Chaque jour, athle.fr vous propose de revivre l’évènement marquant de la journée de compétitions. Vous retrouverez ici les champions qui font et feront la légende de ces Jeux olympiques de Londres. Seize ans que les Etats-Unis attendaient ce moment. Depuis 1996 et la victoire d’Allen Johnson à Atlanta, aucun représentant de la bannière étoilée n’était monté sur la plus haute marche du podium du 110 m haies aux Jeux olympiques. Une distance pourtant longtemps dominée par les Américains, avant les avènements d’Anier Garcia (2000), Liu Xiang (2004) et Dayron Robles (2008). Mais ce soir, à Londres, Aries Merritt a lavé l’affront, en dominant largement une finale lors de laquelle on aurait tellement aimé observer aussi Liu Xiang. Le métis aux yeux clairs s’est détaché irrésistiblement à partir de la troisième haie, grâce à sa technique d’une grande fluidité. En 12’’92 (-0,3m/s), il améliore son record personnel d’un centième et devient le sixième meilleur performeur mondial de tous les temps, à égalité avec ses illustres compatriotes Allen Johnson et Roger Kingdom. Un enchaînement de titres « Je suis tellement heureux, souffle Aries Merritt dans un grand sourire. Les mots me manquent pour décrire ce que je ressens. Les gens parlaient de record du monde avant la course. Mais 12’’92 face au vent, c’est déjà assez impressionnant. » Et largement suffisant pour devancer Jason Richardson (13’’04), champion du monde en titre, et la surprise du chef, le Jamaïcain Hansle Parchment (13’’12). Dayron Robles, lui, n’a même pas vu l’arrivée. Après avoir impressionné en demi-finale en 13’’10, le recordman du monde cubain a été contraint à l’abandon pour blessure. A vingt-sept ans, Aries Merritt a tenu son rang. Invaincu depuis juin dernier, il était en effet le grand favori. Surtout, il restait sur un impressionnant enchaînement de titres, avec des victoires cette année lors des Nationaux Indoor, des Mondiaux en salle et des sélections américaines. Le champion du monde junior du 110 m haies en 2004 (vingt centièmes devant Robles à l’époque !), stoppé dans sa progression pendant plusieurs années par des blessures, confirme enfin chez les séniors son énorme potentiel. Ce n’est peut-être que le début de son règne. Pour le plus grand bonheur des Américains et des esthètes. A Londres, Florian Gaudin-Winer pour athle.fr -------------------- 07/08 - Le fait du jour : Liu Xiang le maudit 06/08 - Le fait du jour : Le triomphe de Superman 05/08 - Le fait du jour : Bolt écrit sa légende 04/08 - Le fait du jour : Ennis fait chavirer la Grande-Bretagne 03/08 - Le fait du jour : Le grand retour de baby face destroyer |