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Dans l’œil du coach : Jacques Pelgas au CREPS de Boulouris
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Dans l’œil du coach : Jacques Pelgas au CREPS de Boulouris

Pistard, routard, combinard, sauteur, lanceur, jeune, compétition, loisir, haut niveau, découverte, nature, ville. Autant de mots à combiner qui, au sein des près de deux mille clubs, font l’athlétisme en France. Parmi les rouages essentiels de chaque structure, l’entraîneur, quel que soit son profil, occupe une place à part. Athle.fr vous invite chaque mois à la rencontre de ces hommes et femmes de l’ombre. Treizième épisode avec Jacques Pelgas, 78 ans, entraîneur…

Il est des entraîneurs qui ne vous parlent pas que d’athlétisme. Qui vous apportent une philosophie de vie, un développement personnel. Jacques Pelgas est de cette trempe. Un monsieur passionné, fin connaisseur de ce sport qu’il côtoie encore au quotidien. Mais derrière ses lignes de carnet d’entraînement, ne  se révèle pas que du sport. On parle d’humanité, d’accomplissement, d’échanges, de rêves. D’un « Monsieur » qui a tatoué définitivement sur bon nombre d’athlètes sa passion des lancers mais également certaines valeurs de la vie qui les accompagnent encore.

Athlé.fr : Votre définition de l'entraîneur ?
C’est un organisateur et un catalyseur. Il doit faire attention aux trois exigences principales que demande l’athlétisme : l’affectivité (le vouloir), les connaissances (le savoir), la motricité (le pouvoir) qui sont indépendantes et en même temps interactives. C’est un peu comme un luthier qui a des connaissances générales mais qui doit s’occuper d’instruments tous différents les uns des autres. L’entraîneur est cette personne qui a cette vision large et détaillée de l’athlète.

Entraîneur à Boulouris, c'est plus dur qu'ailleurs ?
Sur le plan du climat, on ne peut rêver mieux, c’est paradisiaque. Les installations sont très bonnes, rien à dire. Après j’avoue que j’aime bien partager, alors n’entraîner que quelques athlètes de haut-niveau dans le cadre fermé du CREPS c’est parfois un peu frustrant. Rien ne peut remplacer le milieu associatif, les échanges avec les jeunes, la détection. J’adore ce que je fais mais un peu plus de vie par moments serait un plus.

Ce qui vous énerve et vous plaît le plus dans votre fonction ?
J’aime cette idée d’être un accompagnateur de rêves, de soutenir les projets et d’être là dans les bons ou les mauvais moments. On vit une aventure commune, c’est une belle histoire. Ce que je n’aime pas c’est cette sorte de solitude sociale et financière que peut avoir l’athlète de haut-niveau. Dans les lancers, il faut du temps pour atteindre son plein potentiel, et pour beaucoup d’athlètes il faudrait beaucoup plus d’aides qu’actuellement. Beaucoup d’athlètes prometteurs sont obligés de travailler pour vivre et passent à côté d’une carrière plus intéressante. L’Etat devrait se pencher plus sérieusement sur ce statut du haut-niveau.

Vous êtes un coach "connecté" ou un entraîneur à l'’’ancienne" ?
Je suis un spécialiste du fait main. Je fais un peu à l’ancienne avec mes carnets. Ca ne m’empêche pas de me remettre en cause en me documentant toujours car on n’entraîne plus comme il y a 50 ans. Je me sers également de la vidéo pour décortiquer les gestes, mais maintenant c’est avec une tablette et plus une caméra super 8.

Votre plus beau souvenir ?
C’est ma passion d’entraîner et être au contact des jeunes quel que soit leur niveau. Chacun a sa place dans mes plus beaux souvenirs. S’il y avait un fait marquant, ce serait la surprise qui m’a été faite pour mes 60 ans où près de 70 athlètes, que j’avais entraîné de 1967 à 1999 ou que je connaissais bien sont venus pour mon anniversaire. Ce fut un très beau moment.

Quelle est votre relation avec les athlètes ?
Je suis l’ami mais pas le copain. Il peut y avoir des affinités, des complémentarités et il est normal que les relations évoluent dans ce sens. Mais je ne rentre pas dans l’intimité des athlètes. Notre relation forte se construit sur le stade mais pas en dehors. On peut discuter bien sûr de la famille, du travail, je peux donner un avis, et s’il y a un problème on peut venir me trouver mais on ne peut pas tout mélanger.

Avez-vous un modèle d'entraîneur, dans l’athlétisme ou dans un autre sport ?
Je pense à deux entraîneurs. Pierre Legrain, plusieurs fois champion de France du marteau dans les années 50-60. Il m’a fait découvrir l’athlétisme à Oignies, dans le Pas-de-Calais, et était un véritable découvreur de talents. Jacques Dudal, entraîneur national et DTN, un orfèvre de la pédagogie qui m’a donné envie d’enseigner l’athlétisme.

Trois mots pour définir votre groupe ?
Passionné. Pugnace. Chaleureux.

Propos recueillis par Renaud Goude pour athle.fr

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Charles Gozzoli - 05/05 (09h32)
BRAVO JACQUES les résultats de tes athlètes sont au TOP tu montres que tu es toujours depuis plus de 40 ans dans les meilleurs entraineurs français de Lancer , que tu es un homme de grande valeur et cela sans rechercher ta présence dans les médias; Coup de chapeau Jacques C Gozzoli
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