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L'athlé tourné vers l'avenir
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L'athlé tourné vers l'avenir

Lorsqu'un club grandit, les bénévoles ne suffisent plus. Engager un salarié devient alors indispensable. Mais pour éviter de se mettre dans le rouge trop vite, certaines structures ont recours aux emplois d'avenir. Une solution dans laquelle tout le monde s'y retrouve. Éclaircissement.

Créés en 2012 par le Gouvernement Ayrault, les « emplois d'avenir » ont pour but de « faciliter l'insertion professionnelle et l'accès à une qualification pour des jeunes en difficulté ». Ils peuvent concerner tous les secteurs, de l'associatif à l'industriel, et s'adressent généralement à des jeunes abandonnés par le système scolaire et enchaînant des petits boulots sans avenir. Axel, 25 ans, fait partie de cette jeunesse perdue au moment de choisir son orientation. « J'ai commencé en passant un BEP électrotechnique pour devenir électricien, raconte-t-il. Cela ne m'a pas plu alors j'ai décidé de faire autre chose. » Gendarme, formation de maçonnerie, employé dans un fast-food puis dans un hypermarché, autant de métier dans lesquels Axel n'a jamais trouvé de stabilité. Il décide alors de se tourner vers le sport, et de passer son BPJEPS (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport). Grâce à cette formation, qui lui permet d'être rémunéré en effectuant des animations sportives, Axel contacte plusieurs clubs de la région girondine. Le CA Villenavais lui répond et lui propose un contrat. « Nous voulions prendre quelqu'un en contrat d'avenir, explique Vincent Bruneau, président du CA Villenavais. La candidature d'Axel est arrivée au bon moment car nous avions de réels besoins au niveau de l'athlé-santé. » Le contrat porte sur trois ans et propose au jeune de travailler à temps plein au sein du club.  « Je m'occupe de l'entraînement des cadets, explique Axel. J'ai également passé la formation athlé-santé et je gère des séances de marche nordique, de remise en forme et de condition physique. » Si le président du club s'y retrouve, c'est essentiellement car l’État octroie une aide importante pour financer le salaire de ce nouveau salarié. « La motivation première est financière, confie Vincent Bruneau. L’État prend en charge 75% du salaire, en échange d'un accompagnement et d'une obligation de formation. » Après un peu plus d'un an, la part à la charge du club concernant l'emploi d'avenir s'élève à environ 7000 €. Un coût bien moindre par rapport à une embauche classique. Mais cette aide ne demeure pas éternel et la question de « l'après » se pose rapidement. « Nous avons choisi de concentrer les formations sur la première année, rappelle le président du CAV. Pendant la deuxième, nous mettrons l'accent sur le développement. Et nous parlerons avenir sur la dernière. »

Pérenniser l'emploi
Le but premier des emplois d'avenir reste de permettre aux jeunes de conserver le poste sans les aides financières de l’État. Une chose pas toujours aisée, mais dont le club de Caen s'est fait une spécialité. En Normandie, le club compte quatre salariés, dont un en emploi d'avenir. « Mais nos trois autres salariés sont également passés par des contrats d'avenir », se félicite Fabien Achard de Leluardière, président du Caen AC. La pérennisation de l'emploi est un objectif délicat à atteindre, car il s'agit souvent pour le club de trouver les fonds nécessaires afin d'assumer seul le salaire d'un salarié à temps plein. Et cet effort financier ne peut se faire que si les ressources du club évoluent. « Le jeune en contrat d'avenir fait entièrement partie de la politique de développement du club, explique le président caennais. Ils sont acteurs de leur devenir. » Cet auto-financement passe par l’augmentation du nombre de licenciés, par l'intervention au sein des nouveaux rythmes scolaires, ou par une recherche de nouveaux partenaires privés. A Caen, cent licenciés supplémentaires ont rejoint la structure. Une manne financière supplémentaire qui a permis de recruter un nouveau salarié. Pour Axel, à Villenavais, il reste un an et demi pour collecter environ 15 000 €. « J'interviens dans les rythmes scolaires pour trouver des fonds, explique-t-il. J'ai vraiment envie de rester au club et de continuer mon apprentissage. » Même son de cloche du côté du président Vincent Bruneau : « Nous voulons le garder avec nous. Mais aujourd'hui, nous ne pouvons pas répondre à la question. Si nous arrivons à continuer notre développement, nous pourrons envisager un CDI. » En attendant, Axel envisage sereinement son avenir et rêve, à long terme, de devenir préparateur physique. Un projet qu'il n'aurait pu imaginer sans l'aide des emplois d'avenir. Une stabilité qu'il n'est pas le seul à espérer, puisque selon les chiffres du Ministère du Travail à la fin du mois de septembre 2014, 150 000 emplois d'avenir ont été mis en place à travers le pays. De son côté, la FFA a signé une convention avec le Ministère en charge des sports en début d’année, pour la création d’au moins 30 emplois d’avenir d’ici au 31 décembre 2014.

Vincent Petitpez pour athle.fr

Les emplois d’avenir
Le projet de loi de finance déposé il y a quelques jours a confirmé l’engagement du gouvernement en faveur de l’emploi sportif. Ainsi le dispositif des emplois d’avenir sera encore d’actualité pour 2015.
Pour rappel, ce dispositif vise à faciliter l’insertion des jeunes de 16 à 25 ans (ou jusqu’à 30 ans s’ils sont reconnus travailleurs handicapés) sans emploi rencontrant des difficultés à l’accès à l’emploi en raison de leur défaut de formation ou de leur origine géographique.
Ce dispositif peut être engagé pour tout type de poste sous forme de CDD ou CDI de trois ans dans le cas général. L’aide de l’Etat s’élève à hauteur de 75 % du SMIC. En contrepartie le futur employeur doit donner les moyens au jeune salarié de se former tout au long de la durée de l’emploi d’avenir. 
Vous pouvez vous renseigner auprès de votre agence Pôle Emploi ou des missions locales pour connaitre les modalités pratiques autour de ce dispositif.
Le coordonnateur des emplois de la FFA se tient également à votre disposition pour tout complément d’information à ce sujet : Emmanuel BRISSET - 01 53 80 70 55 / emploi.clubs@athle.fr
Plus d’information en cliquant ici et en consultant la fiche emploi du CNAR

Si vous avez embauché un salarié en emploi d’avenir ces deux dernières années et si cela n’est pas déjà fait, faites-vous connaitre auprès de la FFA à l’adresse suivante : emploi.clubs@athle.fr
Nous vous remercions par avance pour vos retours

 

RB
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