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Florian Carvalho : « Un nouvel élan au niveau de la motivation »
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Florian Carvalho : « Un nouvel élan au niveau de la motivation »

La saison hors stade bat son plein et a pour l’instant vu un Français sortir du lot : Florian Carvalho. Troisième des 20 km de Paris en 58’40’’ et vainqueur des 10 km de Paris-Centre, l’ex-miler a bien démarré sa reconversion sur route. Déçu par sa saison estivale, l’athlète de l’US Nemours Saint-Pierre entraîné par Thierry Choffin a quitté plus tôt que prévu la piste, pour s’ouvrir de nouveaux horizons. L’occasion de l’interroger sur les principales différences entre tartan et bitume.

Athle.fr : Florian, êtes-vous surpris d’avoir réussi aussi rapidement la transition entre la piste et la route ?
Florian Carvalho : Je n’ai fait qu’un 20 km. Mais je ne pensais pas être capable d’aller si vite sur une aussi longue distance dès ma première sortie. Avec mon entraîneur, Thierry Choffin, on n’a eu qu’un mois pour commencer à développer la caisse. Je pensais que j’allais prendre un coup de bambou au quinzième kilomètre. J’y suis allé pour tenter et j’ai finalement tenu. J’étais à fond dans le truc. Musculairement, ça a été compliqué dès le treizième kilomètre. Mais la tête a tenu jusqu’à la fin.

Vous avez découvert de nouvelles sensations ?
Ça a été vraiment particulier. La douleur musculaire est très différente de celle de la piste. C’est compliqué à décrire. Ça se rapproche plus de la souffrance du cross. On a les jambes qui s’alourdissent, qui deviennent dures. Le dernier kilomètre a vraiment été horrible, surtout les cinq cents derniers mètres d’ailleurs. Sur la piste, la douleur vient d’un coup. Tu n’as pas le temps de la voir arriver. Alors que sur la route, il y a toutes les étapes intermédiaires où tu la sens monter. Ce qui est intéressant, c’est que j’ai réussi à la repousser. Il y a encore un gros travail à réaliser sur le plan musculaire pour la retarder encore plus longtemps.

Votre préparation a-t-elle beaucoup évolué depuis la rentrée ?
J’ai repris entre le 7 et le 10 août. J’ai donc eu deux mois d’entraînement avant les 20 km de Paris. Les trois premières semaines, c’était de la reprise. En septembre, j’ai dû faire trois ou quatre séances un peu plus longues que d’habitude. Mais ça n’était pas suffisant pour se dire que ça allait pouvoir passer sur un 20 km. Au début, on avait prévu un rythme de trois minutes au kilomètre. Thierry pensait que j’allais quand même craquer sur ces allures. Finalement, on a décidé de prendre plus de risques. J’ai suivi le groupe de tête. Heureusement, au dixième kilomètre, je n’ai pas vu le chrono tout de suite. J’étais concentré sur le ravitaillement. Si j’avais vu qu’on était en 29’08’’, je me serais peut-être dit que j’allais ralentir. Parfois, il vaut mieux ne pas regarder ses temps de passage.

Quels sont vos axes de progression ?
Il y a encore pas mal de points à travailler. L’un d’eux, ce sont les ravitaillements. Ce n’est pas si facile que ça à gérer quand tu cours à plus de 20 km/h. On ne peut pas gagner une course grâce à ça, mais on peut la perdre. J’en ai besoin car je transpire énormément, donc je me déshydrate assez vite. Boire en courant, c’est vachement particulier. Le rythme cardiaque est assez haut. On a tendance à vouloir boire vite, alors qu’il faut prendre son temps. Sinon, on s’étouffe !

Comment votre corps a réagi après ces 20 km ?
Je n’ai fait que des sports portés les trois jours suivants, avec de la natation et du vélo. Le lendemain de la course, en descendant les escaliers, j’avais l’impression d’être un vieux ! J’ai recouru le jeudi. J’avais encore des séquelles aux quadriceps. Le samedi, il restait de petites traces, et le dimanche, il y avait les 10 km de Paris-Centre. C’est parti assez vite. J’ai fait deux bornes sans aucune douleur, puis j’ai eu des petits rappels aux quadris et aux ischios.

En juillet dernier, vous avez annoncé sur les réseaux sociaux votre retrait de pistes, dans un message qui a fait pas mal de bruit…
J’ai toujours eu l’ambition de monter sur la route, mais c’était plutôt prévu pour 2020. Ce qui m’est arrivé, ça a un peu accéléré les choses. On nous demande d’être professionnels au maximum, d’être investis. Moi, je travaille à côté de l’athlétisme (ndlr : à mi-temps au service comptabilité de la ville de Nemours). Je prends des jours de congés pour partir en stage ou en compétition. Alors quand on te dit, deux jours avant une compétition (ndlr : le meeting Diamond League de Monaco), que tu ne vas finalement pas pouvoir courir, tu es dégoûté. Je n’en veux pas particulièrement au meeting de Monaco, qui m’a donné ma chance à beaucoup de reprises, mais à un système global. Ma manière de m’exprimer n’a peut-être pas été la bonne, mais elle exprimait un ras-le-bol général.

Vous avez quitté la piste avec un pincement au cœur ?
Oui, le 1500 m est une distance que j’aime et que j’aimerai toujours. Mais ce passage sur la route me donne un nouvel élan au niveau de la motivation. J’étais arrivé à un stade où j’étais un peu à bout de souffle. L’ambiance de la piste me plaisait bien. On a affaire à un public de connaisseurs. Mais la route, c’est autre chose. On se rapproche plus du cross. C’est vachement sympathique, on peut peut-être prendre un peu plus le temps de savourer.

Vous verra-t-on dans les labours cet hiver ?
Normalement, je vais enchaîner les cross d’Allonnes et de Gujan-Mestras. Je me suis fait une petite entorse il y a dix jours, mais je devrais être remis à temps. En revanche, je ne disputerai pas les championnats d’Europe. Le classement par équipes n’est plus que sur trois athlètes, ce qui n’avantage pas du tout la France. Et sur le plan individuel, c’est un peu compliqué de jouer les premiers rôles, même si j’étais très satisfait de mes septième ou huitième places. Je vais donc me concentrer sur les 10 km de la corrida de Houilles (ndlr : le 31 décembre), avec l’objectif de faire un gros chrono. J’aimerais bien descendre sous les 28’30’’. Ensuite, je ferai un semi fin janvier-début février, puis les France de cross long et les Mondiaux de semi.

Le marathon, vous y pensez déjà ?
Oui, mais sur du très long terme, avec l’objectif de valoir 2h10 en 2024, quand les Jeux seront en France. Normalement, j’irai au marathon de Berlin en septembre 2018, pour découvrir la distance. En 2019, j’en ferai un en vrai comme il faut en pensant à Tokyo 2020. Avant 2024, je vais devoir emmagasiner de l’expérience. Le marathon, c’est une course particulière.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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Florian Carvalho
Age / Sél.29 ans / 18 A
ClubUs nemours st pierre athle
SpécialitéCross - 800 m - 1 500 m - 3 000 m - 10 000 m - Semi-marathon
RB
Admin Athle.fr
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