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Championnats d'Europe espoirs : Payen vaut de l'or
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Championnats d'Europe espoirs : Payen vaut de l'or

Le contingent français a engrangé cinq nouvelles médailles ce samedi aux championnats d'Europe espoirs de Bydgoszcz, dont le titre de Ludovic Payen sur 110 m haies en 13''49. Gautier Dautremer sur 200 m et Camille Sainte-Luce au marteau ont touché l'argent, et Emma Oudiou sur le steeple et Dylan Caty sur 110 m haies ont terminé bronzés.

Le Temps Fort

Les haies, tradition française

Après trois jours d'épreuve, la première Marseillaise de la semaine a retenti en terre polonaise. Ludovic Payen s'est chargé d'aller la chercher, comme un grand, sur un 110 m haies très accroché. A la lutte avec l'Anglais Kai Riley-Laborde, il n'a pas craqué sur les derniers obstacles, contrairement à son rival, pour se jeter sur la ligne. « Je prends un gros départ et les trois premières haies, je les enchaîne tellement bien que je suis surpris moi-même. Je commence à faire des fautes, mais comme j'ai très envie, je m'applique techniquement », rembobine le nouveau champion d'Europe. Une lucidité et un cran dignes d'un vieux briscard, alors qu'il honorait là sa toute première sélection, à vingt-deux ans. En 13''49 (+1,1), il améliore son record personnel et s'affirme comme un nouveau prétendant au plus haut niveau dans une discipline qui ne manquait déjà pas de talents en France.

« C'est un truc de ouf ! Je suis arrivé ici à un centième de Kai (Riley-Laborde), un mec que je connais bien car il m'avait battu l'an passé. J'avais très envie de prendre ma revanche », savourait le pensionnaire de Bordeaux Athlé. Passé en l'espace de deux saisons de 14''02 à 13''49, l'élève de Fabien Lambolez, présent en Pologne dans l'encadrement, a vu sa vie athlétique défiler devant ses yeux avant de monter sur le podium. « Cela fait deux ans que je travaille pour ce titre, et six ans que j'en rêve ! Je vois dans le passé tous les efforts physiques et mentaux que j'ai fournis. Je suis tellement content ! En plus, c'est la course la plus bizarre de toute ma vie. Le starter m'a montré que j'ai fait 0''100 de temps de réaction, alors que ce n'est pas du tout mon point fort. D'habitude, le courant ne va pas vite entre mes oreilles et mon cerveau dans ma tête. Là, je ne peux pas faire mieux. » Chez les espoirs, c'est une certitude. Mais il en a fait naître de nouveaux, qu'il s'appliquera à satisfaire dans les années à venir.

Dans la même course, Dylan Caty s'est mêlé à la lutte pour le titre, malgré un couloir 8 qui l'a tenu éloigné du combat à haute intensité entre Payen et Riley-Laborde. Finalement troisième en 13''66, le Nordiste de l'Entente Sambre Avesnois a lui aussi amélioré son meilleur chrono en carrière. « J'aurais aimé être à leur contact. Mais je me suis dit qu'il fallait que j'aille à la bagarre pour me faire plaisir. A mi-course, j'ai vu que j'étais dans le jeu, alors j'ai fait ce qu'il fallait pour rester solide et je m'en sors avec une belle médaille de bronze », apprécie celui qui se plaignait après les séries d'un mal de dos handicapant.

Les Médailles

Sainte-Luce et Dautremer partagent l'argent, Oudiou retrouve le bronze

En l'espace de quelques minutes, deux médailles d'argent sont tombées dans l'escarcelle française, qui n'en avait pas encore récoltées jusqu'alors. La première, dans l'ordre chronologique, a récompensé Gautier Dautremer, auteur de deux jours de compétition de rêve, puisqu'il a battu son record personnel en séries et en finale, pour le porter à 20''66 (+1,6).
« Mon corps est HS, mais je me sens grave bien ! Quand j'ai battu mon record en séries sans forcer tant que ça, alors que je n'étais engagé que sur 4x100 m initialement, j'ai commencé à penser à une médaille puisque j'avais réalisé le meilleur temps. En finale, j'avais les deux meilleurs devant moi, alors je me suis accroché au wagon », raconte le sprinter de l'EFCVO. Sa superbe ligne droite finale l'a porté vers l'argent, dans la foulée du Slovaque Jan Volko, auteur d'un nouveau record des championnats en 20''33, après avoir déjà pris l'argent du 100 m la veille.

