MON ACCÈS
Trouver un club près de chez vous
Les
Vidéos
Derniers
clichés
Espaces
FFA
STRUCTURES
CLUBS
l'actu des espaces | infos
Dans l’œil du coach : Boris Le Helloco à Athlé 91
8474
Commentez cette actualité
Dans l’œil du coach : Boris Le Helloco à Athlé 91

Pistard, routard, combinard, sauteur, lanceur, jeune, compétition, loisir, haut niveau, découverte, nature, ville. Autant de mots à combiner qui, au sein des près de deux mille clubs, font l’athlétisme en France. Parmi les rouages essentiels de chaque structure, l’entraîneur, quel que soit son profil, occupe une place à part. Athle.fr vous invite chaque mois à la rencontre de ces hommes et femmes de l’ombre. Quatorzième épisode avec Boris Le Helloco, 43 ans, entraîneur à l’Athlé 91.

Son meilleur souvenir ? Ce n’est pas l’entraîneur mais l’homme aux souvenirs d’enfance qui répond : « C’est le record d'Europe du 3000 m steeple de Joseph Mahmoud en 8'07"62 en 1984, au meeting Van Damme à Bruxelles. J'avais dix ans ». La passion de l’athlétisme est chevillée au corps chez Boris Le Helloco, fils de Yannick, son papa qui le trimballait gamin sur tous les stades pour suivre Joseph Mahmoud, mais aussi toutes les jeunes pousses du club d’Evry qu’il coachait depuis des décennies. Ancien coureur de 800 m dans les années 90, Boris a logiquement pris la relève avec le même enthousiasme. Il entraîne notamment Yoann Decimus, international sur 400 m et 400 m haies.

Athle.fr : Votre définition de l'entraîneur ?
C’est un passionné, souvent avec une formation autodidacte incomplète, qui exerce un vrai métier avec peu de reconnaissance salariale et humaine. Ce n’est pas une plainte ni une critique, mais une constatation. Meneur d'hommes capable de fédérer un groupe, il veille à sa bonne cohésion. Il doit éviter de faire des différences selon le niveau des athlètes, tout en permettant aux meilleurs du groupe d’atteindre le haut niveau.  Il doit être à l'écoute des athlètes et doit s'adapter au profil de chacun, en individualisant l'entrainement en fonction de leurs points forts et faibles. Enfin, il doit établir une relation de confiance en montrant son investissement, sa motivation et sa compétence, tout en laissant une certaine autonomie. Après, chaque entraîneur a sa particularité. Moi, j’ai appris sur le terrain avec mon père, puis j’ai continué à me former tout en entraînant Yoann Decimus.

Entraîneur à Evry, c'est plus dur qu'ailleurs ?
Je ne sais pas, car je n'ai entrainé qu'à Evry, où j'ai débuté en 2000. Mais une chose est certaine, les jeunes ne viennent pas d’eux-mêmes s'inscrire à la section athlé. 90% des benjamins-minimes de notre club viennent de mon collège. Nous devons constamment prospecter dans le cadre scolaire, faire découvrir et aimer notre sport qui, pour la plupart de ces jeunes, se résume à ce qu'ils font au collège. Je suis professeur d'EPS au collège Le Village d'Evry, j'ai créé dans l'établissement la section sportive athlétisme et je fais donc la liaison entre l'UNSS et le club. C’est majeur pour nous. Il me semble que les jeunes zappent vite de nos jours, c’est plus dur de les attacher à une idée, un centre d’intérêt. Le niveau d’ensemble baisse également. L’autre difficulté, c'est de capter l'intérêt des parents, de leur prouver qu'une pratique sportive régulière et suivie ne peut être que bénéfique pour leurs enfants.

Ce qui vous énerve et vous plaît le plus dans votre fonction ?
Je vais citer Georges Clemenceau : « Il n'y a qu'une seule façon d'échouer, c'est d'abandonner avant d'avoir réussi ». On constate malheureusement que nombre de jeunes athlètes talentueux ont peur de l'échec. Ils préfèrent fuir la difficulté plutôt que de l'affronter. Ce qui m'anime et me motive, c’est la détection, le recrutement, la formation. Quel que soit son niveau, pour commencer à avoir des résultats, il faut s’entraîner sérieusement. C'est aussi tout le travail de planification et de contenu de l'entrainement, son analyse  et la réflexion qui en découlera, qui m’intéressent. Mon objectif est de faire progresser l'athlète et de l'amener à son meilleur niveau le jour J. C’est passionnant.

