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Jean Galfione, champion olympique de la perche en 1996
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Jean Galfione, champion olympique de la perche en 1996

Jusqu’à la veille des épreuves d’athlétisme des Jeux Olympiques de Londres 2012, athle.fr vous fait revivre les onze éditions marquées par une victoire française dans le sport roi des Jeux. Des moments inoubliables, qui ont sacré de grands champions.

Troisième des championnats d’Europe d’Helsinki en 1994 et des Mondiaux de Göteborg en 1995, Jean Galfione fait partie des chances de médailles françaises pour les Jeux d’Atlanta. A vingt-cinq ans, il a atteint la maturité dans cette discipline exigeante qu’est la perche. Lorsque le légendaire Sergey Bubka s’arrête lors du concours de qualifications, terrassé par une inflammation au tendon d’Achille, une place sur le podium se libère et la concurrence se prend à rêver d’un titre qui semblait promis au recordman du monde ukrainien. D’autant que le Sud-Africain Okkert Brits est lui aussi sorti prématurément de la course aux médailles.
Pour le Parisien d’origine et Breton d’adoption, c’est l’état de grâce. Il franchit dès son premier essai 5,86 m et 5,92 m, nouveau record olympique. Le Russe Igor Trandenkov, passe lui aussi dès le premier essai, mais Galfione le devance aux essais. L’Allemand Andrei Tiwonshik a également franchi 5, 92 m, mais au deuxième essai. Ils sont donc trois à se retrouver à 5,97m. Trandenkov tente un coup de poker à 6,02 m pour essayer de conquérir la médaille d’or. A l’instar de Tiwonshik, le Russe échoue et doit se contenter de l’argent, comme quatre ans plus tôt à Barcelone. Caché sous sa serviette pour ne pas voir ses concurrents sauter lors des derniers essais, Jean Galfione finit par triompher, sous les yeux de son prédécesseur Pierre Quinon. Les Etats-Unis sont bien une terre promise aux perchistes bleus. Jean Galfione est depuis le dernier champion olympique de l’athlétisme français. Jusqu’à quand ?

1996 - Marie-José Pérec, championne olympique du 200m et du 400m

Au lendemain de son premier triomphe à Barcelone sur le tour de piste, Marie-José Pérec, se tourne d’abord vers le 200 m, puis vers le 400 m haies, dont le record du monde semble plus accessible que la performance de Marita Koch sur le plat, qui date d’une autre époque. Mais c’est bien sur 400 m qu’elle s’aligne aux championnats du Monde de Göteborg en 1995. Après sa victoire, germe un projet un peu fou, conçu avec son nouvel entraîneur américain John Smith : le doublé 200 m - 400 m. Valérie Brisco-Hooks l’avait réalisé à domicile en 1984 à Los Angeles, mais c’était sans le bloc de l’Est, archi-dominateur à ce moment-là dans cette discipline.
La première finale, celle du 400, a lieu le 29 juillet, et Marie-Jo veut surprendre ses adversaires. Elle produit donc son attaque dans le dernier virage, pour anticiper une éventuelle attaque de la jeune aborigène australienne Cathy Freeman. Elle se détache irrémédiablement, et au terme d’une ligne droite où sa splendide foulée fait merveille, elle bloque le chrono à 48’’25. Nouveau record de France, à soixante centièmes seulement du record du monde.
La deuxième manche de ce pari fou a lieu trois jours plus tard. Pour Marie-Jo, c’est déjà la huitième course en sept jours, et la fatigue menace imperceptiblement. En demi, Pérec a réalisé le meilleur temps en 22’’07, un centième seulement devant la Jamaïcaine Merlene Ottey, qui a manqué l’or sur 100 m pour cinq millièmes seulement. Une fois encore, tout se déroule selon le plan établi. Marie-Jo dépasse sa rivale à 40 m de la ligne et file vers la victoire. Elle coupe la ligne en 22’’12, et est la première française à obtenir un troisième titre olympique. Elle gagne aussi ce jour-là un statut d’icône, au sommet de l’athlétisme français.

