MON ACCÈS
Trouver un club près de chez vous
Les
Vidéos
Derniers
clichés
Espaces
FFA
STRUCTURES
CLUBS
l'actu des espaces | infos
Championnats du monde en salle de Birmingham : Le retour du patron !
10722
Commentez cette actualité(1)
Championnats du monde en salle de Birmingham : Le retour du patron !

Nouvelle consécration pour Renaud Lavillenie ! En effaçant 5,90 m au deuxième essai, le Français décroche son troisième titre mondial indoor et devient le deuxième perchiste à conserver son titre après Sergueï Bubka. Il entre encore un peu plus dans la légende de l’athlétisme français.

Deux ans. Deux ans qu’il n’avait plus goûté à la plus haute marche du podium en grand championnat. Deux ans, c’est une éternité pour un champion de la trempe de Renaud Lavillenie, deuxième aux Jeux de Rio et troisième aux Mondiaux de Londres. Le voilà de retour au sommet, au terme d’un concours interminable qu’il aura marqué de sa maîtrise. « Je me suis vraiment plaisir car j’ai contrôlé, savoure-t-il. A aucun moment, je n’ai été dans le doute. Mais ça n’est pas un concours où il suffisait de claquer des doigts pour gagner. » Son coach, Philippe d’Encausse, confirme en connaisseur : « On a retrouvé un Renaud qui domine son truc. »
Retour en arrière, quelques heures plus tôt. Alors que, comme prévu, la finale va être d’une densité impressionnante avec six athlètes à 5,80  m ou plus, le plieur de gaule du Clermont Athlétisme Auvergne réussit une entame parfaite, en effaçant au premier essai 5,70 m et 5,85 m. Un sans-faute qu’il est le seul à réaliser et qui lui permet d’aborder la hauteur suivante, 5,90 m, en tête. A ce moment, sept athlètes sont encore en lice mais ils ne sont que deux à avoir passé 5,85 m en plus du Français : l’Américain Sam Kendricks et le Polonais Piotr Lisek. Au premier essai, échec pour tout le monde. Au deuxième, Renaud Lavillenie, qui est le dernier à s’élancer, rythme parfaitement sa course d’élan et franchit la barre magnifiquement, sans la toucher. Après le troisième échec de Lisek à 5,90 m, Sam Kendricks, le champion du monde en titre, est le seul à pouvoir encore battre le Français. Il fait logiquement l’impasse pour s’attaquer à 5,95 m. Sans réussite. Clin d’œil du destin, le classement est exactement le même que lors de la dernière édition, avec Renaud Lavillenie devant Sam Kendricks et Piotr Lisek (5,85 m tous les deux).

Une barre à 6 m demandée
Animateur en chef du concours, l’incroyable Kendricks, sourire aux lèvres, fonce vers le recordman du monde pour le féliciter et lui tombe dans les bras. Il y a de quoi : Renaud Lavillenie, victorieux à Istanbul en 2012 et à Portland en 2016, vient de remporter son troisième titre mondial indoor. La marque d’une longévité exceptionnelle pour celui qui s’est offert sa première récompense internationale il y a neuf ans à Turin, lors des Europe indoor. Il devient le deuxième perchiste à conserver son titre aux Mondiaux en salle, après un certain Sergueï Bubka. Le symbole est magnifique pour celui qui a succédé sur les tablettes du record du monde au Tsar ukrainien en 2014. A cet instant, les blessures qui ont en partie gâché sa saison 2017 paraissent si loin. « Cette dernière année, il y en avait plein qui m’avaient enterré, souffle le champion olympique 2012, qui aime se nourrir de l’adversité. Aujourd’hui, je montre aux petits jeunes que c’est loin d’être fini. »

« La compétition de l’année »
Jamais rassasié, le protégé de Philippe d’Encausse demande une barre à six mètres dans une Arena encore bien remplie, alors que les autres épreuves se sont achevées depuis longtemps. Sous les applaudissements de ses camarades perchistes, sa première tentative, ratée de peu, est la plus réussie. A la deuxième, la barre lui retombe sur le visage. Un coup d’œil sur l’écran géant pour vérifier que tout va bien, et il s’élance pour son dernier saut. Encore raté. Qu’importe, le patron est bel et bien de retour à 31 ans. « C’était la compétition de l’année, rappelle Renaud Lavillenie, en larmes au moment du podium. Et aujourd’hui, je n’ai pas failli. Depuis un an et demi, beaucoup de choses ont changé dans ma vie. Mais j’ai toujours cette envie de gagner. » Sans doute pour encore longtemps. « Il peut se projeter sur les années à venir en se disant qu’il peut continuer à être le meilleur », conclut Philippe d’Encausse.

