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Pascal Martinot-Lagarde : « Comme une délivrance »
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Pascal Martinot-Lagarde : « Comme une délivrance »

Au téléphone, sa voix est enjouée. Privé d’athlétisme pendant la saison estivale suite à une fracture au pied, Pascal Martinot-Lagarde a pu reprendre le chemin de l’entraînement début octobre. Et a constaté avec soulagement l’absence de douleur au moment d’attaquer la préparation hivernale. Le hurdler de l’ES Montgeron, toujours coaché par Benjamin Crouzet, a quitté l’Insep pour Reims. Un choix de vie assumé, qui l’éloigne pour un temps de sa compagne et de ses deux enfants.

Athle.fr : Pascal, comment allez-vous ?
Pascal Martinot-Lagarde : Magnifiquement bien ! Je regarde déjà vers 2018. Pour refaire l’historique de ma blessure, j’ai ressenti les premières douleurs au pied gauche entre début et mi-avril. La fracture avérée du cinquième métatarse (ndlr : un os du doigt de pied) - le vrai “boum crac“ - a eu lieu en mai. J’ai pu recommencer les petits footings seulement à la fin août. Et j’ai véritablement repris l’entraînement le 3 octobre, sans aucune séquelle ni douleur. Depuis que je faisais de l’athlétisme, je n’avais jamais connu de saison ou demi-saison blanches. Mon corps m’a fait ressentir que je n’avais jamais levé le pied depuis six ou sept ans.

Comment avez-vous vécu la saison estivale et tout particulièrement les Mondiaux de Londres, où les Français ont brillé ?
Ça a été très dur. J’ai ressenti énormément de frustration de ne pas être là. Ne pas pouvoir défendre ses chances et rester dans son canapé, devant l’écran, c’est quelque chose de difficile à vivre, d’autant plus que je savais, au fond de moi, que j’avais les jambes pour faire de belles choses et que je ne pouvais pas les utiliser. En voyant les exploits des Français, j’étais comme un fou. Je criais chez moi. J’ai ressenti beaucoup de joie, tout en me disant que je ne la partageais pas avec eux.

Comment s’est passé votre retour au stade le 3 octobre ?
Je ne vais pas dire que c’était autant de bonheur que quand j’ai battu le record de France. Mais c’était comme une délivrance. Pendant plusieurs semaines, j’ai été plâtré. Puis on m’a enlevé le plâtre mais je pouvais à peine marcher. Tout a été progressif et très lent. J’ai passé mon temps à me poser des questions comme : « Vais-je pouvoir bien reprendre ? Vais-je avoir un déficit au niveau d’une jambe sur le long terme ? » Quand j’ai enfin pu faire un petit footing, j’ai adoré car ça répondait à toutes mes questions : je n’avais pas de séquelles et je n’avais pas mal. Aujourd’hui, je peux percuter le sol. J’ai du béton dans le pied. C’est solide. Je redécouvre le plaisir de l’entraînement.

Quelles sont vos sensations aujourd’hui ?
Bizarrement, je n’ai pas l’impression d’avoir régressé. On verra lors des compétitions hivernales ce qu’il en est réellement. Mais à l’entraînement, ça répond tout à fait normalement. Il n’y a pas d’indicateur qui me dit que je suis moins fort qu’avant, alors que je m’attendais à courir sur une jambe au début. On a fait énormément de travail d’appuis depuis la reprise, pour être sûr que le pied soit intelligent et ait gardé son habileté. On va maintenant attaquer le foncier. Au niveau des soins, je viens de commencer ma collaboration avec un nouveau kiné, que je vais voir trois fois par semaine. Je fais également de la cryothérapie. Je me professionnalise.


Vous avez quitté l’Insep pour Reims depuis la rentrée. Pour quelles raisons ?
Après ma blessure, j’ai remis beaucoup de choses en cause. Au cours des trois dernières années, j’ai connu une baisse de mes performances. J’étais souvent très bien, puis une petite alerte me freinait, passait et enfin revenait. Je faisais le yo-yo. Je me suis rendu compte que depuis mon arrivée à l’Insep, je passais beaucoup de temps dans les embouteillages en allant m’entraîner à Paris, sauf en 2015, l’année où j’étais interne. Je mettais entre une heure et une heure vingt pour rentrer chez moi, ce qui n’est pas l’idéal quand tu sors d’une grosse séance et que tu as besoin de récupérer. En 2014, j’ai gagné de l’argent. Ça a été comme un accélérateur de vie. Mais en construisant celle-ci, j’y ai laissé de la fatigue. Par ailleurs, mon coach (Benjamin Crouzet) venait de Reims pour entraîner à l’Insep. Il faisait tous les jours l’aller-retour et les séances n’étaient donc pas modulables. Ça ne peut pas coller à 100 % avec le fait d’être sportif de haut niveau. Le bon compromis pour moi a donc été de remettre l’athlétisme au centre de ma vie. J’ai pris la décision de partir à Reims pour être simplement face à mon destin, seul dans mon appartement tout en étant très proche du stade et de mon coach.

Partir vivre seul à Reims, ça n’a pas été trop difficile ?
Je ne vous cache pas que c’est un peu dur d’être loin de sa famille. Avec ma femme et mes enfants, on est en conversation vidéo quasi tous les jours. Mon appartement est proche de l’autoroute pour pouvoir revenir vite à Paris, en cas de besoin. Il est aussi à côté du stade. C’est parfait. Avoir son propre logement et être face à son destin fait que l’on choisit ce qui rentre chez soi ou pas. Chez moi, il n’y a pas de gâteaux et de sodas. Etre isolé me permet de choisir tous les paramètres que je veux mettre en place.

Avez-vous envie de participer à la saison indoor ?
La piste me manque beaucoup. J’aurai surtout de vrais objectifs pour l’été. Mais cet hiver va me servir à valider mon physique. Les entraînements se passent bien. Maintenant, il faut signer des chronos. Lors de la saison estivale, je n’aurai pas d’excuses. Normalement, je serai complètement rétabli et je pourrai foncer.

Pour décrocher des médailles ?
J’en ai marre d’être quatrième, comme aux Mondiaux et aux J.O. Il faut maintenant décrocher des médailles. Avec les coups durs, tu te dis que ta vie est tellement un sacrifice pour ce sport que tu veux que ça marche. Et ça va marcher !

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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Pascal Martinot-lagarde
Age / Sél.26 ans / 16 A
ClubEs montgeron
Spécialité60 m haies - 110 m haies
RB
Admin Athle.fr
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