MON ACCÈS
Trouver un club près de chez vous
Les
Vidéos
Derniers
clichés
Espaces
FFA
STRUCTURES
CLUBS
l'actu des espaces | infos
Ludovic Pommeret : « Attention aux surprises »
3647
Commentez cette actualité
Ludovic Pommeret : « Attention aux surprises »

Présent en Espagne depuis près d’une semaine pour préparer les championnats du monde de trail qui se courent samedi entre Castellon et Penyagolosa, Ludovic Pommeret a posé une semaine de congés pour préparer au mieux cette échéance. L’informaticien, qui travaille au quotidien pour le contrôle aérien suisse, a pris le temps de revenir sur sa préparation pour athle.fr, avant de se projeter vers la course et de nous livrer ses ambitions.

Ludovic, depuis quand êtes-vous arrivé sur la côte espagnole ?
J’y suis depuis samedi. Je voulais venir tôt, déjà parce que je suis venu en famille, avec ma femme et mes filles. Avec tous les ponts des jours fériés en ce moment, on a pu faire des vacances. Je voulais aussi reconnaître le parcours avant le départ. J’ai donc effectué les 50 derniers kilomètres durant le week-end.

Qu’en avez-vous pensé ?
Bon, je n’ai vu que les cinquante derniers, et les huit premiers, donc il y a encore 25 kilomètres de mystère (rires). Mais c’est un parcours très diversifié, il y a un peu de tout. Au milieu, il y a une partie assez roulante, dans laquelle il faudra avoir pas mal de jus, et juste après, on aborde la partie la plus difficile avec beaucoup de montées et de descentes, qui peuvent être assez techniques. Il y en aura pour tous les goûts, et c’est surtout la forme du jour qui fera la différence.

Ce parcours, long de 85 kilomètres pour 5 000 m de dénivelé positif, vous plait-il ?
Au niveau de la montagne, ça me convient. Pour ce qui est des paysages, je ne crois pas que ce soit fantastique, même s’il y a quelques endroits sympas, notamment les petites places et les églises dans les villages qu’on parcourt. Mais ça reste un parcours de trail, et ça n’est pas désagréable. Surtout, on ne fait pas de boucles !

Vous êtes depuis mercredi, avec l’ensemble des délégations, rassemblés en équipe dans un hôtel de Benicassim, cité balnéaire méditerranéenne. Dans quel état d’esprit êtes-vous à deux jours du départ ?
Comme tout le monde, il y a un mélange d’excitation et de stress. Le défilé sous les drapeaux de jeudi soir va faire monter un peu la pression, mais on est déjà bien dans l’ambiance des championnats. Maintenant, il n’y a plus grand-chose à faire au niveau de l’entraînement. Il faut simplement prendre le départ, en espérant qu’on ait fait ce qu’il fallait avec le coach pour être prêt. On sera fixés samedi !

Avant cela, il faut composer avec l’attente…
C’est toujours difficile à gérer, parce qu’on ne sait pas trop ce qu’on peut faire. Ce n’est plus le moment de faire des grandes sorties. Pour la plupart, nous irons juste courir un peu vendredi pour faire tourner les jambes. On essaie aussi de profiter de ce temps-là pour bien se reposer.

Ce n’est pas habituel d’être présent sur place aussi longtemps en amont d’une course…
C’est sûr que ça n’est pas souvent le cas. Même pour les trails que je ne connais pas, c’est rare que j’aille sur le parcours avant. Là, je me dis que ça peut me servir dans certaines configurations. J’ai aussi une meilleure vision des stratégies possibles, au niveau des bâtons et des ravitaillements. Et puis, on ne sait jamais, si je me retrouve « à la bagarre » avec quelqu’un, ça me sera utile d’avoir déjà couru sur le parcours.

Ces championnats du monde constituent-ils LA course de l’année ?
C’est la course de début de saison, au moins. J’aurai aussi une autre grosse course plus tard, mais ces championnats restent un gros objectif. D’abord parce qu’il y a le maillot tricolore. Et puis, il y a une équipe qui compte sur nous. Pour ma quatrième participation, j’ai toujours autant de motivation pour bien faire, autant à titre individuel que pour l’équipe. C’est quelque chose d’important à mes yeux.

