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Clémence Calvin : « Dans le respect de mes sensations »
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Clémence Calvin : « Dans le respect de mes sensations »

Maman d’un petit Zacharia depuis la fin mars, Clémence Calvin sera ce dimanche au départ des 10 km de Paris Centre. L’occasion de revisiter avec la sociétaire de Martigues Sport Athlétisme la manière dont elle a combiné grossesse et activité physique, puis reprise de l’entraînement. Tout en organisant avec son compagnon, le demi-fondeur Samir Dahmani, leur nouvelle vie de parents et d’athlètes de haut niveau. En novembre, la vice-championne d’Europe 2014 démarrera même une nouvelle activité. Désormais dotée d’un diplôme de psychomotricienne, elle proposera au sein de son club, deux fois par semaine, une activité de sport thérapeutique dédiée à des personnes porteuses d’une affection de longue durée.

Jusqu’à quel moment vous êtes-vous entraînée pendant votre grossesse ?
Pendant les deux premiers mois, je n’ai pas couru. J’étais trop fatiguée. Puis j’ai repris à raison de quatre à cinq sorties hebdomadaires, jusqu’à cinq mois et demi de grossesse. Quand il a commencé à faire un peu froid, je suis passée au vélo d’appartement quatre fois par semaine jusqu’à l’accouchement. Je roulais cinquante minutes en faisant tourner les jambes. J’ai pris dix kilos pendant la grossesse, mais je ne me suis jamais sentie lourde ou handicapée. J’ai eu la chance de vivre un bon accouchement. Je pense que la pratique d’une activité physique a concouru à ce que ça se passe bien.

Comment s’est passée la période post-accouchement ?
J’ai commencé la rééducation du périnée dix jours après l’accouchement. J’ai été en phase de réathlétisation pendant quatre mois, jusqu’au début du mois d’août. J’ai pris le temps de faire du renforcement puis j’ai commencé par de la marche avec mon petit en écharpe, en allant de plus en plus vite. Un jour, un mois après avoir accouché, je ne l’ai pas emmené avec moi. Du coup, je m’ennuyais en marchant et je me suis mis à faire quelques foulées. J’ai couru dix minutes. Ça s’est bien passé, donc j’ai enchaîné le lendemain avec trois fois dix minutes de course, puis trente minutes, une heure et ainsi de suite. Au début, je m’arrêtais régulièrement pour faire une fausse inspiration thoracique, ce qui permet de rentrer le ventre et de contracter le périnée en profondeur. C’est un exercice préconisé par Bernadette de Gasquet* pour la rééducation du périnée. J’ai fait ça jusqu’à ce que je n’en ressente plus le besoin.

Quelles sensations avez-vous ressenties lors de vos premiers footings ?
Je me suis sentie comme quand je courais pendant la grossesse. C’était du sport plaisir, dans le respect de mes sensations et de mes envies. Comme l’athlétisme est mon métier, ça peut m’arriver de le vivre parfois comme une contrainte. Alors que pendant la grossesse, j’allais courir uniquement quand j’en avais envie. J’ai vécu la course comme une bouffée d’air frais.

Vous avez ensuite effectué une coupure…
Je me suis arrêtée pendant trois semaines, au moment des Mondiaux d’athlétisme auxquels participait Samir (Dahmani), puis  j’ai effectué une reprise classique début septembre. Pas sur les allures et les intensités habituelles, mais de façon progressive. Actuellement, je m’entraîne six fois par semaine. Je cours de manière équilibrée et j’ai repris de la force sur le plan musculaire. Je ne ressens ni tiraillement, ni douleur. Jusqu’à septembre, j’avais très peu de tonicité abdominale. Mais tout est en train de se remettre en place.

Dès le début de votre grossesse, vous aviez la volonté de reprendre le sport de haut niveau après l’accouchement ?
A la base, avec Samir, on avait, entre guillemets, programmé le fait d’avoir un enfant peu après les Jeux olympiques 2016. Je ne suis finalement pas allée aux J.O., suite à des problèmes de santé. Mais pour moi, c’était logique de reprendre après l’accouchement. J’avais en tête les exemples des Portugaises, qui ont retrouvé rapidement le haut niveau. Sara Moreira a terminé deuxième de la Coupe d’Europe du 10 000 m sept mois après avoir accouché. La Britannique Jo Pavey, elle, a été sacrée championne d’Europe du 10 000 m en 2014, onze mois après avoir eu son troisième enfant. Je savais que le retour à la haute performance était possible.