1992 - Marie-José Pérec, championne olympique du 400 m

La Gazelle de Basse-Terre rejoint la métropole à 17 ans, forte de ses dons éclatants mais encore à peine entrevus. Mais Marie-José Pérec s’égare momentanément suite à une divergence de vues avec son entraîneur de l’époque, et arrête l’athlétisme. Convaincue par son petit ami du moment, elle rechausse les pointes et très rapidement, s’offre le record de France du 400 m en 51’’35, alors que personne n’avait fait mieux depuis 1969, et le record du monde conjoint de Nicole Duclos et Colette Besson (51’’7). Puis elle entame sa domination planétaire aux championnats du Monde de Tokyo en 1991, en remportant le titre devant les représentantes des anciens pays de l’Est.
Quand elle se présente à Barcelone pour ses seconds Jeux olympiques, Marie-Jo ne pense qu’à la victoire. Elle doit pour cela faire face à son stress légendaire avant les courses. « Le plus dur était de m’emmener jusqu’au plot de départ. Après, c’était gagné » dira-t-elle plus tard. Quatre ans plus tôt, à Séoul, la gamine de 20 ans s’était arrêtée en quart de finale. Le sacre d’Olga Bryzgina lui avait donné l’envie et la motivation de se consacrer pleinement au sport, persuadée qu’elle pouvait elle aussi goûter à l’ivresse d’une victoire olympique. Pérec retrouve justement sur le tartan catalan Bryzgina, revenue à son meilleur niveau après une grossesse. En finale, la représentante de la CEI part fort, et sort en tête du dernier virage. Marie-Jo, au couloir 5 comme Colette Besson 24 ans avant elle, déploie sa foulée majestueuse, et file vers la victoire, en signant au passage un chrono de 48’’83, temps que réalisaient Bryzgina « à une époque moins exigeante pour l’éthique sportive » (selon les mots de Robert Parienté). La légende est en marche.

1984 - Pierre Quinon, champion olympique de saut à la perche

Le titre acquis par Pierre Quinon au saut à la perche l’a été à Los Angeles, dans une édition des Jeux olympiques marquée par le boycott des pays de l’Est, en cette toute fin de guerre froide. L’URSS restée à la maison, l’absence du Tsar de la perche Sergey Bubka, qui s’est révélé au monde aux premiers championnats du Monde d’Helsinki en 1983, offre des perspectives intéressantes à ses concurrents. Il ne faut toutefois pas minimiser le talent de Quinon et de ses camarades de jeu français. En 1983, le Girondin avait été un éphémère recordman du monde à 5,83 m, avant d’être le premier homme sur terre à demander une barre à 6 m. Les perchistes tricolores et soviétiques se livrent alors une lutte sans merci pour la détention du record planétaire.
C’est donc un match France-Etats-Unis, qui a lieu en début de soirée (heure locale) dans la Cité des Anges, et c’est Thierry Vigneron qui lance les hostilités en franchissant 5,60m dès le premier essai. Quinon, qui n’a plus sauté depuis 5,45 m, ressent une douleur à la cuisse à son premier essai (raté) à 5,65 m, et décide de se préserver pour la bataille finale. L’Américain Tully franchit, lui, cette hauteur, et contraint les Français à sauter à 5,70 m. Thierry Vigneron échoue d’un souffle et doit se contenter du bronze, Pierre Quinon prend le risque d’utiliser sa perche la plus dure, et s’envole. Ils ne sont donc plus que deux à se mesurer à 5,75 m : Quinon et Tully. Le Français échoue par trois fois, et Tully a la décision entre les mains à son troisième essai. Le clan français retient son souffle puis explose de joie lorsque l’Américain échoue. L’insouciant Quinon, 22 ans à peine, est le premier sauteur français à décrocher un titre olympique, qui, couplé à la troisième place de Vigneron, couronne l’excellence de l’école de perche française.

1976 - Guy Drut, champion olympique du 110 m Haies

Né dans la même rue que Michel Jazy, à Oignies dans le Pas-de-Calais, Guy Drut commence lui aussi son aventure olympique par une médaille d’argent, à Munich en 1972, derrière l’intouchable américain Rod Milburn. Les Etats-Unis exercent alors une domination outrageuse sur 110 m haies, puisque le titre ne leur a pas échappé depuis 1928.
Champion d’Europe en 1974, Drut aborde les Jeux de Montréal en 1976 avec la confiance que lui a procurée une fructueuse tournée américaine et internationale la saison précédente, manquant de peu le record du monde (chrono électrique). Seule une cuisse un peu douloureuse semble pouvoir le priver du titre, puisque celui qu’il considérait comme son rival le plus sérieux, Tom Hill, n’est pas parvenu à passer le cap des sélections américaines.
Les demi-finales redistribuent les cartes, puisque Drut est battu par le Cubain Casanas, qui remporte la course en 13’’34. « Il est plus fort que ce que je pensais », doit admettre Drut après la demi. En finale, le Français prend donc l’option d’un départ très rapide et maintient la cadence. Mais Casanas produit son effort en milieu de course, et revient progressivement sur le Tricolore. Sur la dernière haie, Drut n’a plus qu’une poignée de centimètres d’avance sur le Cubain lancé à vive allure. Il se jette sur la ligne d’arrivée comme un affamé sur sa proie, et institue la tradition du cassé des hurdleurs français. Le chrono affiche 13’’30, soit trois centièmes seulement d’avance sur Casanas. Premier Européen champion olympique sur les haies hautes, Guy Drut rejoint l’éternité avec cette course qui restera la dernière de sa carrière dans cette discipline.