Quelques minutes plus tard, la délivrance est arrivée pour Camille Sainte-Luce, qui a eu la bonne idée de réaliser son meilleur jet au deuxième essai lors de la finale du marteau. Là où toutes ses concurrentes se sont noyées sur un plateau légèrement humidifié par une légère averse, la Française a tiré son épingle du jeu pour atteindre 66,98 m. En tête pendant un temps, seule l'Ukrainienne Alyona Shamotina l'a finalement dépassée avec 67,42 m. Des cinq filles se tenant en 43 centimètres de la deuxième à la sixième place, c'est bien elle qui est repartie la plus heureuse. D'un naturel réservé, la jeune fille de Savigny Sénart Athlétisme avouait quand même que son concours n'était « pas du tout parfait. J'ai eu du mal à me remettre dedans après les trois premiers essais, mais heureusement pour moi, c'est passé avec le deuxième jet. Je pense que j'étais capable de gagner aujourd'hui, mais en arrivant ici, je ne m'imaginais pas du tout avoir une médaille. Compte tenu des conditions, je suis assez contente », nuançait-elle. Pour comprendre réellement l'intensité du moment, il fallait voir l'étreinte donnée par Floriane Gnafoua et Ludovic Payen à la lanceuse à la sortie du stade.

Des câlins, Emma Oudiou en a également distribués quelques-uns, après sa médaille de bronze sur 3000 m steeple en 9'50''30 (dans une course remportée par la Danoise Anna Moller en 9'43''05). Deux ans après Tallinn, la Bellifontaine a retrouvé la même place sur le podium, avec un bonheur décuplé. « Il y a deux ans, je n'étais pas forcément contente d'être battue par Maeva (Danois). Je n'étais pas assez sage à l'époque, je ne l'ai pas assez dégustée. Ces derniers temps, la vie m'a mise à l'épreuve. Elle m'a dit « écoute, ma vieille, une médaille ça se mérite. Ma saison a tellement été longue et compliquée, pour moi comme pour mon coach Thierry Choffin, que cette fois, je savoure. » La course fut d'ailleurs à l'image de son année 2017, avec un départ en dedans, accrochée à un peloton passé en 3'15'' au premier kilomètre. « J'avais un peu peur que les filles partent trop vite. Finalement, ça se fait super bien et je remonte petit à petit. Quand j'ai vu que le podium était en train de se faire, j'ai réalisé que c'était extraordinaire. Je me suis battue comme une lionne et je suis trop contente ! » pouvait-elle sourire en zone mixte, avant d'aller embrasser sa camarade Manon Pareau, dont les encouragements à chaque tour l'ont bien aidée.

Les Promesses

Vaillant et Coroller prennent date

Il était encore tôt dans la journée quand ce qui est sans doute la plus grosse performance du jour est tombée. Ludvy Vaillant avait allumé la première mèche en remportant sa demi-finale du 400 m haies en 49''55, en relâchant sur ses dernières foulées. Puis Victor Coroller a apporté la deuxième lame en terminant deuxième de la sienne derrière le Norvégien Karsten Warholm, au terme d'une remontée fantastique dans la dernière ligne droite. En 49''30, le Rennais a réalisé au centième près le niveau de performance requis pour les championnats du monde de Londres. Vingt-septième Français de l'histoire à casser les 50'', et désormais dixième performeur de l'histoire, il a signalé au vainqueur de la Diamond League d'Oslo qu'il lui faudrait se montrer vigilant dimanche en finale. Engagé dans un très exigeant doublé 400 m - 400 m haies, le jeune Nordique a perdu son pari sur le plat en ne terminant que deuxième ce samedi, et aura déjà cinq courses dans les jambes au moment de se présenter au départ de son épreuve de prédilection. Les deux Bleus sont prêts à profiter de tout moment de faiblesse.

La Phrase

« Les autres étaient meilleurs que moi aujourd'hui. »

Alexis Miellet avait l'honnêteté et le courage de reconnaître la supériorité adverse au moment de commenter sa neuvième place sur le 1500 m en 3'51''05, au terme d'une course tactique. Dans le même temps, Baptiste Mischler a tout tenté dans les cinquante derniers mètres, mais il n'a pu combler totalement les conséquences de son placement timide à 200 mètres de la ligne, et s'est classé cinquième en 3'49''76.

