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Dans l’œil du coach : Leticia Drack au Ca Balma
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Dans l’œil du coach : Leticia Drack au Ca Balma

Pistard, routard, combinard, sauteur, lanceur, jeune, compétition, loisir, haut niveau, découverte, nature, ville. Autant de mots à combiner qui, au sein des près de deux mille clubs, font l’athlétisme en France. Parmi les rouages essentiels de chaque structure, l’entraîneur, quel que soit son profil, occupe une place à part. Athle.fr vous invite à la rencontre de ces hommes et femmes de l’ombre. Huitième épisode avec Leticia Drack, 36 ans, entraîneur au CA Balma.

Le plaisir est un « mot » qui revient souvent dans la bouche de Leticia Drack. Il est prononcé avec un accent chantant de la Haute-Garonne, par cette ancienne lanceuse de javelot de niveau national. Elle entraîne au CA Balma un petit de groupe de jeunes sprinteuses et sauteuses, parmi lesquelles la championne de France cadettes du 100 m, Eloïse de La Taille. Avec l’envie de les former, les écouter et les faire réagir, grâce à un échange de tous les instants. Interview.

Athle.fr : Votre définition de l'entraîneur ?
Leticia Drack : C’est  un subtil mélange entre différents aspects du métier. Il est éducateur au sens strict du terme, avec ses propres consignes, ses exigences, sa pédagogie. Mais il peut être également confident, ami, membre de la famille. Il accompagne du mieux possible l'athlète dans ses réalisations sportive et personnelle. Très important pour moi, il doit bien faire passer la notion de plaisir, que ce soit à l'entrainement ou en compétition. J'ai l'avantage de m’occuper d’un petit groupe de cinq athlètes féminines cadettes et juniors. Pour certaines d’entre-elles, on se suit depuis cinq ans. Du coup, il y a une grande complicité et du respect entre nous. Je les ai vues progresser, elles me voient aussi évoluer. On est beaucoup dans l’échange. Quand j’étais athlète, cette absence de communication m’a manqué. Je suis comme leur "seconde maman" et elles sont un peu mes "grandes filles". Bien sûr, il y a des limites à ne pas dépasser, mais on se tire vers le haut toutes ensemble.

Entraîneur à Balma, c'est plus dur qu'ailleurs ?
Oui et non. Oui, car on est un petit club de la banlieue de Toulouse. Nous ne disposons pas d'infrastructures pour l'hiver. Nous n’avons pas de salle couverte pour l'entrainement, ni de salle de musculation au stade. Du coup, c'est un peu la débrouille, mais les athlètes s'adaptent bien. Non, car le club de Balma est une grande famille. Il porte très bien son nom de « Tribu Orange », la couleur du maillot. On est un peu comme à la maison. Il y a un grand respect entre les différents groupes sur le stade. Le CA Balma est, à la base, un petit club. Mais il évolue chaque année un peu plus et comptait plus de 700 licenciés l'année dernière. Malgré le nombre croissant d’adhérents, il garde cet état d'esprit familial, qui me convient bien.

Ce qui vous énerve et vous plaît le plus dans votre fonction ?
Ce qui me plaît le plus, c'est de voir "mes filles" s'épanouir et être heureuses dans l’athlétisme. J'aime quand elles s'éclatent et qu'elles réalisent de belles performances. Quand j'ai le bisou de remerciement après une bonne course ou un beau saut, je me dis que le travail a été bien fait et je suis super contente. Il n’y a pas grand-chose qui m’énerve, sauf, peut-être, les blessures. Mais j'ai un groupe de filles résistantes, qui n'ont que des bobos mineurs. J'ai tout de même du mal quand les filles boudent ou font la tête après une contre-perf. Elles voient toujours le négatif, alors qu'il y a toujours du positif à en tirer. On apprend toujours beaucoup de ses erreurs. Et puis, ça n’est que du sport.

Vous êtes une coach "connecté" ou un entraîneur à l'ancienne ?
Un peu des deux. Je suis une jeune coach, qui a la chance d'avoir un « co-coach » en la personne de mon mari, Jonathan Drack (ndlr : international mauricien au triple saut). Du coup, on potasse beaucoup de revues d'athlé. On se sert aussi de notre vécu d'athlète et des nouvelles technologies pour explorer différentes manières d’entraîner. On utilise également son expérience en préparation physique. On échange beaucoup avec le groupe, c’est aussi une façon de le rendre plus autonome. On se remet en question et on s'adapte continuellement pour coller au mieux aux besoins de chaque athlète. On a tellement de profils différents que chaque fille demande une attention particulière. On s'est rendu compte qu’en cernant bien les personnalités physique et mentale de chacune, on peut s’adapter et le faire progresser beaucoup plus vite.

Votre plus beau souvenir ?
Le titre de championne de France d'Eloïse de La Taille sur 100 m cadettes, cet été. Je la savais en grande forme et prête à tout donner. Mais répondre présent le jour J, c’est toujours difficile. Quand nous avons vu le chrono affiché 11’’79, nous étions super heureuses car ça lui ouvrait les portes de la sélection  pour les championnats d’Europe cadets. En plus, mes émotions ont été décuplées du fait de ma grossesse. Et quand Eloïse m’appelé en pleurs, après la victoire du relais medley aux « Europe », je me suis dit que la boucle était bouclée de belle manière pour cette année. Ça récompense bien tout son travail et son abnégation. Je n’oublie pas non plus les participations aux différents championnats nationaux des autres athlètes du groupe.

Quelle est votre relation avec les athlètes ?
Elle est d'abord fondée sur la confiance et le respect. C'est vrai que je me retrouve beaucoup dans chacune d’elles. J'essaye de les aider du mieux possible, en comptant aussi sur mes expériences d'athlète et de femme. Car coacher cinq filles en pleine crise d'ado, ce n'est pas simple tous les jours, croyez-moi ! Elles n’ont pas confiance en elles, doutent beaucoup, sont attentives à leur physique. On essaye d’être un maximum dans le partage, même si, parfois, on ne peut pas toujours être là à les motiver. Mais je les aime beaucoup et elles me le rendent bien. Ces "petits bouts de femmes" ont de l'avenir !

Avez-vous un modèle d'entraîneur, dans l’athlétisme ou dans un autre sport ?
Je dirais Claude Onesta, le sélectionneur de l’équipe de France masculine de handball, pour sa gouaille et son palmarès exceptionnel. En plus, il est de chez nous et son accent chantant me fait toujours sourire. Il allie compétence et bonhomie, tout ce qu'il faut pour être une bonne personne à mon sens.

Trois mots pour définir votre groupe ?
Elles sont travailleuses, prometteuses et, même si elles vont m'en vouloir, chieuses !

Propos recueillis par Renaud Goude pour athle.fr

 

RB
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