1968 - Colette Besson, championne olympique du 400 m

Au village olympique de Mexico, Colette Besson est une quasi-inconnue. N’ayant pas pu prendre part aux championnats d’Europe l’année précédente, elle n’a aucune référence internationale sur le tour de piste. La Charentaise a profité des grèves du printemps pour se préparer en altitude, à Font-Romeu, sous la houlette d’Yves Durand Saint-Omer, tout en dormant sous une tente au camping municipal. La favorite du 400 m est alors la Britannique Lillian Board, qui devait disparaître tragiquement deux ans plus tard. L’objectif de la Française est alors de passer sous la barre des 53 secondes, et de se hisser en finale olympique.
Après un départ prudent, Colette Besson aborde la dernière ligne droite en quatrième position, placée au couloir 5. Elle entame alors une remontée prodigieuse, et vient coiffer sur le poteau l’Anglaise, établissant un nouveau record d’Europe et s’approchant à seulement un dixième du record du monde.  Elle-même surprise de sa performance à l’arrivée, elle ne réalise pas tout de suite qu’elle a gagné. En larmes sur le podium au moment de la Marseillaise, Colette suscite une émotion tout aussi grande en France, et est même la première femme à arracher des larmes au Général de Gaulle, alors président de la République. A 22 ans, elle devient « la petite fiancée » de la France, comme la surnommèrent les journalistes. Elle épousa ensuite la cause de l’athlétisme français, avec une passion sans faille jusqu’à son décès au milieu des années 2000.

1958 - Alain Mimoun, champion olympique du marathon

« On naît champion olympique dans le ventre de sa mère », a toujours affirmé Alain Mimoun. Le Français, né à Oran, était sans doute un des seuls à y croire, au moment où débute le marathon olympique de Melbourne. Avant cela, il a déjà collectionné trois médailles d’argent, sur 10 000 m à Londres en 1948 puis à nouveau en 1952, et sur 5 000 m à Helsinki en 1952. A chaque fois, c’est son grand rival et ami tchèque Emil Zatopek qui l’a devancé. Zatopek est aussi tenant du titre sur la distance mythique. Mais Mimoun s’est préparé méthodiquement, et plusieurs éléments jouent en sa faveur. Contrairement à ses adversaires nordiques, il aime courir sous la chaleur, et le cagnard qui frappe l’Australie le 1e décembre l’avantage. Et l’homme est superstitieux : la course débute à 15h13, et il porte le dossard 13. Enfin, il a appris la veille la naissance de sa fille, qu’il prénommera Olympe.
Alors qu’importe si c’est le premier marathon de sa vie, Mimoun est affuté comme jamais (records de France de l’heure et du 10 000 m la même saison), et croit fermement en ses chances. Très rapidement, la locomotive Zatopek est distancée. Au fil des kilomètres, Mimoun se retrouve seul en tête avec l’Américain Kelly, qui craque à son tour. Le rythme de Mimoun a eu raison de ses concurrents, mais voilà que la fatigue le rattrape brusquement. Au 30e km, sa foulée commence à se rétrécir, et le visage marqué par l’effort, les traits durcis, Alain Mimoun souffre. Il abandonne même le mouchoir brodé des initiales de sa femme qu’il avait noué sur sa tête pour lutter contre la fatigue. Il parvient néanmoins à rallier le stade olympique en première position, où l’attend une ovation. Champion olympique en 2h25’, il tient à attendre ses concurrents sur la piste, où il reçoit les félicitations et une longue accolade de Zatopek, arrivé sixième. Son destin est accompli.