Et Aussi

Hay tout proche du jackpot

Hugo Hay a longtemps cru qu'il pourrait décrocher la lune au terme d'un 5000 m couru par à-coups, dont il a finalement pris la cinquième place en 14'15''19. « Je savais que ça allait se passer comme ça. A l'emballage, je n'y ai pas cru, comme un c***, par manque de confiance. Résultat, je pars de trop loin et je viens mourir à la cinquième place alors que j'aurais pu gagner ! Je fais rarement des podiums rien qu'aux championnats de France, et là, je rate une super occasion de monter sur le podium des championnats d'Europe », ressassait-il, inconsolable, après la ligne d'arrivée. L'Italien Crippa a su déjouer les pièges pour s'imposer en 14'14''28 dans une course que Jimmy Gressier a grandement animé en attaquant violemment à la mi-course, avant d'être disqualifié pour un appui à l'intérieur du couloir en virage. Sans jambes, Nicolas Witz a subi les événements et achevé son calvaire en 14'48''48.
Laura Valette s'endormira avec au moins autant de regrets que son camarade demi-fondeur après sa finale du 100 m haies. « Trop rapide, et donc trop près des haies », la Nantaise a commis de multiples fautes sur les obstacles, et a perdu le fil de sa course (8e en 13''85).
A la perche, Ninon Guillon-Romarin a connu un apprentissage compliqué du statut de (co-)favorite et n'a pu franchir 4,45 m, alors qu'elle avait pris les commandes du concours dix centimètres plus bas. « Il m'a manqué de l'expérience pour maitriser la situation. Cela ne fait qu'un mois que j'ai porté mon record à 4,60 m, même si j'ai été régulière aux alentours de 4,50 m depuis. Cela me servira pour la suite. Je vais aller à Londres en y repensant, pour en tirer des leçons... » promettait la perchiste de l'EA Cergy Pontoise, finalement cinquième d'une finale remportée par la Suissesse Angelica Moser avec 4,55 m. Parfaite jusqu'à 4,30 m, Mallaury Sautereau a échoué trois fois à 4,35 m et termine septième.
Deborah Sananes a pris la huitième place du 400 m en 54''25, sans jamais trouvé la clef pour suivre le rythme des meilleurs du continent, dont elle aurait dû faire partie au regard de son chrono de 51''91 en 2017. Elle aura l'occasion de remettre les pendules à l'heure avec le relais 4x400 m. Brillantes en demi-finales du 200 m en début d'après-midi, Fanny Peltier (23''13, +1,3) et Maroussia Pare (23''26, +0,7) étaient trop fatiguées pour renouveler leur exploit en finales, et ont dû se contenter des deux dernières places avec la Bordelaise en 23''53 devant la Lyonnaise en 23''59. Amandine Brossier avait quitté la scène en demi, après avoir bouclé sa course en 23''82.

Bien lancé à la hauteur après avoir effacé 2,10 m à son premier essai, Mathieu Tomassi a ensuite connu un trou noir. Incapable de s'affranchir de 2,15 m, une barre qu'il avait aisément domptée la veille en qualifications, il a passé de longues minutes à chercher les raisons de cet échec. En vain. Charlotte Mouchet se trouvait dans le même état d'esprit après son 800 m, qui l'a vu prendre la huitième place en 2'06''94, loin de la Belge Renée Eykens, qui a décroché le bouquet en 2'04''73.
Léa Navarro ne savait pas vraiment si elle devait se réjouir ou non en sortant de la piste après avoir pris la dixième place du 3000 m steeple en 10'11''63. Julie Hounsinou (58''78) et Anaïs Seiller (58''22) se sont arrêtés en demi-finales du 400 m, tandis que le relais 4x400 m masculin (Coulibaly, Biron, Houyez et Merville) a obtenu son ticket pour la finale en remportant sa série en 3'08''49.
Margaux Nicollin a enfin vaincu le signe indien en se sortant des qualifications du javelot dès son premier essai, mesuré à 53,88 m, et pouvait se sentir soulagée après des années de frustration et de doutes. A la longueur, les deux « Américaines » Rougui Sow (6,34 m) et Yanis David (6,45 m) ont également décroché leur ticket, même si la Guadeloupéenne a, comme au triple saut, dû avoir recours à un troisième essai salvateur.
Axel Hubert est le seul des trois Tricolores à avoir tiré son épingle du jeu lors de la première journée du décathlon. Le Haut-Savoyard a amélioré ses records personnels au poids (14,48 m) et à la hauteur (1,96 m) pour pointer provisoirement au onzième rang avec 3921 points, à bonne distance du leader biélorusse Maksim Andraloits (4130 points). Edgar Chave a connu une journée sans, et se trouve actuellement 18e avec 3565 points, loin de ses espérances. Enfin, Maxence Pecatte a préféré se retirer après la hauteur, en raison d'une douleur à l'insertion de l'ischio-jambier.

A Bydgoszcz, Etienne Nappey pour athle.fr

Retrouvez le direct de la journée et toutes les réactions, en cliquant ici
Retrouvez quelques photos de la compétition en cliquez ici

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Mistral Gagnant - 16/07 (00h47)
Bravo à la DTN pour avoir engagé beaucoup de sprinters et sprinteuses sur 100 et 200m, et qui ont tenu leur rang. Pourquoi Marvin n'a lui pas couru?
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