Vous êtes un coach "connecté" ou un entraîneur à l'’’ancienne" ?
Les deux. En termes de communication, je suis connecté sur les nouvelles appli, comme Whatsapp, ce qui me facilite le travail d'informations nécessaires au bon fonctionnement du groupe. Ça me permet également d'échanger avec les athlètes après l'entrainement, par exemple sur le ressenti des séances, ce que l'on n'a pas toujours le temps de faire sur le stade. J'utilise donc beaucoup la "connexion" pour ma relation avec les athlètes. J’aime bien contrôler tout ce qui a rapport à l’entraînement. En termes de méthode, je m'inspire notamment de ce que j'ai vu et ressenti auprès de mon père, même si je ne reprends pas tout car les époques sont différentes. Il avait pour références Joseph Maigrot, Jacques Dudal, Roger Thomas et Jacques Darras. Mais je suis aussi un coach qui aime regarder, écouter et échanger avec les entraîneurs venus d’autres horizons, notamment le tennis.

Votre plus beau souvenir ?
Le premier titre de champion de France Elite de Yoann Décimus sur 400 m haies (49’’52), à Charléty en 2013. Même si je suis assez peu démonstratif, je suis passé par toutes les émotions ce jour-là. Une minute après sa victoire, Yoann est disqualifié pour une faute sur le passage d’une haie en virage. Il a fallu faire appel et prouver qu’aucune faute n’avait été commise. Ça a été assez stressant. Finalement, Yoann a obtenu gain de cause, pour notre plus grande joie. Comme bon souvenir, j’ajouterais le titre de champion d'Europe en salle du 4x400 m de l'équipe de France à Bercy en 2011, dans lequel Yoann était le dernier relayeur.

Quelle est votre relation avec les athlètes ?
Je n'entraîne quasiment que des athlètes que je suis depuis minimes voire benjamins. C’est notamment le cas de Yoann Décimus. La grande majorité sont d'anciens élèves du collège ou j'enseigne, sont recrutés pour la section sportive athlétisme et dirigés vers le club. Je suis donc très proche d’eux. Mais, au fil du temps, j’ai appris à me protéger en essayant de me mettre des limites. Au début de ma carrière d’entraîneur, j’ai été un peu trop vite dans mon envie d’amener les athlètes vers le haut niveau. J’ai voulu précipiter les choses, sans me rendre compte que je me projetais un peu trop sur eux. Après coup, j’ai pris conscience qu’il fallait plus de patience, que cela n’empêchait pas la réussite et que chaque athlète avait son propre parcours.

Trois mots pour définir votre groupe ?
Travailleur. Jovial. Solidaire.

Propos recueillis par Renaud Goude pour athle.fr

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions
Commentez cette actualité
Pour commenter une actualité il faut posséder un compte sur le site FFA, utilisez la rubrique ci-dessous pour vous identifier ou vous créer un compte.
Login (Email) : 
Mot de Passe : |
mot de passe oublié ?
dans la même rubrique
28/03 >  
07/03 >  
31/01 >  
01/01 >  
22/12 >  
29/11 >  
18/10 >  
05/09 > (1)
29/07 >  
28/06 > (1)
le reste de l'actualité
18/04 >  
12/04 >  
05/04 > (3)
31/03 > (7)
30/03 > (1)
27/02 >  
22/02 >  
16/02 >  
14/02 >  
12/02 >  
29/01 >  
26/01 > (3)
26/01 >  
18/01 >  
12/01 > (1)
20/12 >  
19/12 >  
08/12 >  
25/10 >  
09/10 >  
06/10 >  
21/09 >  
13/09 >  
06/09 > (2)
14/07 >  
rechercher
Outils communication
clubs FFA
Fil
Info
12345
boutique
FFA
INFORMATIONSFORMATIONCOMMUNAUTÉBASES DE DONNÉESMÉDICALBOUTIQUE
NOS PARTENAIRES
CONDITIONS D'UTILISATION MENTIONS LÉGALES CONTACTS