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Ekiden de Paris® : la conquête se poursuit
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Ekiden de Paris® : la conquête se poursuit

Alors que la capitale accueillera dans un mois, le 1er novembre, la troisième édition de l’Ekiden de Paris, l’occasion est belle de faire un point sur une discipline en progression régulière dans l’Hexagone. Des origines d’une pratique millénaire au plaisir de courir en équipe, focus sur une épreuve qui rassemble au-delà des frontières classiques du hors stade.

En quinze ans, la discipline a pris toute sa place dans le PAF, le paysage de l’athlétisme français. Le pari n’était pas forcément gagné d’avance pour une spécialité qui semblait un brin iconoclaste alors que le hors stade, souvent pratiqué individuellement, prenait son essor. Mais si le sprint, et même les courses de demi-fond, avaient leur relais, pourquoi pas la route ? L’Ekiden connaît de fait un succès croissant dans l’Hexagone depuis la fin des années 90. Depuis deux ans, l’engouement autour de l’épreuve parisienne, dont la troisième édition est programmée le 1er novembre prochain, vient le rappeler. Le développement de la discipline puise ses racines dans une terre fertile, riche d’une longue histoire et de nombreux atouts.

Les origines : des facteurs aux championnats internationaux
L’Ekiden, on le sait, est né au Japon. Sur un modèle finalement très proche des origines moyenâgeuses de la course de fond et des relais en Europe. Au Pays du Soleil Levant comme sur le Vieux Continent, il est d’abord question de longs périples effectués par les postiers pour porter leurs missives d’un relais à l’autre. Les facteurs japonais transportent le courrier d’une gare ou d’un centre postal au suivant en courant (le terme « ekiden » signifiant d’ailleurs peu ou prou « transmettre en étapes »), souvent sur des longues distances, tout comme en Occident. Les épreuves de durée, en marchant ou en courant, y trouveront leurs origines, tout comme le principe des relais. A cette différence près que les Japonais conservent le principe du témoin même sur les longues distances. Au début du XXe siècle, la spécialité y prend concrètement une dimension sportive et ludique. Les étudiants des universités et les salariés des entreprises, réunis en équipes, en deviennent friands, sans que les conditions ne pratique ne soient pourtant clairement harmonisées – en ce qui concerne la distance en particulier. C’est en repoussant ses frontières et en prenant un accent international que l’ekiden va vraiment se codifier. Quoi de mieux que de prendre pour mètre-étalon la distance, universelle et mythique pour tout routard, du marathon ? D’autant qu’elle peut se découper en tranches parfaitement digestes : 5, puis 10, 5, 10, 5 et 7,195 km pour finir. Apparue en France au début des années 1990, la discipline gagne ses premiers galons avec un critérium national à la fin de la décennie (à l’occasion de la Coupe de France des sauts et lancers), avant de décrocher un premier championnat spécifique en 2001, à Saint-Julien en Genevois. Cette année-là, 80 équipes sont de la partie.

