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Championnats de France élite : Billaud, la fiancée des France !
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Championnats de France élite : Billaud, la fiancée des France !

Pour la troisième année consécutive, Cindy Billaud a réalisé sa meilleure performance de la saison lors du grand rendez-vous national. Première de sa série en 12’’83, elle s’est acquittée du niveau de performance pour les Mondiaux, avant de décrocher le titre en finale en 12’’89. Christophe Lemaitre, avec ses 10’’07 sur 100 m, a, lui aussi, fait un grand pas vers la Chine. Mais il a dû subir la loi de Jimmy Vicaut, impérial en 9’’92, record des championnats égalé. Au cours d’une belle deuxième journée de compétition, Emilie Menuet a échoué tout près du record de France du 10 000 m et les filles du 400 m, Floria Gueï et Marie Gayot, ont esquissé de belles promesses.

Les Temps Forts

Billaud dans son jardin
L’avantage avec elle, c’est qu’on sait à quoi s’attendre. Depuis trois ans, aux championnats de France, ceux qui aiment les obstacles tournent leur regard vers la ligne de départ du 100 m haies dès les séries. Pour observer Cindy Billaud. 12’’59 en 2013 à Paris-Charléty, 12’’56 en 2014 à Reims : depuis trois ans, la hurdleuse de l’US Créteil a fait des championnats de France Elite son jardin. Celui où, jardinière en chef, elle passe la tondeuse sur sa meilleure performance de l’année.
2015 n’aura pas fait exception. Bien sûr, la co-recordwoman de France n’a pas autant affolé les chronos que ces deux dernières années. Mais son bonheur à l’arrivée de sa série du 100 m haies était palpable. En 12’’83, elle est descendue un centième sous le niveau de performance requis pour les championnats du monde de Pékin, améliorant de deux centièmes son meilleur temps de la saison. Un peu plus d’une heure après, elle parachevait son œuvre en remportant la finale en 12’’89 face au vent (-1m/s), devant Alice Decaux (13’’02, US Ivry) et Sandra Gomis (13’’18, Athletic Clubs du Littoral 44). Malgré une douleur à l’ischio-droit qui l’a obligé à « jouer la prudence » ».
Elle pouvait enfin se lâcher, en mimant avec ses mains le chiffre « 3 » pour les objectifs des photographes. « C’est mon troisième titre consécutif, comptabilise-t-elle. Je sais que je me bats dans ces conditions, je suis une fille de compétition. Désormais, je sais que le chrono va encore descendre, mais au moment où je ne m’y attendrai pas. » L’occasion de surprendre, cette fois, tous les observateurs.

Vicaut-Lemaitre, un cent royal !
Il était attendu, le nouveau co-recordman d’Europe du 100 m (9’’86). Il n’a pas déçu : en 9’’92, Jimmy Vicaut est redevenu champion de France du 100 m. Christophe Lemaître (10’’07) en a profité pour rappeler pendant 70 m qu’il faudrait toujours compter avec lui. Détonnant !
Retrouvez le récit de cette ligne droite en cliquant ici

La Perf'

Menuet dans les pas de Ouali
C’est bête à dire présenté comme ça, mais les jambes, c’est quand même utile pour marcher. Et si l’une des deux décide de faire la tête dans son coin, de partir dans tous les sens selon son bon vouloir, cela complique les choses. C’est ce qui aura manqué à Emilie Menuet pour battre le record de France de Fatiha Ouali (44’58’’60 en 2001) sur 10 000 m marche. En ouverture de la deuxième journée des France Elite, le chrono s’est arrêté à 45’06 au bout des 10 bornes menées en solo par la sociétaire de l’AJ Blois-Onzain. Pour huit petites secondes, une misère, le record fêtera peut-être ses quinze ans en 2016. La faute, donc, à une jambe gauche récalcitrante - un mal récurrent pour Emilie dès que le temps de marche s’étire - entre les 6e et 8e kilos. Tout avait pourtant bien démarré, avec un premier mille avalé en 4’17 avant de prendre en 4’30 le rythme de croisière idéal. Malgré une fin de course en accélération constante, le record restait accolé au nom de Fatiha Ouali. « Mais ce n’est pas très grave, je sais que je pourrai le battre une prochaine fois, et c’est quand même la deuxième perf française, souriait Emilie après son épreuve. C’est une bonne préparation pour le 20 km des championnats du monde. » Après son record de France du 5000 m (21’41’’72) à Blois voilà dix jours et son premier titre estival chez les grandes, Emilie aura en effet l’occasion de se confronter au gratin mondial lors des Mondiaux de Pékin, à la faveur des 1h32’20 réalisés mi-mai. Cela faisait douze ans, depuis Fatiha Ouali en 2003, qu’une Française n’avait pas eu cette honneur.

