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Accueillir des baby athlé, une vocation sociale
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Accueillir des baby athlé, une vocation sociale

Lors de la prochaine rentrée au mois de septembre, de nombreux clubs accueilleront des enfants de 3 à 6 ans dans leur club, au sein de leur section baby athlé. Pour certains, ce sera une grande première, pour d'autre une habitude déjà bien rôdée. Jean Plouvier, l'un des pionniers du dispositif au sein du club de l'Etoile Oignies Athlétisme (Hauts-de-France), nous livre ses éclairages sur la naissance et la vie de sa section.

Jean Plouvier, quels sont les pré-requis pour accueillir des « baby athlé » dans son club ?
La première chose, c'est qu'il faut des animateurs formés. Dans l'idéal, il faudrait qu'ils soient diplômés, mais dans la réalité, on commence souvent à animer tout en se formant en parallèle. Les baby, ce n'est pas le même public que les autres catégories. Avec eux, il est question avant tout d’éducations motrice, physique et athlétique. Cela nécessite d’avoir la double expertise de la motricité de la petite enfance et de l’athlétisme. Par ailleurs, il faut impérativement des infrastructures, c'est-à-dire une salle. Ce n'est pas un athlétisme qui se pratique dehors. Le reste est secondaire.

Cela nécessite-t-il une préparation conséquente en amont ?
Je dirais que ce n'est pas très compliqué parce qu'on a tous les outils à notre disposition sur la plateforme entraînement-athle.fr et dans le fichier FFA/DIMASPORT. Tout est bien balisé, avec différentes périodes tenant compte de la progression au cours de l'année. Le calendrier annuel est basé sur le calendrier scolaire, avec des modules de plusieurs semaines, et avant chaque vacances, une révision générale de ce qui a été fait dans les semaines précédentes. Il faut tout de même des matériels spécifiques. Quand on suit la formation, on est confronté à des mises en situation, et on voit ce dont a besoin dans ce domaine : des plots, des lattes... Le plus important, c'est de veiller à respecter les trois actions principales de l'athlétisme : se déplacer, projeter, se projeter, dans le langage baby.

Combien d'encadrants sont nécessaires à la gestion d'un groupe ?
Pour moi, le maximum est de 7 enfants par encadrant soit un encadrant par atelier. En effet, du fait d’une autonomie en construction, il faut que l’adulte soit attentif à chaque enfant pour qu’il respecte les critères de réussite et de réalisation de chaque situation. Chez nous, nous avons une petite trentaine d'enfants pour quatre encadrants. Ils ne sont pas toujours tous là en même temps, mais le créneau est le même pour tous : le mercredi de 16h30 à 17h30. Parfois, ils sont 22, la semaine suivante 28. Il est difficile de placer un créneau plus tôt, car certains des enfants font encore la sieste. La séance dure une heure, avec 45 minutes d'activité. Cela représente trois rotations d'un quart d'heure, et un temps calme de cinq minutes à la fin.

En quoi l'accueil de ce public très jeune diffère-t-il des autres catégories ?
Quand on accueille un baby, on accueille également leurs parents. Ils sont naturellement plus exigeants, et ils restent généralement pour assister à la séance, sans pour autant intervenir. Ils ont très bien compris les limites de leur présence. Nous, nous les autorisons à rester. Ils ont également un rôle à jouer auprès de leurs petits. En cas de pleurs ou d'un petit pipi, ils sont là pour accompagner l'enfant.

Il faut donc prévoir des temps d'échange avec eux au début de l'année...
Oui, mais pas forcément au cours des deux ou trois premières séances. Comme les enfants ont droit à faire des séances d'essais, on laisse passer ces premières heures avant de présenter en détail nos contenus et notre programme sur l'année, avec les quelques passages obligés.

Accueillir des enfants dès leur plus jeune âge permet-il de les fidéliser ?
Certains restent au club, d'autres sont repartis assez vite. Comme tous les enfants de cet âge-là, ils se cherchent, et essaient plusieurs sports avant de trouver ce qui leur correspond le mieux. Les garçons essaient le foot, le basket, les filles essaient la gym ou la danse. C'est un phénomène naturel. Dans notre expérience, la moitié de ceux qui s'inscrivent à la rentrée sont à nouveau présents l'année d'après. Le Pass’Aventure constitué de 6 situations d’évaluation passées sur les 2 dernières séances de la saison participe aussi à cette fidélisation. L’enfant assidu réussira. Ces réussites seront indiquées dans son passeport et il recevra un badge (lutin pour les 4 ans, explorateurs pour les 5 ans, super héros pour les 6 ans). Ceci pourra lui donner envie d’avoir les autres badges de la section baby voire de continuer à vouloir obtenir les 5 niveaux de l’école d’athlétisme.

Comment avez-vous mené votre recrutement ?
Cela s'est fait très facilement dès la première année, grâce à la publicité auprès des écoles de la ville, qui ont fourni le plus gros contingent des participants. Je suis allé dans les classes de maternelle et de CP, et nous avons également distribué des flyers. Depuis, les parents savent que nous existons, et nous envoient les petits frères et les petites sœurs de ceux qui sont passés par la section les années précédentes, ou les amis de ceux qui sont déjà inscrits.

Pourquoi avoir créé une section baby athlé au sein de votre club ?
J'entraînais les éveils et les poussins, et je me suis demandé pourquoi nous n'accueillerions pas des baby. Cela se fait dans d'autres sports, comme la gymnastique, depuis très longtemps. Avec l'appui et l'accord du bureau du club, nous avons mis cela en route en 2014. Il faut à la fois la volonté des dirigeants, des structures et des entraîneurs. Au départ, on démarre de zéro : il faut acheter du matériel, former les gens, etc. Sans un moteur pour lancer l'action, c'est difficile. Mais il y a des arguments très intéressants à développer sa section. En termes de licenciés, cela représente 10 % de nos effectifs, ce qui n'est pas négligeable. Cela rentre également dans ce que je considère comme notre vocation sociale de développement des enfants. On accueille tout le monde, y compris des enfants qui peuvent avoir des difficultés sur le plan physique ou psychique. Quand ils grandissent, c'est plus difficile pour nous de les intégrer au groupe. Mais chez les babies et les éveils, c'est important à mes yeux de les faire participer ensemble.

Quels sont les écueils inévitables auxquels il faut se préparer ?
Les écueils, on les rencontre en athlétisme dans toutes les catégories. On accueille des enfants de 3 à 6 ans, qui n'ont pas le même degré d'autonomie et avec un niveau très hétérogène. Il faut s'adapter, c'est plus un challenge qu'un écueil. Finalement, il n'y a pas de difficulté à accueillir des baby dans un club.

 

RB
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