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Dans l’œil du coach : Sébastien Bouschet à l'Entente Nîmes Athlétisme
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Dans l’œil du coach : Sébastien Bouschet à l'Entente Nîmes Athlétisme

Pistard, routard, combinard, sauteur, lanceur, jeune, compétition, loisir, haut niveau, découverte, nature, ville. Autant de mots à combiner qui, au sein des près de deux mille clubs, font l’athlétisme en France. Parmi les rouages essentiels de chaque structure, l’entraîneur, quel que soit son profil, occupe une place à part. Athle.fr vous invite chaque mois à la rencontre de ces hommes et femmes de l’ombre. Dix-septième épisode avec Sébastien Bouschet, 34 ans, entraîneur à l’Entente Nîmoise d’Athlétisme.

Terrain, bénévolat, humilité, échange, quelques mots issus du vocabulaire de l’athlétisme. Parfois mis de côté, ils restent pourtant bien ancrés dans l’esprit de certains. Sébastien Bouschet en fait partie. Entraîneur discret qui donne plus que son temps à ses athlètes, dont le triple sauteur Jean-Marc Pontvianne, 8e de la finale des mondiaux de Londres, et qui est carrément surpris qu’on lui fasse l’honneur de cette rubrique. Rencontre avec un coach aux propos sans artifice, qui font du bien.

Athle.fr : Votre définition de l'entraîneur ?
Humainement, c’est avant tout un éducateur. L’entraîneur peut avoir une influence égale voire plus grande qu’un parent, dans la mesure où il sait, il sent, il constate des choses différentes. On se doit donc d’essayer d’inculquer des valeurs, de conseiller et d’orienter tout en gardant la bonne distance et en restant à sa place. Techniquement, un entraîneur est en perpétuelle évolution car les remises en question sont courantes. Personnellement, j’ai ma base de travail mais je construis au fur et à mesure, en fonction des besoins et des progressions. Etre coach, finalement, c’est aussi exercer et avoir « l’œil ».

Entraîneur à l’Entente Nîmoise d’Athlétisme c'est plus dur qu'ailleurs ?
Je ne ressens pas cela. Depuis que j’ai commencé à entraîner, j’ai toujours été à Nîmes, donc c’est dur de juger. Maintenant, tout est perfectible, c’est sûr. Au niveau musculation, les installations pourraient être meilleures, ça serait bien que l’ensemble des infrastructures soient moins éclatées géographiquement. Mais bon, tout cela est bien compensé par le climat, plutôt agréable pour des athlètes. Après, dans ma situation personnelle, c’est parfois difficile car à coté de mon rôle d’entraîneur bénévole, et je suis au stade tous les jours, je travaille 40h par semaine, il y a donc des moments où il faut s’accrocher pour concilier les deux activités et les faire correctement.

Ce qui vous énerve et vous plaît le plus dans votre fonction ?
Ce qui m’énerve, ce sont les athlètes qui oublient ou ne prennent pas toutes leurs affaires pour l’entrainement, notamment les pointes, ainsi que les bobos ou autres qu’on ne mentionne pas durant la séance mais seulement à la fin ou à l’entrainement suivant. Autant le dire tout de suite. Ce qui me plaît, c’est d’accompagner et d’aider un athlète à se construire afin de l’amener le plus loin possible dans la performance et sur un plan personnel. C’est un éternel recommencement avec des remises en question régulières donc des défis à relever. Qu’un athlète se révèle, progresse, gagne et batte ses record à n’importe quel niveau que ce soit, quoi de mieux ?

Vous êtes un coach "connecté" ou un entraîneur à l'’’ancienne" ?
Les deux. Pour la planification par exemple, je commence toujours sur papier et une fois que cela me convient, je mets tout sur tableur afin de pouvoir l’envoyer par mail ou le mettre, via Cloud, à disposition des athlètes. En ce qui concerne le terrain, j’utilise la vidéo si j’en ressens le besoin. Pour tout ce qui est communication en dehors du stade, le téléphone est devenu indispensable avec les sms, les mails, et le groupe Facebook pour transmettre des infos de façon globale.

Votre plus beau souvenir ?
Il y en plusieurs avec les premières fois aux championnats de France pour certains athlètes. Mais je pense que le plus beau souvenir était tout de même les championnats du monde de Londres, en août dernier, c’était vraiment énorme. Déjà, c’était une belle récompense pour Jean-Marc Pontvianne. Participer aux Mondiaux et être en finale avec sa saison gâchée par les blessures et tous les efforts consentis depuis toutes ces années, cela lui a fait du bien. Il a une marge de progression qui doit lui permettre de revivre de tels moments. Personnellement, j’ai également savouré en repensant aux difficultés de disponibilité que j’ai pu avoir, où Jean-Marc a dû travailler parfois en autonomie, où il aurait pu partir ailleurs et qu’il a préféré rester. Tout cela mis bout à bout, forcément, on apprécie.

Quelle est votre relation avec les athlètes ?
Malgré mes défauts, je pense que je suis un peu comme un père ou un grand frère, sur le plan éducatif, tout en conservant une limite affective et en respectant la limite entraineur-athlète. J’essaie d’être de bon conseil, notamment sur les études, et pars du principe qu’il faut toujours aller de l’avant.

Avez-vous un modèle d'entraîneur, dans l’athlétisme ou dans un autre sport ?
Je le dis souvent, ses chevilles vont enfler si ça continue, mais Jean-Hervé Stievenart compte vraiment pour moi. Depuis plus de trois ans maintenant, il m’apporte beaucoup via les stages que nous avons pu faire ensemble et toutes les discussions que nous pouvons avoir tout au long de l’année. Il m’a fait gagner dix ans dans l’entraînement, l’aide qu’il m’apporte et la « relation » que nous avons sont inestimables à mes yeux. Il répond à toutes les questions, apporte toujours des réponses menant à des échanges très constructifs. Lors du premier stage où j’ai pu le côtoyer, il m’a scotché par la justesse de ses propos. De plus, lors des mondiaux de Londres, nous avons fait chambre commune, cela a été l’occasion d’échanger et de s’enrichir encore un peu plus.

Trois mots pour définir votre groupe ?
Travail, assiduité, autonomie

Propos recueillis par Renaud Goude pour athle.fr

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Jean-charles Nanteuil - 05/09 (14h03)
Bravo à Christophe Bouschet et bien sûr à Jean-Marc Pontvianne ! Mais qui pourrait trouver meilleur mentor que Stieve...? Impossible !
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