cycle qui doit la mener jusqu'aux Jeux de Paris 2024.

« On a une génération qui a émergé à Barcelone puis atteint sa maturité à Zurich et Rio. On entame un nouveau cycle désormais. » En deux phrases prononcées lors de la conférence de presse, organisée ce dimanche au club France qui a pris ses quartiers dans un restaurant aux baies vitrées offrant une belle vue sur Berlin, Patrice Gergès vient de traverser huit années d’athlétisme et de grand championnat. Celles qui se sont écoulées entre la razzia espagnole et le rendez-vous allemand, qui débute ce lundi. Ils ne restent que cinq médaillés de Barcelone chez les Bleus cette année : Renaud Lavillenie, Mahiedine Mekhissi, Jimmy Vicaut, Kafetien Gomis et Garfield Darien.
Des athlètes qui font aujourd’hui partie des piliers des Bleus, et qui ont été rejoints par des visages que l’on apercevait à l’époque dans les catégories jeunes. A l’image de Ninon Guillon-Romarin, 23 ans et chance de médaille à la perche, que le directeur technique national s’amuse à l’appeler « capitaine » depuis qu’il l’a nommée dans ses fonctions lors de la récente World Cup à Londres. Ou de Rénelle Lamote, meilleure performeuse européenne de l’année sur 800 m, même si elle ne se considère pas comme une des leaders : « Ce sont ceux qui sont montés sur plusieurs podiums, notamment au niveau mondial, qui le sont. J’espère que ce statut viendra. Mais depuis que je suis revenue en équipe de France, on me fait sentir que je suis devenue une ancienne. Je ne le sens pas, mais ça va trop vite. »

Préparer demain

Eh oui, le temps passe, et c’est justement pour préparer l’avenir que le comité de sélection a décidé d’ouvrir plus largement les portes d’une équipe de France qui se rajeunit à Berlin, avec 83 athlètes qui s’apprêtent à entrer en piste pour une moyenne d’âge de 26,19 ans, et 30 % d’engagés ayant 23 ans ou moins. Entre Solène Ndama (19 ans) et Gabriel Tual (20 ans) d’un côté, et Jean-Damascène Habarurema (41 ans) et Sophie Duarte (37 ans), c’est le grand écart générationnel. « C’est le reflet de cette équipe de France qui mêle jeunesse et expérience, illustre Patrice Gergès. Il y a une ouverture importante et on n’a pas fini d’oser. On est sortis de la logique des minima car il y a d’autres modalités qui ont beaucoup plus de valeur que la performance brute. Tous ceux qui ont été sélectionnés doivent avoir en tête qu’ils peuvent un jour briller aux Jeux olympiques. »
Pour préparer demain, en pensant tout particulièrement aux J.O. de Tokyo et aux Europe de Paris 2020, ainsi qu'à Paris 2024, des études vont être réalisées par l’équipe médicale lors de ces championnats d’Europe, notamment au niveau du sommeil et de la gestion du stress. Mais à plus court terme, l’équipe de France aborde le rendez-vous continental avec de solides ambitions. Sans forcément avoir comme référence le « strike » de Zurich (24 médailles) ou la moisson de Barcelone (18 Barcelone). Mais en ayant quand même en tête un total largement supérieur à la moyenne d’avant 2010. « Si on arrive à quinze médailles, ça sera vraiment quelque chose de très bien, estime le directeur technique national. Et si on va au-delà, ce sera nettement mieux. » André Giraud, le président de la FFA, est sur la même longueur d’ondes : « On sort d’un mois de juillet festif, avec les footballeurs. On a pour objectif de montrer que l’athlétisme est sur la même dynamique que ces dernières années. »

« Une ambiance décathlon »

Une victoire lors de la Coupe du monde en Russie à laquelle fait également référence Kevin Mayer. « Ça va être difficile de faire mieux qu’à Zurich, mais les Français ont tendance à se transcender lors des grands événements », sourit celui qui sera le grand favori pour le titre européen. Au-delà du potentiel sportif, le sociétaire de l’EA Rhône Vercors apprécie l’état d’esprit de ses jeunes coéquipiers. « Je trouve que c’est beaucoup plus léger et cool qu’il y a quelques années en équipe de France. C’est plus ambiance décathlon. » Le combinard a hâte de découvrir l’ambiance du stade olympique de Berlin, dans lequel prendra part à un public de connaisseurs particulièrement amoureux d’épreuves combinées et de lancers. Il risque d’être servi.

A Berlin, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr
Photos : © Philippe Millereau / KMSP / FFA

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