Vous souhaitez vous inspirer de ces exemples pour revenir très vite au top de votre forme ?
Chaque situation est différente. Je me suis beaucoup occupée du bébé et j’ai pris mon temps. A Font-Romeu, j’ai rencontré Paula Radcliffe, qui a comme moi allaité. Ça a été intéressant d’échanger avec elle, ça m’a permis de prendre un peu de recul. C’est suite à cette discussion que j’ai décidé d’allaiter plus longtemps que ce que j’avais prévu, en passant de trois mois à environ un an.

Quelle organisation avez-vous mis en place avec Samir Dahmani, qui est également athlète de haut niveau, pour vous occuper de votre enfant ?
Au tout début, j’allais tout simplement m’entraîner quand j’en avais le temps. Maintenant, j’y vais tôt le matin, puis c’est ensuite au tour de Samir. Pour l’après-midi, on alterne. Ce qui change par rapport à avant, c’est qu’on s’entraîne pour l’instant seuls. A deux, il y avait de l’émulation, en particulier pour les footings. Mais au moins, je ne suis pas inquiet quand je pars à l’entraînement, car je sais que Zacharia est avec son papa. On va progressivement mettre en place un système de garde l’après-midi, qui me permettra de passer un cap à l’entraînement. Car quand je vais recommencer à doubler, je sais que je ne tiendrai pas sans une sieste.

Vous avez repris la compétition le week-end dernier lors d’une course locale, La Foulée Martégale…
Même pas quinze minutes avant le départ, j’entends le petit qui pleure un peu fort. Je suis en train de mettre mon dossard et je dois me préparer. Ça m’a fait un peu bizarre. C’est l’apprentissage de la gestion de l’avant-course ! Pendant l’effort, j’ai ressenti des douleurs musculaires que je n’avais pas eues depuis longtemps. Il n’y a rien de mieux que la compétition pour se dépasser. Ça donne envie d’en refaire. Je pars dans l’inconnu. C’est comme si je redécouvrais tout en démarrant une nouvelle carrière. Après la course, j’ai eu mal au transverse et aux obliques (ndlr : des muscles des abdominaux). Quand je toussais, ça me lançait. On se découvre de nouvelles courbatures !

Vous serez ce dimanche au départ des 10 km de Paris Centre. Avec quel état d’esprit ?
L’idée est de voir où j’en suis au niveau de mon état de forme. A la base, ça devait être ma course de reprise (ndlr : la date de la course a été décalée de deux semaines pour des raisons de logistique sécuritaire). Je commence à y penser. La Foulée Martégale était un petit trail. Là, je retrouve la course sur route et une distance officielle. J’ai des idées d’allure. Quel que soit le résultat, je serai contente. Terminer autour de 35 minutes sans me « tuer » me semble réalisable. Ce serait un niveau de base pour bien commencer à travailler.

Quels sont vos objectifs au cours des prochains mois ?
Je vais partir en stage à Font-Romeu puis disputer le cross d’Allonnes. J’ai choisi mon classique, celui que j’aime le plus. Les Europe de cross ne sont pas un objectif. Je veux y aller étape par étape. Je ne me sens pas prête à m’aligner sur un grand championnat. Si je prenais le départ d’une course comme celle-là, ce serait au minimum pour faire un top 10.

Et pour l’été prochain ?
Je vise le 10 000 m des championnats d’Europe de Berlin. C’est une distance qui me tient à cœur, mais que je n’ai pu disputer que trois fois. La première, c’était une découverte, la deuxième, c’était un championnat (ndlr : 2e des Europe de Zurich en 2014), et pour la troisième, j’ai eu un zona. Je sais ce que je peux faire sur 10 000 m. C’est un train qui est fait pour moi, et je n’ai pas réalisé en compétition des performances à la hauteur de ce que j’ai fait à l’entraînement. Ensuite, je pourrai passer sans regrets sur la route, à partir de l’automne 2018.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

*médecin et professeur de yoga spécialisée dans les exercices des abdominaux et de la rééducation périnatale

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Clemence Calvin
Age / Sél.27 ans / 10 A
ClubMartigues sports athle
SpécialitéCross - 3 000 m - 5 000 m - 10 000 m - 10 km
PG
Administrateur
les réactions (1)
Le vrai Candide - 13/10 (13h16)
A J+5, à quand la retranscription dans SI-FFA des résultats de cette Foulée Martégale du 8 octobre ?
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