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Carolle Zahi : « J’ai un peu sursauté »
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Carolle Zahi : « J’ai un peu sursauté »

C’est ce qui s’appelle une semaine de rêve. Le 24 juin, pour sa première sélection plein air en individuel sous les couleurs de l’équipe de France, Carolle Zahi s’impose sur 100 m en 11’’19 (+0,4m/s) lors des championnats d’Europe par équipes, au Stadium de Villeneuve-d’Ascq. Sept jours plus tard, elle prend en 11’’17 (+0,1m/s) la cinquième place de la ligne droite à l’occasion du meeting de Paris, au stade Charléty. Un chrono synonyme de record personnel amélioré d’un centième. Rencontre avec la sprinteuse d’Athlé Sud 77, entraînée au pôle de Fontainebleau par Alex Ménal.

Athle.fr : Carolle, vous avez couru à votre meilleur niveau lors des deux rendez-vous majeurs de cette première partie de saison. Comment les avez-vous abordés ?
Carolle Zahi : Quand j’arrive en compétition, je me dis que le plus important est de rester concentrée et de ne pas me laisser impressionner par ce qui m’entoure. Je dois me dire que j’ai ma place. Le seul stress que j’ai ressenti à chaque fois, c’est que je voulais faire aussi bien pendant ma course qu’à l’échauffement, lors duquel je me sentais très bien.

Qu’avez-vous ressenti après vos belles prestations ?
De la joie et une satisfaction personnelle ! J’ai vraiment travaillé pour en arriver là. J’ai quasiment raté deux saisons à cause des blessures, mais j’y ai cru. A Paris, je ne savais pas du tout ce que j’avais fait après avoir franchi la ligne d’arrivée. J’ai appris mon résultat par un journaliste. J’ai un peu sursauté. Je ne m’attendais pas du tout à ce chrono, vu la course ! Ça montre ma régularité, même si je sais que je peux faire mieux.

Vous êtes perfectionniste…
Entre les championnats d’Europe par équipes et le meeting de Paris, on a essayé de travailler ce qu’il y avait à améliorer, à savoir la fin de course. Malheureusement, ça ne s’est pas passé comme espéré dans la capitale. Après soixante mètres, j’ai commencé à tendre la jambe, alors que la vitesse de fermeture est le plus important. Mais courir à côté d’une grande championne comme Elaine Thompson m’a permis de voir mes défauts techniques.

Vos proches étaient-ils dans les tribunes du Stade Charléty ?
Il y avait mon petit frère et des amis. Ils m’ont envoyé des photos après le meeting. Ça m’a fait particulièrement plaisir de voir plusieurs personnes venir, sans que je sache exactement où elles étaient.

Avez-vous le sentiment d’avoir passé un cap avec ces deux compétitions ?
Il est peut-être un peu tôt pour dire ça. Mais j’ai acquis une forme de régularité.  Ça montre que mon chrono (11’’18 à Montreuil le 1er juin, niveau de performance pour les championnats du monde au centième près) n’était pas dû à un coup de chance et ça rassure. On va maintenant axer le travail à l’entraînement sur la fin de parcours. Je ne participerai plus à aucun meeting avant les France, où je viserai le titre. Londres ? C’est l’enjeu final. C’est là que tout va se jouer.

Comment avez-vous vécu psychologiquement les blessures qui vous ont empêchée de vous exprimer ?
J’en suis arrivée là grâce au travail mais aussi à la patience. Je me suis fait une fissure du cartilage au genou gauche au mois de juillet 2016. J’ai eu plusieurs mois d’arrêt, avec des séances de rééducation à effectuer. J’ai eu du mal à vivre le fait de ne pas pouvoir faire de saison hivernale. Je suis restée au centre de Capbreton du 16 janvier au 4 février. On m’a fait comprendre que le mieux était de reprendre tranquillement. Etre entourée de personnes en reconstruction m’a aidée à remonter la pente. Dès le moment où j’ai pu reprendre, je n’ai pas voulu perdre de temps. Aujourd’hui, je ne ressens plus aucune douleur. Je fais régulièrement des séances de Tecar (ndlr : un procédé de régénération articulaire et musculaire). J’ai aussi des exercices à effectuer.

Vous faites partie d’un groupe d’entraînement à Fontainebleau où l’on retrouve plusieurs jeunes talents, comme Floriane Gnafoua, Déborah Sananes et Estelle Raffai. Quelles sont vos relations ?
Il n’y a pas du tout de rivalité entre nous. On se considère toutes comme des alliées à l’entraînement. Estelle Raffai possède des grandes qualités de résistance sur les longs parcours. Lors des séances de 250 mètres, je me mets avec elle par nécessité, car je sais qu’elle va m’aider à progresser. Floriane, elle, me pousse sur les séances de départ. Parfois, on a du mal à respecter les consignes du coach (Alex Ménal). C’est un peu la bagarre, mais sans aucune arrière-pensée. On se pousse dans nos retranchements.

La France a eu de grandes sprinteuses à la fin des années 90 et au début des années 2000, avant de connaître un petit creux…
Avec la nouvelle génération, on peut apporter du nouveau dans le sprint. Si on se sous-estime, c’est normal qu’on soit un cran en-dessous par rapport aux autres. Il faut vraiment croire en nous et nous dire qu’on est capables de faire aussi bien que les étrangères.

Quelles sont vos ambitions avec le relais, qui a malheureusement été disqualifié lors des championnats d’Europe par équipes ?
Le relais est encore en reconstruction. On a pas mal de choses à apprendre. On a toutes le même niveau. On a les capacités pour passer en finale à Londres, ce qui serait super.

Avez-vous un modèle ?
Peut-être Veronica Campbell-Brown (ndlr : la Jamaïcaine a été triple championne olympique et triple championne du monde sur 100 m, 200 m et 4x100 m). La première fois que j’ai regardé des vidéos d’athlétisme, je suis tombée sur elle. J’ai aimé sa façon de courir. En France, on mise beaucoup sur la technique. Mais les qualités naturelles comptent aussi. Elle a souvent les genoux qui se touchent lorsqu’elle court. Je m’identifie un peu à elle.

Vous êtes née en Côte d’Ivoire et vous êtes arrivée dans l’Hexagone à l’âge de 9 ans. Pourquoi avoir choisi de représenter la France au niveau international ?
J’ai vraiment fait ce choix de manière personnelle, sans être influencée par qui que ce soit. J’ai plus de repères ici et je fais partie d’un groupe dans lequel plusieurs athlètes avaient déjà été sélectionnées en équipe de France. Forcément, ça motive !

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer et Etienne Nappey pour athle.fr

Carolle Zahi
Age / Sél.23 ans / 4 A
ClubAthle sud 77*
Spécialité60 m - 100 m - 4 x 100 m
RB
Admin Athle.fr
les réactions (2)
Mathieu Rouquette - 05/07 (00h03)
Le temps. C'est le temps qui nous dira si elle courra à Sotteville ou pas.
Le vrai Candide - 04/07 (22h18)
''Plus aucun meeting avant les France" ? Pourtant, les organisateurs du meeting de Sotteville-les-Rouen de ce vendredi annoncent la présence de Carolle Zahi à leur plateau... Alors, qui croire ?
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