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Ninon Guillon-Romarin : « Je veux tenter l'expérience à fond »
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Ninon Guillon-Romarin : « Je veux tenter l'expérience à fond »

En un an, la perchiste de l’EA Cergy Pontoise a amélioré son record personnel de 31 centimètres. Une progression majuscule, qui s’explique par un bond en avant à la fois physique, technique et mental. Et par un choix de vie important, puisqu’elle a mis temporairement de côté ses études. Lors de la première étape du Perche Elite Tour à Orléans, une compétition dont elle tient à souligner la « très bonne organisation », l’athlète de bientôt 23 ans a égalé le record de France de Marion Fiack en effaçant une barre à 4,71 m. Retour sur son coup d’éclat.

Athle.fr : Ninon, vous aviez hâte de voir où vous en étiez à l’occasion du meeting d’Orléans. Avez-vous été surprise d' égaler le record de France ?
Ninon Guillon-Romarin
: Oui ! J’aurais été contente avec une performance autour de 4,50 m. L’an dernier, quand j’avais passé 4,60 m, j’étais vraiment en forme. C’était une période pendant laquelle j’avais déjà beaucoup de repères. Alors que samedi, je ne pensais pas être autant avancée dans ma préparation. J’avais fait de bonnes séances de sauts. Mais je ne m’attaque pas du tout aux mêmes hauteurs à l’entraînement et en meetings. Je ne visais donc rien de particulier, à part trouver des repères, tenter des choses comme on le fait lors d’une première compétition et me faire plaisir. Pendant le concours, j’étais relâchée tout en étant concentrée. Ça m’a été super bénéfique.

Qu’avez-vous ressenti après votre troisième essai réussi à 4,71 m ?
J’ai pris les barres les unes après les autres. Après mes 4,71 m, c’était comme si la performance n’était pas écrite sur le panneau, comme s’il n’y avait plus de chiffres. Je n’ai pas pris conscience de mon record de France égalé tout de suite. J’ai juste dit à mes coaches : « On fait quoi ? ». Ils ont répondu : « On tente 4,76 m. » Et je suis retournée en bout de piste. J’étais persuadée que je pouvais passer aussi cette hauteur. Je pense que je n’avais jamais eu autant confiance en moi.

Avez-vous pu échanger avec Marion Fiack, troisième du concours et avec laquelle vous partagez désormais la meilleure marque nationale ?
Oui, elle m’a félicitée et m’a dit que j’aurais dû demander un centimètre de plus aux juges. Mais le truc intéressant à tenter, pour moi, c’étaient les minima pour les Mondiaux. Je vais maintenant essayer de battre ce record pour l’avoir juste pour moi. Mais il ne faut pas griller les étapes. Je suis en train de découvrir de nouvelles hauteurs. Tout est ouvert. Je vais vers l’avant en sachant que rien n’est acquis.

Pour quelles raisons êtes-vous en forme si tôt ?
C’est la première saison que je prépare complètement avec Manu (Emmanuel Chapelle) et Seb (Sébastien Homo). On est vraiment calés, on commence à se connaître. Autour de l’entraînement, tout un aspect relationnel s’est installé entre nous. Le plus gros de la préparation physique a été fait. Maintenant, on va laisser dérouler. Normalement, je vais être de plus en plus en forme. L’an dernier, j’ai eu du mal à digérer mes 4,60 m. Jusqu’à cet hiver, je n’avais pas intégré que j’avais beaucoup progressé. D’ailleurs, avant le début du meeting à Orléans, j’ai demandé à mes coaches si je commençais à 3,95 m ou 4,15 m ! Là, c’est bon, j’ai vraiment compris. J’ai passé un cap. La personne qui saute, c’est bien moi (rires). J’ai sauté treize fois pendant le concours. C’est énorme. J’ai commencé à m’échauffer à 18h15 et j’ai fini la compétition à 22h30. Pourtant, j’avais encore du jus à la fin. C’est plus ça qui m’a impressionnée. J’étais physiquement disponible lors de chaque saut, ce qui est super positif.

Et il y a de la marge pour aller plus haut…
J’ai encore du travail à faire. Tout est encore perfectible. Je suis impatiente de voir ce qui va se passer. Je me demande si je vais trouver une régularité à 4,60 m. Le point fort de mon saut, ça a toujours été la vitesse. Mais avant, je ne courais pas forcément très bien. Je perdais de l’énergie au cours des dernières foulées car je décollais de trop près. J’ai beaucoup travaillé le placement et, désormais, je saute de bien plus loin donc je m’éjecte plus haut. J’ai dû adapter ma vision à ce nouveau schéma. C’est quelque chose qu’on a bien bossé à l’entraînement avec des petites perches. J’avais peur que ça ne se mette pas en place avec des perches plus grosses. J’ai été agréablement surprise, ça s’est fait facilement.

Vous semblez également plus à l’aise au-dessus de la barre…
C’est mieux au niveau de de l’esquive. Je n’ai pas forcément travaillé ce secteur, mais j’ai fait beaucoup de travail gymnique, notamment à la barre fixe. Avant, on me disait toujours que je ressemblais à un petit crapaud (rires) car je pliais les jambes. A Orléans, elles étaient assez serrées. J’étais plus gainée. Ça ressemblait à de la perche !

Vous avez fait le choix de vous consacrer totalement à votre carrière sportive cette année…
J’ai eu la chance de passer un cap en participant aux Mondiaux de Londres l’an dernier. Une fois que tu as goûté à une telle compétition, tu as envie d’y retourner. C’est ce qui m’a décidée à tenter le coup, avec l’objectif de prendre part aux Jeux olympiques dans deux ans. En 2017, j’étais en Master 1 MEES (Métiers de l'Enseignement, de l'éducation et de la formation) à Clermont-Ferrand pour devenir instit’. Je n’ai pas passé le concours suite à mon changement de lieu d’entraînement, puisque j’ai rejoint l’Ile-de-France. Avec un nouveau concours programmé en avril 2018, j’avais deux choix : ou bien m’inscrire sans aménagement possible ensuite en cas de réussite, donc avec une année de stage suivie de la titularisation, ou bien arrêter temporairement mes études. J’ai choisi la deuxième option. Je veux tenter l’expérience à fond. J’ai 22 ans, il faut y aller, c’est une chance. Je peux faire ça parce que ma famille me soutient. J’ai aussi la chance d’avoir un club (l’EA Cergy Pontoise) qui m’aide un peu.

A quoi va ressembler la suite de votre saison ?
Je peux avoir pour objectif de sauter plus haut. Si tout se passe bien, je participerai aux Mondiaux en salle. Le but sera de rester dans le concours le plus longtemps possible et, pourquoi pas, d’être finaliste. Je veux atteindre la régularité qui me permettra de viser ce genre de choses. Mes 4,71 m vont me faciliter les entrées en meetings. Pour cet hiver, le programme était de toute façon déjà calé. Je vais sauter à Rennes (27 janvier) et Rouen (10 février), deux étapes du Perche Elite Tour, lors des France Elite (17 et 18 février) puis lors du All Star Perche à Clermont-Ferrand (25 février). Rouen et Clermont-Ferrand vont être deux grosses compétitions avec de confrontation. Pendant la saison estivale, je vais pouvoir intégrer des meetings de haut niveau. Je vais forcément apprendre énormément. C’est ce qui m’a manqué l’an dernier.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Ninon Guillon-romarin
Age / Sél.23 ans / 6 A
ClubEa cergy pontoise athletisme
SpécialitéPerche
RB
Admin Athle.fr
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