Le Chiffre

483
Le nombre de points gagnés par Gaëlle le Foll à l’heptathlon, par rapport à son ancien record personnel (5365 pts en 2013), pour décrocher son premier titre de championne de France Elite à l’heptathlon avec 5848 points. Un grand écart vertigineux, qui permet à la combinarde du Stade Sottevillais de changer de dimension en seniors, elle qui avait porté le maillot de l’équipe de France lors des championnats d’Europe juniors en 2009. Encore plus surprenant, son meilleur total de la saison jusqu’à ce week-end était de 4953 points. Une performance cependant anecdotique, puisque réalisée avec un zéro à la longueur lors du meeting de Kladno (République Tchèque). Mais pas de quoi faire s’enflammer Gaëlle, qui faisait le bilan avec modestie : « Il y a eu de bonnes choses comme les haies (14’’40), la hauteur (1,81 m), la longueur (5,94 m) et le 800 m (2’11’’34). Mais le reste était moyen. » En progressant dans les lancers et sur 200 m, l’athlète de vingt-quatre ans a les moyens de titiller les 6000 points.

Les Promesses

Un tour de chauffe bouillant
Elles ont l’art d’aiguiser notre impatience. En descendant toutes les deux sous les 52’’ dès les séries du 400 m, Floria Gueï et Marie Gayot ont marqué les esprits. « Je n’avais jamais couru aussi vite à ce stade de la compétition, a d’ailleurs relevé la première nommée. Ça montre que j’ai progressé. » La sprinteuse de l’Entente Sud Lyonnais a claqué le meilleur chrono du jour en 51’’39. Sa recette ? « Appliquer le schéma de course prévu, en partant rapidement comme si l’on était en séries des championnats du monde ». Forcément, l’opposition était moindre sur la piste du Stadium. Floria Gueï a donc pu se permettre de relâcher légèrement son effort dans les derniers mètres. « Je pense que j’ai encore vraiment de la marge, reconnaît-elle. Ce qui est sûr, c’est que je n’étais pas à fond. » Marie Gayot a observé du coin de l’œil la course de sa principale rivale, avant d’entrer à son tour dans les starting-blocks. Elle aussi à son aise, en 51’’73, la Rémoise se félicitait de la concurrence à venir en finale : « Je n’ai pas encore la chance de courir souvent à l’étranger. C’est bien de pouvoir trouver une rivalité comme celle-là en France. »

La Décla

Jessica Cérival, championne de France du lancer du poids : « Je suis là, je respire, je vais bien. Cela fait longtemps que mon athlé n’a pas été aussi serein. A une époque, je ne vivais plus à force de trop y penser. Là, je me concentre sur les Jeux olympiques. Je suis à peu près à 70 cm des minima, mais si je travaille vraiment, ce n’est rien. Dès septembre, je vais déménager à Lille pour être plus proche de mon coach, monsieur Tranchant, et mettre beaucoup de choses en place. Je veux par exemple, à partir de septembre, perdre 20 kg pour mieux m’entraîner. »

Retrouvez les réactions des champions de France dans le direct de la journée en cliquant ici

Le Coup Dur

Mang blessée avec le sourire
Et soudain, la blessure. A dix mètres de la ligne d’arrivée du 100 m, Véronique Mang est foudroyée par une violente douleur à l’insertion de l’ischio-jambier gauche, alors que la victoire lui tend les bras derrière l’Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou (11’’23). Mais celle qui se surnomme elle-même « la lionne » tient à aller jusqu’au bout. « Je suis une compétitrice qui ne lâche jamais rien », expliquera-t-elle plus tard devant les médias. Alors, la sprinteuse du CA Montreuil 93 serre les dents. Avec, pour récompense, le titre de championne de France en 11’’59 (-0,1m/s), quelques millièmes devant Céline Distel-Bonnet. Le chrono est loin de celui des séries (11’’31) et les championnats du monde de Pékin s’éloignent sans doute, en attendant le diagnostic précis des médecins. Mais Véronique Mang affiche tout de même un grand sourire : « Je préfère dédramatiser. Ce n’est pas la fin du monde. Un titre de championne de France, même blessée, je prends. Ce sont des instants fugaces qu’il faut savourer. » A trente ans, la protégée d’Olivier Marchand promet qu’on entendra bientôt parler à nouveau d’elle. « J’ai retrouvé de belles sensations de vitesse cette année, savoure-t-elle. Et j’ai encore un os à ronger. Rio, en 2016. Ce seraient mes troisièmes Jeux olympiques. »

