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Liv Westphal : « Impatiente de revêtir le maillot »
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Liv Westphal : « Impatiente de revêtir le maillot »

Juste avant de sauter dans l’avion la ramenant de Boston à Paris avant de gagner Samorin (Slovaquie) pour les championnats d’Europe de cross, la meilleure Française de l’édition 2016 a pris le temps de répondre aux questions d’athle.fr. Elle y évoque sa saison jusque-là en demi-teinte, et ses ambitions à venir, à court et moyen terme.

Liv, les championnats d’Europe de cross 2016 à Chia (Italie) vous avaient souri, avec une neuvième place à l’arrivée. Comment abordez-vous le prochain rendez-vous continental, un an plus tard ?
Disons que l’approche de la compétition est totalement différente de l’année dernière. En 2016, je revenais de blessure, et je sortais d’un été où je m’étais régénérée. J’avais repris la saison très tôt, et je me sentais très bien dès le mois de septembre. Je suis vraiment arrivée à mon pic de forme en décembre. Là, honnêtement, la situation est différente. J’ai fait une saison de piste jusqu’à fin juillet, puis j’ai coupé en août. C’était une saison beaucoup plus riche en émotions et sur le plan physique. Actuellement, je monte en puissance, mais je ne pense pas être en pic de forme comme il y a un an. J’ai fait deux courses de préparation qui étaient correctes.

Une performance similaire à celle de l’an dernier serait donc une bonne nouvelle pour vous ?
Je pense que le niveau sera plus élevé que l’année dernière. Il y a des filles qui arrivent en pleine forme et ont fait des chronos exceptionnels sur 10 km, même si les meilleures ne sont pas à l’abri d’une contre-performance. Accrocher un Top 10, ce serait bien. Cela dépendra aussi beaucoup du parcours. L’an passé, il était roulant, plat, et il faisait relativement chaud. C’est des conditions que j’apprécie vraiment. Je n’ai pas une foulée extrêmement dynamique dans la boue. S’il y a trop de boues ou de côtes, ce sera difficile. J’ai essayé de travailler mes points faibles cet hiver, mais il y a encore du boulot. J’ai une petite faiblesse à l’adducteur qui ne me permet pas d’être à l’aise sur les parcours très vallonnés. Mais quand on est sur la ligne de départ, on sera toutes sur le même bateau. Ce qui est sûr, c’est que je suis habituée au froid. Vu l’hiver à Boston, ce n’est pas un thermomètre à -10°C qui va me faire peur.

Avez-vous déjà échangé avec vos camarades de l’équipe de France à propos de la course à venir ?
On n’a pas encore parlé de stratégie, on le fera sans doute vendredi ou samedi. Mais on est restées en contact de façon amicale, parce que c’est une équipe bien installée désormais. On est toutes impatientes de revêtir le maillot. On peut viser quelque chose de beau. On a une bonne densité, même si je ne crois pas qu’on sera trois Françaises dans le top 5. Nous avons aussi une expérience à faire valoir, on est presque toutes des vétéranes ! (rires) Samira, Floriane ont fait une grosse séance estivale, Claire a fait une grosse course de sélection, et elle a la pointe de vitesse d’une mileuse. Et puis on a Sophie, qui en est à sa 37e sélection seniors, on ne peut pas demander mieux au niveau de l’expérience. Moi-même, j’ai du mal à me rendre compte que ce sera déjà ma quatrième sélection seniors, et mes cinquièmes Europe de cross. C’est dingue !

Dans quel contexte s’est déroulée votre préparation ?
Honnêtement, d’année en année, il est de plus en plus difficile d’allier sport et études. Là, mon semestre a été très, très long, puisque je viens de finir ma thèse de master vendredi dernier à Boston. J’enseigne le français en parallèle, aux étudiants de deuxième, troisième et quatrième année. C’est une expérience passionnante, je m’amuse beaucoup. Il y a énormément de partage. En même temps, le fait de donner des cours me permet de payer mes cours, parce que les études sont vraiment très chères aux Etats-Unis. Comme je suis arrivée au bout du cursus NCAA depuis un an et demi, je ne pouvais plus prétendre à une bourse universitaire. Trouver des courses, ça n’est pas évident que ça. Quand on est en dehors du système universitaire, il faut beaucoup voyager. Quand on a en plus des études ou un emploi qui ne prennent pas en compte les spécificités du sport de haut niveau, il faut pouvoir se libérer pour aller à l’autre bout du pays. C’est une question d’organisation, mais au niveau de la récupération, j’ai du mal.

Quelles solutions s’offrent à vous, à terme ?
Il me reste encore un semestre, et j’aurai ma troisième cérémonie de graduation le 23 mai. Après, c’est la grande inconnue. Je me suis rendu compte l’an passé, que pour franchir la barre des 15’20’’, je ne pouvais plus commencer à ce rythme. En faisant tout ce que je fais, il n’est pas possible de progresser nettement pour percer au plus haut niveau. Je suis en train d’étudier les possibilités. Soit je trouve le travail de mes rêves, dans l’évènementiel sportif, soit je prends un ou deux ans pour me consacrer à l’athlétisme. Peut-être que je rentrerai en France pour cela, mais il faudrait trouver le bon groupe d’entraînement qui me fera passer un cap.

D’ici là, il va donc falloir continuer à jongler entre voter carrière sportive et vos impératifs scolaires…
On arrive à le faire à un certain niveau. Mais pour passer l’écrémage international, c’est compliqué. Donc pour la saison à venir, l’objectif est de prendre du plaisir dans mes courses, et d’essayer d’accrocher un record personnel sans me blesser. Je vais probablement programmer quelques 10 km pour le fun après Samorin. Même si la route n’est pas mon domaine de prédilection, je pense que, comme beaucoup de coureuses de longue distance, je passerai sur des formats plus longs dans quelques années. Ensuite, je pense rentrer à Boston en janvier et faire un peu d’indoor. Je veux faire plus de compétitions qu’en 2017. Mon erreur l’an passé a été de vouloir préparer tranquillement, et au final, les minima pour Londres m’ont glissé entre les doigts. J’ai compris trop tard que rien ne remplace la compétition pour trouver le rythme.

Vous avez évoqué un chrono de 15’20’’. Il est donc toujours question de 5000 m ?
Je ferai aussi un peu de 10 000 m. Je verrai d’abord comment je sors de l’hiver, et évidemment les niveaux de performance requis pour aller aux championnats d’Europe à Berlin. Là encore, le niveau augmente chaque année. Mais c’est vrai que pour l’instant, le 5000 m a la priorité dans ma tête.

Avez-vous expliqué à vos étudiants pourquoi vous serez absente cette semaine ?
Mes élèves savent que je vais devoir rater les deux prochaines semaines parce que je vais aux Europe, alors ils ont été très compréhensifs. J’espère qu’ils vont me soutenir à distance !

Propos recueillis par Etienne Nappey pour Athle.fr

Liv Westphal
Age / Sél.23 ans / 4 A
ClubAs saint-junien
SpécialitéCross - 1 500 m - 3 000 m - 5 000 m
RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Bernard Preau - 06/12 (09h26)
LIV, une fille vraiment épatante !!!
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