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Thomas Jordier : « On est parés pour le haut niveau »
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Thomas Jordier : « On est parés pour le haut niveau »

A Rieti, Thomas Jordier, du haut de ses dix-neuf ans, a, mine de rien, tourné une page de l’histoire de l’athlétisme français. Sur la piste de la charmante bourgade italienne, le spécialiste du tour de piste de Tremblay AC (Seine Saint-Denis) a effacé le record de France juniors le plus ancien, vieux de quarante-cinq ans, en prenant la troisième place de la finale du 400 m des championnats d’Europe de sa catégorie en 46’’21. Une renaissance après un début d’été très compliqué, par manque de motivation. En formation pour devenir éducateur sportif spécialisé, le protégé de Randy Fondelot ne compte pas en rester là. A l’image d’une génération ambitieuse, incarnée aussi par Stella Akakpo et Wilhem Belocian notamment.

Athle.fr : Thomas, vous avez participé avec le Tremblay AC à la Coupe de France des relais, début octobre. Une compétition qui vous tient à coeur…
Thomas Jordier : L’an dernier, avec le Tremblay AC, on avait pris une grosse claque sur 4x200 m. On était trop confiants et on avait abandonnés. On était rentrés en minibus et je me souviens que personne ne parlait. On était dégoûtés. Cette année, on avait à nouveau une belle équipe. Et même si on a tous eu de petits pépins physiques - une petite contracture à l’ischio droit pour moi - on voulait absolument décrocher le titre. On est donc super contents de l’avoir emporté, avec en plus un beau chrono à la clé (1’26’’73).

On vous sent très attachés aux couleurs de votre club…
Avec le relais, mais aussi avec tout le groupe de Randy (Fondelot), on forme une petite famille. Tout le monde s’encourage. D’ailleurs, à Saint-Etienne, les filles ont aussi gagné le critérium des haies et terminé deuxièmes au marteau.

Quel bilan tirez-vous de votre saison estivale, lors de laquelle vous avez obtenu une médaille de bronze européenne chez les juniors ?
Ca a été un très bel été. Je ne pouvais pas rêver mieux, à part un titre européen. A Rieti, la victoire s’est jouée sur des détails. Si l’enchaînement série, demi-finale et finale s’était tenu sur trois jours au lieu de deux, je pense que le dénouement aurait été vraiment différent. Mais, bon, même si la récupération a été très dure entre les courses, nous étions tous dans le même sac.

Vous avez amélioré le plus vieux record de France juniors en finale, en terminant troisième en 46’’21. Qu’est-ce que ça représente pour vous ?
Ce record tenait depuis quarante-cinq ans et les 46’’31 de Gilles Bertould aux Jeux de Mexico, en 1968. Ce n’était pas mon objectif de la saison car je ne vise pas les records à tout prix. Mais je sais quand même qu’avec ce chrono-là, il avait fait les J.O. Ce n’est pas rien.

Entre le bonheur du podium et le regret de ne pas être monté sur sa plus haute marche, qu’est-ce qui l’a emporté ?
La médaille, je l’ai eue. Il n’y a pas de déception à avoir. Entre le bronze, l’argent et l’or, seule la couleur change. C’est une belle médaille, dont je suis fier. Je la savoure tous les jours.

Votre saison n’a pas été un long fleuve tranquille…
J’ai connu une petite année blanche en 2012, lors de laquelle j’aurais déjà dû descendre sous les 47’’. Le début d’été a également été difficile. Mais mon coach et ma famille ont toujours été derrière moi. Ils ont essayé de me réconforter. Je n’allais pas bien, je ne mangeais plus. Je n’arrivais pas à réaliser les minima pour les championnats d’Europe juniors. Dès que je les ai faits, ça m’a libéré.

Comment expliquer ces difficultés ?
En avril, suis revenu d’un stage aux Etats-Unis vraiment mort. Même quand j’avais débuté l’athlétisme, je n’avais jamais ressenti ça. C’était psychologique. Je sortais de la saison hivernale la plus longue de ma carrière. En fait,  j’ai tout simplement eu un coup de mou. Mais la motivation est finalement revenue très vite.

Y-a-t-il eu un déclic ?
Oui, le jour où j’ai fait les minima pour Rieti (47’’12 le 14 juin, minima à 47’’30). Le matin de la course, ma mère s’est réveillée à 5h du matin pour partir au travail. J’étais encore en train de jouer à la « play » (playstation). Je ne m’étais pas couché. Avec mon père, ils m’ont dit qu’il fallait quand même que j’aille courir, que ça allait passer. J’ai dormi de 11h à 15h puis je suis parti à Saint-Denis. Mon coach avait monté une course, en plaçant Ken Romain devant moi. Il y avait aussi Johan Delasse. Ken est parti très vite et je l’ai suivi. Je ne le remercierai jamais assez pour son aide. Je me suis un peu désuni à la fin. Je pensais ne pas avoir réalisé les minima mais j’ai vu Randy arriver en souriant...

Vous allez quitter la catégorie junior dans quelques jours…
Le coach me dit de penser comme un senior depuis déjà un moment. C’est pour cela que je visais aussi les Mondiaux de Moscou. Mais il n’y a pas eu de relais 4x400 m envoyé en Russie. C’est dommage, surtout qu’on a fait une super course avec le relais à Rieti. Nous avons battu le record de France juniors (ndlr : quatrièmes en 3’05’’41), même s’il n’y a pas eu de podium. Comme Stella, je me considère comme un senior. Dans notre tête, on est vraiment parés pour le haut niveau. A l’image de Wilhem (ndlr : Belocian, champion et recordman d’Europe juniors du 110 m haies), elle m’inspire. On est super liés. On s’était dit qu’on allait faire mieux à Rieti que la génération Tallinn. On a malheureusement échoué, mais il s’agissait tout de même du troisième meilleur bilan lors de championnats d’Europe juniors. C’est une belle génération et ce n’est pas fini. Il faudra confirmer par la suite, ce que Jimmy (Vicaut), Pascal (Martinot-Lagarde) et Kevin (Mayer) ont réussi à faire.

Qu’attendez-vous de votre première année chez les grands ?
J’ai toujours Zurich dans un coin de ma tête, peut-être pas individuellement mais pourquoi pas avec le relais. Moins de 46’’ ? Si je cours en 46’’01, ça ne va pas le faire (rires) ! On verra. Je ne me fixe pas de barrière chronométrique. Il ne faut pas avoir de limites.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Retrouvez la biographie de Thomas en cliquant ici

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RB
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