Et Aussi

Parmi les premiers à entrer en lice, de bon matin, les marcheurs ont vu Kevin Campion (AFA Feyzin-Vénissieux) s’imposer sans coup férir et en solitaire sur leur 10 000 m (41’11’’73). La lutte fut plus serrée chez les lanceurs de javelot, où Jérôme Haeffler (Pays de Colmar Athlétisme) a conquis le titre pour un mètre, au premier essai, devant Kilian Duréchou (EFCVO). A la hauteur, Sandrine Champion (Amiens UC), grâce à ses 1,85 m, s’est elle offert trois centimètres de marge sur ses concurrentes. Côté courses, le 800 m filles aura, lui, été des plus tendus, disputés et serrés. A ce petit jeu c’est Lisa Blameble (CA Montreuil 93) qui s’en est le mieux sortie, de justesse (2’05’’00). Marion Lotout (Stade Sottevillais 76), avec 35 cm d’avance sur sa dauphine (et 4,40 m au final), fut plus confortable à la perche, dans un concours perturbé par un fort vent tourbillonnant. Eole aura également gêné les spécialistes de la longueur. Mais cela ne change rien à l’affaire : Kafétien Gomis (Lille MA) est bien l’homme du dernier essai, pour ceux qui en doutaient encore : devant son public, le Lillois a attendu la dernière tentative pour aller chercher son troisième titre (avec 7,78 m) devant le Sénégalais Ndiss Badji (EFCVO, 7,75 m). Raihau Maiau (CA Balma, 7,69 m) et Salim Sdiri (USM Montargis, 7,59 m) complètent le podium côté français. Gaëtan Bucki, au poids, jouait lui aussi presque à domicile. Le colosse de l’Artois Athlétisme, malgré une tendinite, a remporté le titre également au dernier essai (19,72), mais derrière le Congolais Franck Elemba (20,24 m), de l’EFCVO. Enfin, la dernière course de la journée, juste avant le 1500 du décathlon, aura répondu aux attentes qu’elle avait suscitées. En 3’48’’58, au prix d’une très belle accélération à 250 m de l’arrivée (et d’un dernier 500 m en 1’07), Mohrad Amdouni (Val d’Europe Athlé) a confirmé son retour au premier plan.

A Villeneuve d'Ascq, Florian Gaudin-Winer et Cyril Pocréaux pour athle.fr

Les résultats complets en cliquant ici
Les photos de la journée en cliquant ici

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (6)
Francois Bontemps - 12/07 (13h51)
Un exemple concret : William Bellocian n'a jamais pu participer aux France de sa categorie....Et l'an procahin cela va etre pire que tout : avec des Europe fin juin, des france avant et du coup la saison regionale va s'arrreter .. fin mai ? L'athle est un sport d'été.. mais s'arrette trop souvent ... dès que l'été arrive
Francois Bontemps - 12/07 (13h48)
C'est normal il manque la moitié des athletes: le calendrier est fait en dépis du bon sens : le calendrer international commande tout, le calendrier national doit s'adapter et les calendrier regionaux ensuite: du coup on a cette année des France elites sans les juniors ni les espoirs... Le week-end prochain, championnat d'Europe espoir en meme temps que les France.. Le vainqueur du 100m ou du 400 .. ne sera que le 6eme francais!
Alain Cartalade - 12/07 (13h20)
c est vrai certaine spécialités sont un peu faiblardes pas de sauteur a plus de 7 m 80 en longueur pas de lanceur a plus de 75 m au marteau pas de lanceur a plus 75 m au javelot un peu triste tout ça
Maurice Maitre - 12/07 (11h05)
Beau concours au lancer du poids de Fréderic Dagee ; qui sera champion de France de 2016 .
Bernard Preau - 12/07 (07h07)
jamais vu des epreuves féminines aussi faiblardes du 800 m à 2.05 derriere une luxembourgeoise, des filles à 11.50 sur 100 sans vent contraire, , pas de demi fondeuses du tout pas de releve en hauteur, au javelot ....le tiers monde de l'athlé!
Le vrai Candide - 11/07 (22h43)
Le lanceur de poids Franck Elemba Owaka n'est pas Ivoirien mais du Congo Démocratique !
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