MON ACCÈS
Trouver un club près de chez vous
Les
Vidéos
Derniers
clichés
Espaces
FFA
STRUCTURES
CLUBS
l'actu des espaces | infos
Marathon de Paris : Le doublé pour le Kenyan Paul Lonyangata !
9716
Commentez cette actualité
Marathon de Paris : Le doublé pour le Kenyan Paul Lonyangata !

Ce n’était pas arrivé depuis 28 ans : le Kényan Paul Lonyangata, âgé de 25 ans, s’est imposé pour la 2e fois consécutive lors du Schneider Electric marathon de Paris, en 2h06’25’’, un chrono légèrement plus lent que l’an passé (2h06’10’’). Chez les femmes, c’est sa compatriote Betsy Saina qui l’emporte pour la première fois en 2h22’55’’.

Avec son dossard numéro 1, Paul Lonyangata s’est imposé lors de cette 42e édition du marathon de Paris devant deux de ses compatriotes, Mathew Kisorio (2h06’36’’), vainqueur du marathon de Daegu en 2017, et Ernest Ngeno (2h06’41’’), 1er du marathon de Shanghai l’an dernier. Très dense en début de course, le peloton de tête a commencé à s’écrémer autour du 30e kilomètre. Le podium s’est ensuite dessiné vers le 35e kilomètre.
Seul un athlète, le Britannique Steve Brace, avait réussi à remporter la course deux fois d’affilée dans le passé, en 1990. Dans les années 1980, deux autres coureurs étaient déjà parvenus à s’imposer à deux reprises également, mais pas de manière consécutive.

« Je pensais faire un chrono un peu plus rapide, mais je suis quand même content », a lâché le vainqueur, quelques minutes après avoir franchi la ligne d’arrivée, avec les mains et le genou écorchés, en raison d’une chute au 16e kilomètre. « J’ai réalisé que je pouvais gagner à quatre kilomètres de la fin environ. C’est un peu une victoire que j’offre à ma femme, car elle avait gagné ici l’an passé, mais elle n’a pas pu venir cette année, car elle était souffrante », a-t-il ajouté. Le reverra-t-on l’an prochain sur le bitume parisien ? « Peut-être ! »

Victoire kenyane également chez les femmes
Du côté des femmes, c’est également une Kényane qui s’est imposée, en 2h22’55’’. Il s’agit de l’athlète Betsy Saina, âgée de 29 ans, qui a remporté la course devant une compatriote, Ruth Chepngetich (2h22’59’’), et l’Ethiopienne Gulume Chala (2h23’06’’). Alors que les coureuses Élites étaient parties 16 minutes avant les meilleurs coureurs - soit la différence chronométrique entre le meilleur homme et la meilleure femme à Paris l’an dernier - Paul Lonyangata a réussi à rattraper Betsy Saina au bout de 41,6 kilomètres…

« Cette victoire est spéciale », a déclaré cette dernière, rayonnante à l’issue de la course, qui a rassemblé 55 000 coureurs. « J’avais déjà participé à deux marathons dans le passé, mais je n’avais jamais réussi à les finir, peut-être car je n’étais pas assez bien préparée. Mais cette fois-ci, je me suis entraînée dur. Au 35e kilomètre, je me sentais très bien, et vers le 39e kilomètre, j’ai su que j’allais gagner », a-t-elle ajouté. Un kilomètre plus tôt, seules quatre athlètes étaient encore en mesure de s’imposer, alors que le peloton de tête était resté assez compact jusqu’au 37e kilomètre. Seul incident majeur : la chute de l’Éthiopienne Amane Gobena, l’une des favorites de la course, au 33e kilomètre, au niveau du ravitaillement. Elle a finalement abandonné deux kilomètres plus loin.

Des records personnels, mais pas de NPR pour les Français
Le premier Français de la course, Jean-Damascène Habarurema, a terminé à la 17e place, en 2h15’13’’, soit à 1’43’’ du niveau de performance requis pour participer aux prochains championnats d’Europe d’athlétisme à Berlin en individuel (2h13’30’’). Mais pas de quoi le décevoir pour autant : « Je ne visais pas forcément un chrono, mais davantage la première place chez les Français », explique-t-il. « Au début, on était sur les bases de 2h06, 2h07 avec le lièvre, ce qui est rapide, donc on a un peu ralenti. Au 25e kilomètre, le lièvre s’est arrêté, mais on était toujours sur les bases de 2h09 environ. Puis vers le 35e kilomètre, j’ai eu des crampes au ventre : je pense que c’est dû au fait que j’ai bu dans une bouteille qui n’était pas la mienne, j’ai pris un peu de retard, mais la course s’est quand même très bien passée d’une manière générale », raconte-t-il. Le coureur de l’Entente Angevine Athlétisme croise désormais les doigts pour être quand même sélectionné aux « Europe »…

Nicolas Navarro (Alès Cévennes Athlétisme) est venu s’échouer juste derrière lui, en 2h15’14’’, à la 18e place. Un chrono satisfaisant à ses yeux, puisque son record était de 2h17’56’’ auparavant. Seul petit regret : que le lièvre soit parti sur des bases plus élevées que celles prévues, comme indiqué par Jean-Damascène Habarurema.

