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Jimmy Gressier : « Je suis en état de grâce »
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Jimmy Gressier : « Je suis en état de grâce »

Au pied de l’ascenseur de l’hôtel de l’équipe de France, Jimmy Gressier est encore en survêtement tricolore. Nous sommes dimanche en fin d’après-midi et le tout frais champion d’Europe espoirs n’a pas encore eu le temps de prendre sa douche. Ce qui ne l’empêche pas d’évoquer avec un recul étonnant sa victoire, qui répond à une logique de carrière déjà bien réfléchie. Une heure plus tard, le demi-fondeur de l’Us Athlétiques de Liévin entonnera avec entrain le chant des supporters du club de Boulogne-sur-Mer, la ville où il vit, devant l’ensemble de la délégation française. Mais maintenant, c’est l’heure du bilan.

Athle.fr : Jimmy, racontez-nous cette course qui vous a mené au titre européen…
Jimmy Gressier
: Je suis parti comme je le voulais, dans les dix-quinze premiers. Le rythme était très lent au début. Je me sentais très facile. Je faisais attention à ce que personne ne parte seul en tête. J’étais prêt à bondir. J’ai été acteur du début à la fin de la course. J’ai vraiment maîtrisé de bout en bout. Pourtant, je suis quelqu’un qui n’aime pas du tout quand ça n’avance pas. Mais je ne me suis pas affolé. Je n’ai pas eu peur de prendre mes responsabilités pour reprendre (Carlos) Mayo puis (Yemaneberhan) Crippa. Ça a été une course pleine.

Que s’est-il passé dans votre tête dans les derniers mètres ?
A partir du moment où je suis entré dans la dernière ligne droite, je savais que j’étais intouchable. Personne ne pouvait revenir. J’aurais pu cracher mes tripes ou finir en PLS (position latérale de sécurité) s’il l’avait fallu. J’ai savouré. C’est un titre qu’on ne m’enlèvera pas. Je l’ai mérité. J’ai eu droit deux fois à la médaille en chocolat avant de récupérer l’or.

Qu’est-ce qui a fait la différence entre 2017 et les deux éditions précédentes ?
J’ai grandi dans ma tête. Il faut encore me laisser le temps de progresser, d’assimiler des courses de haut niveau. Je suis encore tout neuf. Je suis bien entouré avec mon coach (Arnaud Dinielle), Jean-Pierre Watelle et Philippe Lamblin au niveau de la ligue (ndlr : respectivement directeur général et président de la ligue des Hauts-de-France). Il n’y a pas de secret. C’est le travail à l’entraînement qui paye. Pourtant, cette année, je m’entraîne beaucoup moins que l’an dernier. Je suis en alternance à la Caisse d’Epargne. Avec mes cours en BTS  et le travail, je bosse 35 heures par semaine. Ça ne me laisse pas énormément de temps pour m’entraîner. J’effectue six à huit séances hebdomadaires, plutôt six actuellement. Dans deux ans, j’aurai fini mon BTS en négociation relation clientèle et je devrais normalement être détaché par mon employeur. Si je rate des opportunités à cause de mes études, ça ne sera pas grave. L’objectif, c’est 2020 et 2024.

Vous semblez courir de manière beaucoup plus sage qu’avant…
Au début, je ne connaissais pas plus que ça la course à pied et je n’avais pas la même confiance qu’aujourd’hui. C’est en faisant des erreurs qu’on apprend. Les championnats d’Europe espoirs ont servi de révélateur (ndlr : il a été disqualifié l’été dernier en finale du 5000 m pour avoir posé des appuis à l’intérieur de la piste). On a tout remis en question alors que j’avais battu tous mes records sur piste. J’ai longtemps eu cette course des Europe espoirs en travers de la gorge. J’ai eu du mal à m’en remettre. Puis je me suis dit : Finie la rigolade, de faire le beau devant sans monter sur le podium. A la base, j’aimais bien être dans le combat tout de suite. Mais j’ai appris que dans la course à pied, ça n’est pas celui qui fonce dans la bataille qui gagne. Il faut savoir faire mal aux autres au bon moment. Désormais, je prends plus de plaisir en compétition. C’est agréable de garder des réserves pour la fin de course.

Quels sont vos objectifs à court terme ?
Ce qu’il faut, c’est être fort en seniors. J’ai encore deux championnats d’Europe espoirs de cross qui m’attendent, deux belles années pour progresser. Cet hiver, je vais sûrement faire de la piste. Je veux tenter les minima sur 3000 m pour les Mondiaux de Birmingham (7’52’’00). Ils sont costauds mais je suis en état de grâce. En sport, au travail, à l’école, avec ma copine, ma famille, tout va bien ! Tout me réussit en ce moment. Peut-être que c’est mon année. L’été prochain, je vais me concentrer sur le 1500 m. J’ai envie de prendre de la vitesse. Mais je n’exclus pas de disputer un 5000 m en fin de saison.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Jimmy Gressier
Age / Sél.21 ans / 1 A
ClubUs athletiques de lievin*
SpécialitéCross - 5 000 m - 10 km
RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Michel Polere - 17/12 (12h07)
bonjour, pourquoi , dans les résultats des jeux du pacifique, les performances de Valao au poids et au disque, n'apparaissent pas , alors qu'il gagne le poids et fait deuxième au disque , tout juste sorti des rangs juniors ?
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