En trois participations de 2015 et 2017, vous n’avez jamais fait moins bien que sixième.
(Il coupe) C’est vrai, mais je n’ai jamais fait mieux que cinquième ! (rires) Si je suis un taulier ? Un peu, forcément, même si je ne suis pas au niveau de Nath (Nathalie Mauclair) dans ce domaine. J’ai dû en faire autant que Sylvain (Court), à la différence que lui a déjà été champion du monde. Et comme je suis un petit peu plus vieux, peut-être qu’on me prend plus pour un taulier. En tout cas, je ne le prends pas mal (rires).

Comment s’est passée votre préparation ?
Il y a toujours des petits pépins, mais je peux prendre le départ en me sentant bien. On a toujours tendance à penser qu’on pourrait avoir fait mieux sur tel ou tel point. Mais je pense qu’on a fait une préparation sérieuse, et que j’arrive en forme à ces championnats. Il faudra serrer les dents, et gérer les moments difficiles. Je ne sais pas comment je vais y parvenir samedi, mais on va se débrouiller !

Quand avez-vous commencé à préparer ces championnats ?
Pour moi, ça a commencé à Noël. Par contre, ma préparation n’a pas toujours été axée sur la course à pied. J’avais des petits problèmes de genoux. J’ai donc repris avec le ski de rando, en accord avec mon coach Philippe Propage, et quelques sorties de vitesse sur le début de saison. Après la Pierra Menta (NDLR : mi-mars), on a levé un peu le pied sur le ski pour en faire plus à pied. Cela fait treize ans que je fais du ski-alpinisme l’hiver, et c’est une bonne préparation. D’abord parce que c’est en montagne, et c’est aussi moins traumatisant pour moi.

A quelles courses avez-vous pris part avant cela ?
J’ai surtout fait des trails blancs. Le trail du Ventoux a été ma grosse course de préparation (NDLR : il a pris la deuxième place derrière le Suisse Marc Lauenstein). J’ai aussi fait une petite course de seize kilomètres à côté de chez moi il y a quinze jours. Je ne pouvais pas forcément en faire plus à la sortie de l’hiver, parce qu’il y a quand même eu beaucoup de neige cette année. Ce n’était pas trop possible de s’entraîner dans nos régions.

Avez-vous jeté un coup d’œil à la liste des engagés ?
Bien sûr ! On regarde toujours, ne serait-ce qu’au niveau des équipes. Il faut voir comment se placer, quelles sont nos chances et les forces en présence. Sur le plan collectif, chez les hommes, il y a quatre grosses équipes qui vont se battre pour le podium. En individuel, il peut toujours y avoir de bonnes surprises, des gens qu’on n’attend pas forcément. C’est donc beaucoup plus dur d’imaginer un podium avant la course. Evidemment, Luis Alberto Hernando, Zach Miller et Sylvain Court doivent être en forme, mais il y a plein d’autres coureurs qui joueront leur carte. Il faudra être vigilant dès le début, parce qu’il y a le risque que certains partent de façon très rapide. Même si la course est longue, ce n’est pas un ultra non-plus, et on ne peut pas se permettre de laisser partir trop loin.

Propos recueillis par Etienne Nappey pour Athle.fr
Photo Une : © JP Durand

Ludovic Pommeret
Age / Sél.42 ans / 4 A
ClubCab bellegardien
SpécialitéTrail
RB
Admin Athle.fr
les réactions
Commentez cette actualité
Pour commenter une actualité il faut posséder un compte sur le site FFA, utilisez la rubrique ci-dessous pour vous identifier ou vous créer un compte.
Login (Email) : 
Mot de Passe : |
mot de passe oublié ?
dans la même rubrique
15/05 > (1)
11/05 >  
02/05 >  
25/04 >  
19/04 >  
04/04 >  
30/03 >  
26/03 > (2)
04/03 > (2)
24/01 >  
le reste de l'actualité
20/05 >  
20/05 >  
20/05 > (1)
19/05 > (1)
18/05 >  
18/05 > (1)
14/05 > (2)
14/05 > (3)
13/05 > (3)
13/05 > (1)
12/05 >  
12/05 > (2)
11/05 >  
11/05 >  
10/05 > (2)
09/05 >  
07/05 >  
07/05 >  
06/05 >  
05/05 >  
04/05 >  
04/05 >  
04/05 >  
04/05 >  
03/05 >  
rechercher
Fil
Info
12345
boutique
FFA
Derniers
résultats
International
National
Régional
Départemental
INFORMATIONSFORMATIONCOMMUNAUTÉBASES DE DONNÉESMÉDICALBOUTIQUE
NOS PARTENAIRES
CONDITIONS D'UTILISATION MENTIONS LÉGALES CONTACTS