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Marisa de Aniceto : « Cela valait le coup de s’accrocher »
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Marisa de Aniceto : « Cela valait le coup de s’accrocher »

Quel début de saison pour les spécialistes des épreuves combinées ! Si le forfait de Romain Barras pour le reste de la saison a été un vrai coup dur, les décathloniens et heptathlètes français n’en finissent plus de briller. A Tenerife, Marisa de Aniceto s’est illustrée en remportant l’heptathlon disputé samedi et dimanche dernier avec 6 182 points. Une performance synonyme de minima olympiques (6 150 points). Et une belle revanche sur le passé, puisque l’athlète du Stade Sottevillais 76 n’a pas été épargnée par les blessures depuis les Mondiaux de Berlin en 2009, son dernier grand championnat avec l’équipe de France. De retour au bercail, à Angoulême, Marisa est désormais entraînée par son père et premier coach, Gérard Blanchier, avec l’appui de plusieurs entraîneurs de la région. A quelques heures de son retour en France, elle s’est confiée à athle.fr.

Athle.fr : Marisa, qu’avez-vous ressenti en prenant connaissance de votre total final, à savoir 6 182 points ?
Marisa de Aniceto
: Du soulagement ! J’ai repris l’entraînement en octobre et je n’ai pas participé à la saison hivernale. J’ai connu pas mal de pépins physiques et de problèmes. Je voulais à tout prix réaliser les minima olympiques à Tenerife, pour être sereine et préparer les Jeux tranquillement. J’ai vraiment galéré cette saison. Je me suis fait une fissure à la hanche gauche au mois de novembre puis un claquage à l’ischio en janvier. C’est à ce moment-là, le 5 janvier, que j’ai quitté l’Insep.

Qu’est-ce-qui vous a poussé à faire ce choix ?
Je suis partie à Angoulême pour retrouver ma famille et me faire chouchouter. Cela n’allait plus physiquement et mentalement. J’étais instable, c’était difficile de remonter la pente. Je commençais à en avoir un peu marre à l’Insep. Je trouvais le temps long avec toutes ces blessures. Aujourd’hui, cela fait deux mois que je ne ressens plus de douleur. J’ai mis en place à Angoulême tout un staff médical, avec notamment trois kinés. J’ai aussi effectué un gros travail psychologique.

Ces efforts ont porté leurs fruits à Tenerife. Racontez-nous cet heptathlon record…
La première journée a été assez drôle, même si ce n’est pas vraiment le mot. Sur 100 m haies, il y a eu un faux-départ qui n’a pas été rappelé. Le juge-arbitre a décidé qu’on devait toutes recourir. J’ai donc fait huit épreuves au lieu de sept ! J’ai couru en 13’’79 la première fois puis en 13’’81 la deuxième, vingt-cinq minutes après. Cela signifiait que j’étais très en forme. A la hauteur, je m’étais complètement loupée en Italie il y a quelques jours. J’ai donc commencé bas. Le concours a été long puisque j’ai franchi 1,59, 62, 65, 68, 71, 74, 77 et 80 m. A 1,83 m, j’étais un peu fatiguée… Mais le saut en hauteur m’a rassurée.

La suite s’est aussi plutôt bien passée…
J’ai égalé mon record au poids avec 12,91 m. Puis j’ai réalisé un de mes meilleurs temps sur 200 m en 25’’24, en loupant complètement mon départ. Le lendemain, la longueur a été magique. Je mords mon premier essai de deux centimètres. Je recule d’un pied et je retombe à six mètres. Au troisième, je recule encore d’un pied et demi et je réalise 6,10 m. Je n’avais pas réussi à améliorer mon record dans cette épreuve depuis junior ! A cet instant, j’ai su que la qualification pour Londres était en poche car le javelot, c’est un peu ma discipline. J’ai lancé à 51,91 m. Pour le 800 m, je crois que j’ai eu peur de gagner. Je possédais les capacités pour courir en 2’14-1’16. J’ai terminé en 2’19. Ma mère m’a dit qu’on avait l’impression que j’étais en apnée pendant toute la course. Cela doit être mon plus mauvais temps depuis minime !

Dans quel état d’esprit êtes-vous désormais ?
Je ne réalise pas trop. J’ai reçu pas mal de textos et de messages très sympas. Je suis heureuse, rassurée et satisfaite. Retrouver l’équipe de France me fait très plaisir. J’irai à Londres dans l’optique d’aller chercher au moins une place de demi-finaliste et pas pour me balader. Je veux être actrice de ma compétition. Les J.O, c’est un rêve qui se réalise. C’est l’objectif de tout athlète. J’étais blessée en 2008. Aujourd’hui, c’est une récompense pour avoir été patiente et ne pas avoir lâché. Cela valait le coup de s’accrocher.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Retrouvez la biographie de Marisa en cliquant ici

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PG
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