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Pascal Martinot-Lagarde : « On ne se fera pas de cadeaux »
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Pascal Martinot-Lagarde : « On ne se fera pas de cadeaux »

Dans sa voix, on pressent déjà de l’excitation à l’évocation des championnats de France (24 au 26 juin à Angers), qui serviront de juge de paix pour la qualification aux Europe et aux Jeux olympiques de Rio. Car Pascal Martinot-Lagarde sait que le 110 m haies s’annonce comme la course reine du grand rendez-vous national, avec de nombreux prétendants face à lui sur la ligne de départ (Dimitri Bascou, Garfield Darien, Wilhem Belocian, sans oublier Ladji Doucouré, Thomas Martinot-Lagarde, Simon Krauss ou encore Benjamin Sedecias). Avant Angers, le vice-champion du monde en salle (7’’46 à Portland le 20 mars) a encore du temps devant lui. Actuellement en pleine préparation, le hurdler entraîné par Benjamin Crouzet ne devrait participer qu’à cinq meetings cet été, en dehors des grands championnats. Une nouvelle stratégie, testée avec réussite cet hiver, pour limiter les risques de blessure et miser sur la régularité.

Athle.fr : Pascal, comment se déroule le début de votre préparation estivale, en cette période dédiée aux stages ?
Pascal Martinot-Lagarde : Je suis parti à Tenerife du 24 mars au 5 avril. Juste après Portland, j’ai coupé complètement pendant quelques jours, puis j’ai effectué ma reprise en Espagne. Ça s’est super bien passé. On y est allé au bon moment. Il faisait entre vingt et trente degrés, alors que la France traversait au même moment une grosse période de pluie. En ce moment, on bosse énormément. On finit à l’entraînement le cycle de force max. Je n’ai quasi pas passé une seule haie à l’entraînement depuis les Mondiaux indoor. On s’envole dimanche pour Monte Gordo (au Portugal). Là-bas, je vais pouvoir mettre les pointes et la gomme.

Ce cycle de travail de force, c’est quelque chose que vous redoutez ?
C’est un des deux moments les plus durs à digérer, avec les mois d’octobre et de novembre où l’on bosse le foncier. En tant que sprinter, ce n’est pas ce que je préfère. Mais ça fait partie du jeu. Ce sont des périodes où l’on n’a aucun repère. Alors qu’à l’approche des compétitions, on sait où on en est. Actuellement, il faut se jeter dans les séances et se dépasser en sachant qu’on récoltera les fruits de nos efforts au cours des semaines suivantes.

Quels enseignements avez-vous tirés de votre saison hivernale, conclue par une médaille d’argent mondiale sur 60 m haies ?
Cet hiver, il y a eu un changement de stratégie par rapport à d’habitude. L’idée, c’était de moins courir pour me frustrer de compétitions et pour que je sois moins exposé aux risques de blessure, tout en étant quand même performant. Normalement, je monte crescendo au cours de la saison. Cette fois, il fallait que je me jette dans le bain directement, alors que la fin d’hiver approchait déjà. J’ai réussi à claquer un chrono une semaine avant les France. Ça m’a permis de ne plus avoir peur de me blesser.

Et les championnats du monde en salle ?
En finale, j’ai pris un taquet au départ. Alors qu’en série, j’avais réalisé une excellente mise en action. Il faut que je réussisse à ne plus avoir des départs « coups de poker ». La piste à explorer, c’est le mental. Il faut que j’arrive à canaliser mon excès d’envie en finale.

Pouvoir courir enfin libéré, sans la crainte de la blessure, ça doit vous faire du bien…
2015 a été l’année de la poisse. Je me fais mal une première fois l’hiver, avec une blessure musculaire. Je réussis à revenir pour les championnats d’Europe, mais je me blesse à nouveau en finale. On a cru que c’était une déchirure mais, en avril, je continuais à me plaindre de mon ischio. Et on s’est aperçu que c’était en fait une blessure tendineuse (fissure au semi-tendineux).  Tout ça a retardé ma préparation et a flingué mon été.

Cet été, vous allez reproduire le même schéma que cet hiver, avec peu de compétitions ?
Ça va effectivement être un peu la même stratégie, mais de façon moins drastique. Je vais débuter ma saison à Eugene (28 mai).  Je ne courrai donc pas à Montgeron, lors du meeting de mon club, contrairement à d’habitude. Je vais aussi zapper les deux premières étapes de la Diamond League, à Doha et Shanghai. Je vais vraiment cibler les courses. Je devrais participer à cinq meetings, ainsi qu’aux championnats de France, aux Europe et aux Jeux olympiques.

Votre ambition, c’est la régularité ou des pics de forme très précis ?
Les deux ! Je veux être régulier dans de très grosses performances, comme j’ai réussi à le faire cet hiver avec trois chronos en moins de 7’’50. Un athlète de très haut niveau, quand il est au top, il sort une performance monstrueuse. Mais quand il n’est pas très en forme, il réalise quand même un gros chrono. C’est important psychologiquement de se sentir capable de courir en 13’’10 ou moins n’importe quand.

Les championnats d’Europe, qui se dérouleront un peu plus d’un mois avant les Jeux olympiques, sont-ils un objectif à part entière ?
Oui, sous la forme d’une répétition avant les J.O. Les Jeux olympiques sont bien sûr l’objectif numéro un. Mais les championnats d’Europe sont la seule compétition avant Rio où l’on a trois tours à disputer. Il faut que je fasse quelque chose de bien. La seule fois où j’ai réussi à m’en sortir avec ce format en plein air, ça a été lors de mon titre mondial chez les juniors (ndlr : en 2010 à Moncton).

La concurrence s’annonce une nouvelle fois très relevée sur les haies hautes françaises, dans la course aux billets pour les Europe et les J.O…
La bagarre va être encore plus féroce que d’habitude cette année. L’an dernier, les France se sont gagnés en 13’’17 (ndlr : victoire de Garfield Darien). Là, je pense qu’il faudra courir en 13’’10 voire mieux pour l’emporter. Tout le monde va bien se préparer et on ne se fera pas de cadeaux. Moi, mon envie est toujours décuplée quand le niveau augmente. Ça me stimule.

Ce serait quoi une année  2016 réussie pour vous ?
Monter sur le podium olympique. Il n’y a pas d’autres mots. Je veux accomplir mes rêves.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Retrouvez la biographie de Pascal en cliquant ici

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RB
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