Lesueur et Chapelle aux portes du top 8
Dans cette finale de la perche, Axel Chapelle n’a pas réussi à se mêler à la lutte pour la boîte. Après un bon début, avec des barres à 5,45 m et 5,60 m passées au premier essai, il a coincé à 5,70 m et termine à la dixième place. A la longueur, Eloyse Lesueur-aymonin a tout donné mais n’a pas pu faire de miracle. Avec seulement deux concours dans les jambes avant ces Mondiaux, la sociétaire de la SCO Sainte-Marguerite était en manque de repères. Conséquence : elle n’a pas réussi à poser le pied sur la planche d’appel lors de ses trois sauts. Elle termine à la douzième place avec 6,34 m d’un concours dominé par la Serbe Ivana Spanovic (6,96 m, meilleure performance mondiale de l’année). « Le sentiment est très mitigé mais j’ai du mal à ne voir que le négatif, relativise-t-elle. On sait très bien que je reviens de loin. Je ne peux pas être déçue. » La championne du monde 2014 préfère retenir sa bonne forme physique, après deux saisons hachées par les blessures. « Je termine sur mes deux jambes et ça vaut toutes les médailles du monde. Rendez-vous cet été ! »

La France cinquième au tableau des médailles
Avec les médailles d’or de Kevin Mayer et Renaud Lavillenie, ainsi que le bronze d'Aurel Manga, l’équipe de France termine à une excellente cinquième place au tableau des médailles, malgré un collectif réduit de seulement dix athlètes. « C’est un bon bilan, apprécie Patrice Gergès. A priori, l’air anglais nous réussit plutôt bien.  On a eu en plus six athlètes en finale, c’est pas mal. » Le directeur technique national tient aussi à mettre en avant le comportement de Ruben Gado, septième de l’heptathlon pour son premier grand championnat. « Je retiens son état d’esprit, lui qui était un bleu en équipe de France. S’il n’avait pas été là, kevin Mayer n’aurait peut-être pas été champion du monde. » Une référence aux encouragements prodigués par le Clermontois à son coéquipier dans la dernière ligne droite du 1000 m. Où quand l’athlétisme devient un sport collectif.

A Birmingham, Florian Gaudin-Winer pour Athle.fr
Photos : © S.Kempinaire/KMSP/FFA

Retrouvez quelques photos de la compétition en cliquant ici

Renaud Lavillenie
Age / Sél.31 ans / 37 A
ClubClermont athletisme auvergne
SpécialitéPerche
RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Frédéric Gousset - 06/03 (09h26)
En regardant la photo du podium avec Renaud, on peut se dire que la perche est la seule discipline athlétique où peuvent rivaliser des athlètes au gabarit aussi différent que ceux de Piotr Lisek et Renaud Lavilennie ! La perche est vraiment un sport de ouf !
Commentez cette actualité
Pour commenter une actualité il faut posséder un compte sur le site FFA, utilisez la rubrique ci-dessous pour vous identifier ou vous créer un compte.
Login (Email) : 
Mot de Passe : |
mot de passe oublié ?
dans la même rubrique
14/06 > (1)
14/06 >  
07/06 >  
06/06 >  
27/05 > (3)
25/05 >  
20/05 > (1)
18/05 > (2)
12/05 >  
11/05 >  
le reste de l'actualité
22/06 >  
22/06 >  
21/06 > (1)
21/06 >  
20/06 >  
19/06 > (4)
19/06 > (1)
18/06 > (2)
18/06 >  
17/06 > (2)
16/06 > (3)
16/06 >  
15/06 > (1)
15/06 > (1)
15/06 >  
14/06 >  
13/06 >  
12/06 > (1)
12/06 >  
12/06 >  
11/06 >  
10/06 > (1)
10/06 > (2)
09/06 > (2)
09/06 > (1)
rechercher
Fil
Info
12345
boutique
FFA
Derniers
résultats
International
National
Régional
Départemental
INFORMATIONSFORMATIONCOMMUNAUTÉBASES DE DONNÉESMÉDICALBOUTIQUE
NOS PARTENAIRES
CONDITIONS D'UTILISATION MENTIONS LÉGALES CONTACTS