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Dans l’œil du coach : Tamara Bagnarol à l’EFS Reims
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Dans l’œil du coach : Tamara Bagnarol à l’EFS Reims

Pistard, routard, combinard, sauteur, lanceur, jeune, compétition, loisir, haut niveau, découverte, nature, ville. Autant de mots à combiner qui, au sein des près de deux mille clubs, font l’athlétisme en France. Parmi les rouages essentiels de chaque structure, l’entraîneur, quel que soit son profil, occupe une place à part. Athle.fr vous invite chaque mois à la rencontre de ces hommes et femmes de l’ombre. Seizième épisode avec Tamara Bagnarol, 34 ans, entraîneur à l’EFS Reims, qui coache notamment Angelica Berriot (septième à la longueur lors des derniers championnats d’Europe juniors).

Sa voix résume l’entraîneur qu’elle est. Dynamique, enjouée, passionnée, émotive. Tamara Bagnarol, ancienne heptathlète, respire l’athlétisme depuis ses 15 ans, en s’appuyant sur un état d’esprit qui mêle autonomie, réflexion, amitiés, travail et partage. On la devine bouillante intérieurement quand ses athlètes se présentent sur les pistes d’élan, mais tout en self-control aux yeux de ses protégés. Voici son histoire de coach avec déjà quelques lignes d’écrites, au fil d’un carnet d’entraînement dont les plus belles pages sont à remplir.

Athle.fr : Votre définition de l'entraîneur ?
C’est celui qui accompagne une personne dans un projet sportif, dans un bout de vie, qui le conseille, le guide, le tire vers le haut, quel que soit son niveau. C’est quelqu’un de passionné et d’investi. C’est aussi celui qui impulse un état d’esprit. Je crois beaucoup aux bienfaits du collectif dans les sports individuels. De plus, on dit souvent que les athlètes sont à l’image de leur coach. Je pense que c’est vrai, on a une sorte de responsabilité et un rôle d’éducateur. Je cherche à ce qu’ils soient heureux et atteignent leurs propres objectifs, l’idée est de les faire s’épanouir dans la durée. Humainement, je suis bien sûr attachée à eux, mais ils ne m’appartiennent pas. C’est aussi cela l’équilibre que doit trouver un entraîneur avec les athlètes.

Entraîneur à l’EFS Reims, c'est plus dur qu'ailleurs ?
Je ne pense pas que ce soit plus difficile qu’ailleurs. Certes, ce n’est pas tous les jours évident, car l’athlétisme est un sujet de discussion à Reims. Mais nous avons la chance d’avoir de très belles installations sportives avec le CREPS et le stade d’Orgeval. C’est bien le plus important.

Ce qui vous énerve et vous plaît le plus dans votre fonction ?
Il y a deux choses qui m’énervent. La première, ce sont les blessures, la frustration que cela apporte à l’athlète et le sentiment de culpabilité que peut ressentir l’entraineur. Forcément, on se remet en cause, on se demande si c’est de notre faute. Et, en même temps, il faut vite passer à autre chose et aller de l'avant. La deuxième, ce sont les athlètes avec du talent, qui ne l’exploitent pas ou très peu. Ce sont d’ailleurs souvent les mêmes qui veulent des résultats mais qui ne s’en donnent pas les moyens. La notion de travail est importante. Je trouve que c’est une forme de respect envers soi-même et les gens qui nous entourent. En revanche, ce qui me plaît le plus, c’est de voir les athlètes progresser et battre leur record. La joie que cela leur apporte et la satisfaction partagée sont précieuses. J'essaie d'apprécier ces bons moments, tout en les aidant à se surpasser chacun à leur niveau par un accompagnement dans leur projet sportif mais aussi de vie. Enfin, j'aime les amener à être fiers de ce qu’ils font.

Vous êtes une coach "connectée" ou à l'’’ancienne" ?
Ca dépend. Au niveau des séances, je suis à l’ancienne. Quand je planifie, je gribouille sur plein de feuilles et, après, je remets au propre sur un carnet. Après chaque cycle et chaque compétition, j’effectue mon analyse, toujours sur ce même document. Je ne suis pas du tout réseaux sociaux, j’arrive à rendre les choses pratiques autrement. En revanche, j’utilise beaucoup le téléphone. J’échange énormément par sms avec mes athlètes. Il me sert aussi de caméra pour les analyses techniques à l’entrainement, contrairement aux compétitions où je préfère analyser sur l’instant.

Votre plus beau souvenir ?
J’ai la chance d’avoir de beaux souvenirs avec chacun de mes athlètes, quel que soit leur niveau. Après, s’il faut en ressortir un, c’est le premier titre de championne de France d’Angelica Berriot, en juillet 2016 (ndlr : chez les cadettes). Elle a été embêtée une partie de la saison par une douleur au pied. On a dû beaucoup adapter l’entraînement, la période juste avant les France a été très délicate. Mais le jour J, elle a su répondre présente et montrer que c’était une vraie compétitrice, qui savait mettre les doutes de côté aux moments clés. Elle n’était pas forcément favorite, mais elle a remporté le titre de championne de France de la longueur en explosant son record. Ça a été une très belle récompense de notre travail. Les émotions ont été décuplées après la période de doutes qui a précédé ce championnat. Je suis assez démonstrative, mes émotions sont visibles. Ce jour-là a donc été intense.

Quelle est votre relation avec les athlètes ?
J’ai de bonnes relations avec eux. Ils aiment dire que je suis leur « maman de la semaine » car, dans le groupe, j’ai beaucoup d’élèves qui sont en internat. J’essaie de veiller à leur bien-être. Je suis exigeante avec eux pour qu’ils le soient avec eux-mêmes. C'est rare mais quand je râle, je râle. J’exige qu’ils soient à l’heure à l’entrainement et qu’ils justifient tout retard ou toute absence car on est un groupe. Je leur demande aussi de réfléchir, d’avoir un projet sportif bien défini avec des objectifs clairs, et ce quel que soit leur niveau. Il faut savoir également échanger. Enfin, je suis assez disponible pour eux si besoin. Je pense qu’il y a une vraie relation de confiance.

Avez-vous un modèle d'entraîneur, dans l’athlétisme ou dans un autre sport ?
Jean-Hervé Stiévenart, avec qui j’ai beaucoup échangé cet hiver, est pour moi l’un des meilleurs techniciens en France. En plus, il dégage une certaine humilité et un côté humain qui me plait. C’est quelqu’un de bienveillant et très compétent.

Trois mots pour définir votre groupe ?
Travail. Cohésion. Convivialité.

Propos recueillis par Renaud Goude pour athle.fr

 

RB
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