1948 - Micheline Ostermeyer, championne olympique du poids et du disque

Micheline Ostermeyer est une virtuose et une grande travailleuse, habituée à mener de fronts plusieurs choses. Dans sa chambre de l’INS (ancêtre de l’INSEP), où elle se prépare pour les Jeux de Londres en 1948, trois chambres lui sont dévolues. Celle où elle vit, et s’entraîne au piano pour le concours du conservatoire de Paris, et les deux autres attenantes, où personne ne pourrait séjourner à cause du bruit. Entre deux séances de musique (jusqu’à huit heures par jour), elle pratique également l’athlétisme, qu’elle a découvert en Tunisie pendant l’Occupation. La Nordiste est une touche-à-tout, et récoltera dans sa carrière treize titres de championne de France, dans sept disciplines différentes.
A Londres, elle obtient trois médailles. En or au lancer du disque, avec 41,92 m, sur un podium où l’accompagne sa compatriote Jacqueline Mazéas. Micheline n’a découvert la discipline que récemment, mais s’y est préparé avec sérieux et ardeur pour profiter de l’absence des Soviétiques à ces Jeux. Elle devient ainsi la première championne olympique française, à une époque où le sport féminin n’en est encore qu’à ses balbutiements. Elle récidive quelques jours plus tard au lancer du poids, sa discipline fétiche (10 records de France), avec 13,75 m. Elle est d’ailleurs la première championne olympique de l’histoire de cette discipline. Enfin, elle bondit également à 1,61 m à la hauteur, pour obtenir la médaille de bronze et conclure ses Jeux en beauté. La même année, elle décroche également le premier prix du conservatoire de Paris, puis se lance dans une carrière de pianiste de renommée mondiale, en continuant un temps d’arpenter les pistes et sautoirs.

1928 - Ahmed El Ouafi, champion olympique du marathon

Il faut parfois savoir s’adapter à ses propres qualités. Prenez Ahmed El Ouafi, anonyme septième du marathon olympique de Paris en 1924. Sa capacité à changer d’allure était quasi-nulle. En revanche, le manœuvre dans une grosse entreprise automobile possédait une endurance hors norme. Le jour de ce marathon olympique d’Amsterdam, il décide de partir à son rythme, sans se soucier de ses téméraires adversaires. A mi-course d’une course plate comme une limande, il végète encore au vingtième rang. Mais devant, le peloton explose. El Ouafi entame alors sa remontée à partir du 28e kilomètre. Au 30e, il est neuvième. Quatre kilomètres plus loin, il est quatrième. Le Finlandais Marttelin, l’Américain Ray et le Japonais Yamada, victimes de crampes, sont à leur tour débordés. Seul le Chilien Manuel Plaza, parti aussi très prudemment, peut encore prétendre priver le Français de la victoire. Mais le natif du Constantinois, en Algérie, résiste. « A ce moment, je me suis dit : ‘Mon petit Ahmed, maintenant, c’est à toi, serre les dents. Personne n’aurait pu me dépasser’ » confiera-t-il plus tard. Il distance le Chilien à 1 500 m de » l’arrivée et devient, à 29 ans, champion olympique en 2h32’57’’.
Mais le Capitole est proche de la roche tarpéienne, et cette victoire marque le début de ses malheurs. On lui propose un pont d’or pour courir un marathon en salle dans le mythique Madison Square Garden à New York. Il accepte, mais est disqualifié à son retour pour professionnalisme. El Ouafi achète alors un troquet près de la gare d’Austerlitz mais se fait flouer par son associé. Au chômage, malade et sans-abri, le quotidien L’Equipe lance une souscription à son profit en 1956, année où Alain Mimoun remet le marathon français dans la lumière. Il trouve finalement la mort trois ans plus tard, en pleine guerre d’Algérie, lors d’une fusillade dans un café de Saint-Denis, près de Paris.