Un succès du collectif et du convivial
Près de quinze ans plus tard, ils furent l’an passé près de 4500, soit quelque 750 équipes, à se passer le témoin dans les rues de la capitale. Ce qui fit de l’événement l’un des plus gros ekiden d’Europe. Comme expliquer un tel succès ? L’aspect collectif est invoqué au premier rang des explications. L’idée de partager un effort commun avec ses copains, collègues, coéquipiers de club ou même membres du cercle familial, d’aller au-delà de la simple performance individuelle pour jauger de la réussite d’une compétition est primordiale. D’autant que la discipline permet aux coureurs de tous niveaux d’unir leurs efforts. Les plus endurants ou plus performants héritent généralement du 10 km, quand les moins aguerris ou ceux qui sont davantage tournés vers les courtes distances peuvent s’offrir une virée sur cinq bornes qui n’effraie plus grand-monde aujourd’hui. Et pour ceux qui ne veulent pas donner prise à la comparaison avec leurs perfs antérieures, le 7,195 km a l’avantage de ne pas vous mettre de pression… Bref, dans un ekiden, il y en a pour tous les goûts, au point qu’il peut constituer pour certains la seule course de la saison. Le principe de la mixité des équipes, qui s’est étendu aux Championnats de France depuis trois ans, renforce encore le côté transversal d’une épreuve ouverte à tous.
Symbole de cette solidarité dans un effort collectif, le témoin que se transmettent les coureurs revêt diverses formes. A l’origine, une étoffe qui tenait lieu d’écharpe (le « tasuki ») remplaçait au Japon le bâton des collègues sprinters. Aujourd’hui, le bracelet tient la corde, qu’il prenne la forme d’un chouchou qui embellit délicatement votre poignet ou d’une bande flexible qui vient s’enrouler autour de votre bras. Mais l’essentiel est ailleurs : le simple fait de transmettre ou recevoir ce petit objet qui matérialise la continuité dans l’effort provoque au moment du passage ce petit coup de fouet, ce doux stress qui, à lui seul, est l’un des temps fort de la course pour tout relayeur.

Une formule simple, des performances pas évidentes
Reste la dimension compétitive de l’ekiden, inhérente à toute pratique et qui fixe vite des objectifs, qu’il s’agisse d’améliorer le temps de l’année dernière, un record de France ou de décrocher une place d’honneur. A ce stade, une remarque s’immisce régulièrement dans les débats. Les records nationaux ou même mondiaux de la discipline dépassent d’un rien les marques des meilleurs mondiaux. Le record du monde ? 1h57’06 par le Kénya en 2005 (contre 2h04’41 pour le record de l’équipe de France, en 1996 à Copenhague). Six minutes de moins seulement que le seul Kenyan Dennis Kimetto, recordman du monde du marathon depuis 2014 avec 2h02’57 ! Chez les dames, même constat : Paula Radcliffe a bouclé ses 42,195 km en 2h15’25, quand les meilleures équipes féminines tournent autour de 2h20 (la France dispose d’un record à 2h22’53 en 1996). Et la tendance est la même dans les clubs, à chaque niveau de la pyramide. Alors, faiblards, les chronos sur l’ekiden ? C’est oublier un peu vite qu’il n’est pas aisé, loin s’en faut, de réunir dans un même collectif six athlètes capables d’évoluer à 19 ou 20 km/h de moyenne pour les hommes. Et qu’un seul athlète de ce niveau ne suffira pas à rendre une équipe pleinement compétitive. C’est là que réside l’un des intérêts de la discipline, c’est là que sa dimension collective prend tout son sens.
Autre point essentiel : l’ekiden s’affranchit des repères habituels des courses en peloton. Le premier parcours de cinq kilomètres mis à part, chaque coureur se retrouve bien souvent confronté à des athlètes qui évoluent à un rythme différent du sien, plus vite ou moins rapidement. Les efforts et les concurrents se croisent, se doublent, les écarts se creusent ou s’amenuisent en même temps que le classement général est bouleversé. Autant dire que la gestion de son allure et de sa stratégie de course est une donnée essentielle… Sur le plan de l’équipe, la composition et l’ordre des relais se pare d’ailleurs ici d’une dimension tactique qui peut avoir une réelle importance sur le classement et la performance finale. Quelques aspects parmi d’autres qui apportent une touche unique à la course sur route en relais. Ils devraient être une fois encore plusieurs milliers à s’en réjouir le 1er novembre prochain, au cœur de Paris.

Cyril Pocréaux pour athle.fr

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Jean Gilbert - 11/10 (13h22)
Bravo Cyril pour cette longue présentation de l'Ekiden, à travers les âges. Rarement lu quelque chose d'aussi intéressant sur le sujet. Re donnez-nous du "Pocréaux" plus souvent. On ne s'en lasse pas !
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