Trois autres Français sont arrivés quelques instants plus tard : Benjamin Choquert (Nancy Athlétisme Métropole), Julien Masciotra (Decines Meyzieu Athletisme) et Romain Courcières (Alès Cévennes Athlétisme), en 2h15’41’’, 2h19’07’’ et 2h19’12’’, des chronos synonymes de 20e, 21e et 22e places. Pour les deux premiers nommés, il s’agit de leurs records personnels. « C’était la première fois que je préparais vraiment le marathon », explique le Nancéien, chronométré en 2h26’20’’ lors de son premier et dernier marathon en 2015 à Rotterdam. « J’aurais aimé aller 30 secondes ou une minute plus vite, mais j’ai couru un peu seul jusqu’au 28e kilomètre, puisque le lièvre est parti devant, jusqu’à ce que Nicolas Navarro revienne sur moi. J’ai souffert dans les deux derniers kilomètres. C’est un bilan mitigé », conclut-il.

Du côté des féminines, la première Française est Elodie Alexandre (anciennement Navarro) (Entente Sarthe Athlétisme), qui termine à la 10e place, en 2h39’41’’, en l’absence de Martha Komu (CA Balma), blessée au genou. « Je suis partie un peu vite, donc j’ai un peu subi la fin de course, même si c’est sûrement aussi dû à la chaleur », raconte-t-elle. Elle se dit néanmoins satisfaite du chrono, synonyme de record personnel : « Je voulais passer sous les 2h40. J’avais un lièvre avec moi pour la première fois cette année, donc ça m’a aidée. »

L’œil du technicien
Jean-François Pontier, référent national du running à la Fédération française d’athlétisme, analyse la course et les résultats des Français : « Elle s’est passée différemment pour Jean-Damascène Habarurema, qui est parti bien plus vite, en 1h05 au semi, et les autres, qui ont démarré plus prudemment. Les hommes ont fait un tir groupé, mais il y a moins de densité chez les femmes. »

Enfin, chez les athlètes handisports, le Japonais Hiroki Nishida s’est imposé en 1h30’02’’, ce qui équivaut à une vitesse moyenne de… 28,12 km/h. « Je suis très fatigué, mais tellement heureux », a-t-il déclaré à l’issue de la course, sa première grande victoire internationale. Il a devancé l’Anglais David Weir et l’Espagnol Jorge Madera Jimenez, qui se sont disputés au sprint la 2e et la 3e place (1h30’52’’ et 1h30’53’’), ainsi que le Français Julien Casoli (1h32’15’’).

Chloé Lauvergnier pour athle.fr

 

PG
Administrateur
les réactions
Commentez cette actualité
Pour commenter une actualité il faut posséder un compte sur le site FFA, utilisez la rubrique ci-dessous pour vous identifier ou vous créer un compte.
Login (Email) : 
Mot de Passe : |
mot de passe oublié ?
dans la même rubrique
17/06 > (2)
08/04 >  
07/04 >  
26/03 >  
19/03 >  
04/03 > (2)
02/01 > (5)
05/11 >  
30/10 > (1)
22/10 >  
le reste de l'actualité
21/09 >  
18/09 > (5)
16/09 >  
16/09 > (5)
16/09 > (1)
15/09 >  
15/09 >  
14/09 >  
14/09 >  
13/09 >  
12/09 >  
12/09 >  
11/09 >  
10/09 > (2)
10/09 >  
08/09 >  
07/09 > (3)
06/09 > (2)
06/09 >  
03/09 >  
03/09 >  
03/09 > (3)
31/08 >  
31/08 >  
31/08 >  
rechercher
Fil
Info
12345
boutique
FFA
INFORMATIONSFORMATIONCOMMUNAUTÉBASES DE DONNÉESMÉDICALBOUTIQUE
NOS PARTENAIRES
CONDITIONS D'UTILISATION MENTIONS LÉGALES CONTACTS