1920 - Joseph Guillemot, champion olympique du 5 000 m

Au départ du 5 000 m des Jeux d’Anvers, Joseph Guillemot est encore jeune (21 ans) et peu connu malgré des succès en cross à son retour de la Grande Guerre, où un de ses poumons fut abîmé par du gaz moutarde. Les regards sont alors tournés vers Paavo Nurmi, le jeune Finlandais qui a déjà remporté le 1 500 m quelques jours plus tôt, et présenté comme le successeur de Hannes Kolehmainen, tombeur de Jean Bouin en 1912. Guillemot, au physique râblé, choisit donc de prendre Nurmi au marquage, et parvient à l’accompagner jusqu’au bout, à résister à ses violentes attaques dans un dernier tour épique (sur une piste de 389 mètres), avant de produire un effort prodigieux dans le dernier virage pour aller s’offrir les lauriers olympiques sous les yeux ébahis du roi de Belgique, Albert Ier. Il termine la course en 14’53’’3/5e et devient le premier tricolore champion olympique sur piste.
La revanche avec le Finlandais volant a lieu dès le lendemain sur 10 000 m, mais Guillemot produit son effort un peu trop tôt, et doit cette fois s’incliner face à Nurmi. Il vomit à l’arrivée sur les chaussures de ce dernier le déjeuner copieux qu’il avait pris peu de temps avant le début de la course, puisqu’il n’avait pas été prévenu que le roi des Belges avait décidé d’avancer l’horaire de la course de trois heures. L’organisation des Jeux n’étaient alors pas aussi cadrée qu’un siècle plus tard…

1900 - Michel Théato, champion olympique du marathon

Michel Théato est le premier Tricolore champion olympique en athlétisme, qui plus est à domicile lors des Jeux de Paris en 1900. Le 19 juillet, sous une chaleur étouffante, le Suédois Ernst Fast (!) domine le début de course, mais craque à quelques kilomètres de la ligne. Il est alors distancé par le Français, qui boucle les 40,260 kilomètres du parcours à travers la capitale française en 2h59’45, devant son compatriote Emile Champion. Ce titre est entouré d’une part de légendes et de polémiques. L’Américain Newton, arrivé cinquième, estime avoir pris la tête à la mi-course, et ne plus l’avoir perdu par la suite, ce que réfutent les récits de témoins. Son compatriote Grant affirme avoir été renversé par une mobylette pendant la course, ce que personne ne peut confirmer ou infirmer. Tous deux furent déboutés de leurs plaintes mais la presse anglo-saxonne, sans doute vexée, émit également l’hypothèse d’une triche par Théato, l’accusant d’avoir emprunté des raccourcis, ce qu’aucun des spectateurs massés le long du parcours n’attesta. De plus, la profession du champion à ce moment-là est incertaine : jardinier au Racing Club de France, ébéniste ou boulanger selon les uns et les autres, ajoutant au mystère du personnage. Enfin, Michel Théato, né au Luxembourg en 1878, n’était pas naturalisé Français au moment de sa victoire, même s’il portait le maillot de la France.

Etienne Nappey pour athle.fr

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (5)
Etienne Nappey - 31/07 (10h33)
Fernand Gonder a effectivement remporté le concours de perche aux Jeux d'Athènes en 1906, mais bien que reconnus par l'IAAF comme une compétition officielle, ces Jeux sont considérés par le Comité International Olympique comme "hors série" et donc non comptabilisés en tant que Jeux olympiques. Il nous a semblé que le CIO faisait autorité en matière de Jeux olympiques. Bien à vous
Gerard Dumas - 30/07 (18h12)
BRAVO JULIEN FRERE POUR AVOIR RAPPELE AUX EXPERTS DE LA FFA QUE LE GIRONDIN FERNAND GONDER FUT EN FAIT LE PREMIER PERCHISTE FRANCAIS A AVOIR DECROCHE UN TITRE OLYMPIQUE. CES JEUX SONT RECONNUS PAR L'IAAF COMME AYANT ETE UNE COMPETITION OFFICIELLE. MAINTENANT, ATTENDONS NOTRE QUATRIEME PERCHEUX A L'OLYMPE DE LA PERCHE. GERARD
Julien Frere - 30/07 (15h47)
Pierre Quinon n'est pas le 1er champion olympique français du saut à la perche. Le 25 avril 1906, aux JO d'Athènes, le français Fernand Gonder devient le champion olympique en franchissant 3.50m au 1er essai (source: Athletics Statistics Book, IAAF athletics, p. 128). Merci pour lui.
Gérard Pajot - 29/07 (14h27)
Sur le site de la FFA, il aurait plus judicieux de donner l'année précise du décès de Colette Besson (2005)
Gérard Dupuy - 23/07 (18h30)
Je crois que Michel Théato n'a jamais été naturalisé Français. Mais à l'époque on représentait le pays du club auquel on appartenait. Ainsi en 1904 les USA comptabiliseront les deux médailles d'argent du Français Corley qui était licencié à Chicago et a donc représenté les USA aux JO de Saint-Louis. En 1896 Tufferi sera médaille d'argent au triple-saut pour la France et participera au 110 haies des JO de 1906 pour la Grèce. Il était né à Athènes en 1876 et y mourra en 1958.
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