MON ACCÈS
Trouver un club près de chez vous
Les
Vidéos
Derniers
clichés
Espaces
FFA
STRUCTURES
CLUBS
l'actu des espaces | infos
Championnats du monde de trail : Aux bons souvenirs de Claire Mougel
8411
Commentez cette actualité
Championnats du monde de trail : Aux bons souvenirs de Claire Mougel

Claire Mougel est montée sur la troisième place du podium des championnats du monde de trail à Penyagolosa (Espagne), au terme d’une course aussi éprouvante qu’annoncée. Les autres Français ont souffert, mais se sont arrachés pour récolter deux médailles collectives : l'argent pour les femmes, le bronze pour les hommes. 

Les spécialistes avaient prévenu : le tracé des Mondiaux de trail 2018 s’annonçait particulièrement usant. Ils avaient vu juste. Soumis à la chaleur, légèrement plus long qu’indiqué (officiellement 85 kilomètres pour 5000 m de dénivelé positif), et doté d’une dernière partie technique qui ne pardonnait pas la moindre imprudence commise dans une première moitié roulante, le parcours s’est avéré une véritable lessiveuse.
Dans ces conditions, les Français ont joué aux avant-postes dès le départ, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. C’est pourtant Claire Mougel, partie plus prudemment, qui a tiré les marrons du feu. La Vosgienne, qui se savait moins rapide que les autres dans les faux-plats, a passé la surmultipliée à partir du cinquantième kilomètre. Dixième au passage au premier ravitaillement, elle a progressivement repris ses concurrentes, pour terminer à la troisième place, à vingt minutes de l’intouchable Hollandaise Ragna Debats, championne du monde après avoir été deuxième en 2016, et à quatre minutes de la locale Laia Canes, aux anges.
« Je savais que je serais plus à l’aise sur la fin, parce que j’aime quand les montées et descentes sont techniques. J’avais en tête que j’allais récupérer les bâtons au deuxième ravitaillement et que ça allait m’aider », analysait-elle rapidement. Son aisance dans la double poussée ? De bons restes d’une précédente carrière de skieuse de fond. « Clairement, ça m’a beaucoup aidée. J’avais un niveau national en ski, mais je n’ai jamais vraiment percé au plus haut niveau. Je me dis que sans ça, je n’aurais pas réussi ce que j’ai fait aujourd’hui en trail, et ça me fait bien plaisir. J'aime aussi quand il fait chaud, alors la météo était parfaite pour moi. Cette médaille est magnifique pour moi ! », savourait celle qui fêtait là sa première sélection en bleu (en course à pied).

Adeline Roche, qui a longtemps tenu la dragée haute à la nouvelle championne du monde, et était encore en course pour le podium aux trois quarts de la course, a finalement pris la septième place. « Un peu déçue » de son classement sur la ligne, elle appréciait tout de même d’avoir « acquis de l’expérience sur une distance pas familière. J’ai pris un coup de bambou au cinquantième, mais j’ai quand même fini, alors qu’il y a deux semaines, j’avais une douleur au genou qui m’empêchait de courir en descente. Malgré une préparation compliquée, j’ai quand même réussi à aller au bout. »
Elle aussi sur le podium en 2017, Amandine Ferrato a connu le même scénario que sa compatriote. Dans le top 5 jusqu’à la mi-course, elle a baissé pavillon par la suite. « Même si j’avais fait un gros bloc d’entraînement pour me préparer, je n’avais aucun repère sur une distance aussi longue. Au final, il n’y a pas de mystère ! Je me suis accrochée pour finir pour l’équipe, afin d’assurer le podium… » Mission accomplie pour les Bleues, parées d’argent sur le plan collectif, derrière des Espagnoles injouables sur leurs terres, mais devant une solide équipe américaine. Sarah Vieuille, 24e après une course toute en régularité, et Lucie Jamsin, qui n’a pas pu rallier l’arrivée, ont pu monter sur la boîte avec leurs camarades de jeu.

Pommeret abonné à la cinquième place
Les Français ont aussi goûté aux joies du podium collectif, à la troisième place. Mais que ce fut dur ! Victime d’une contracture, Sébastien Spehler a dû mettre le clignotant peu avant la mi-course, alors qu’il occupait la tête de la course avec l’Américain Zach Miller, parti comme un avion, fidèle à ses habitudes. Les quatre Français encore en course ont donc compris qu’ils n’avaient plus droit à l’erreur. En voyant Sylvain Court (finalement 33e) montrer des signes de moins bien après cinquante kilomètres à chasser Miller (8e à l’arrivée), Adrien Michaud  a activé le mode « survivant », oubliant une ampoule au pied survenue au trentième kilomètre, et la fatigue qui se faisait à chaque instant plus forte dans ses jambes, lui qui n’est « pas vraiment fan » des courses de plus de 50 kilomètres. « Je savais que j’allais devoir m’accrocher pour aller chercher la breloque. C’était très dur pour moi, j’ai connu un calvaire dans les trente derniers kilomètres. J’aurais aimé avoir un peu mieux, la médaille d’argent, mais comme j’étais bien cuit, je suis quand même content qu’on ne rentre pas bredouilles ! », confiait-il après avoir passé de longues minutes allongé au pied d’un arbre pour récupérer.
Sa dix-neuvième place à l’arrivée a suffi à classer les Bleus devant les Américains, l’Espagne prenant l’or et le Royaume-Uni l’argent. Individuellement, la meilleure performance du jour est à mettre au crédit du métronome Ludovic Pommeret. Cinquième en 2015 et 2016, sixième en 2017, il a de nouveau rallié l’arrivée en cinquième position, après une course qu’il a terminée exténué. « Je suis assez loin du podium, mais je me contente bien de ma cinquième place. Il y a de grosses pointures devant moi ! », situait-il, après avoir reçu l’accolade de sa fille après la ligne d’arrivée.

Le Haut-Savoyard a connu un « moment dur au cinquantième kilomètre, où j’ai sans doute payé un départ un peu trop rapide », mais il a retrouvé de l’allant sur la fin, car « quand ça sent la bergerie, on oublie le reste ». Devant, Luis Alberto Hernando a coiffé sa troisième couronne mondiale consécutive, récompensant un modèle de course tactique et une maîtrise totale de son art. Il devance, comme en 2017, son compatriote Cristofer Clemente. La troisième place est allée à l’épatant Britannique Thomas Evans, revenu de l’arrière.
Deuxième Français, Romain Maillard a, comme Claire Mougel, opté pour un départ prudent, avant de « ramasser les morts ». Septième à l’arrivée, il s’est fait plaisir sur une distance qu’il découvrait. « Le fait de remonter, c’est grisant, et ça fait du bien au moral. Bien sûr, il y a eu des moments difficiles, mais on en a tous. Il faut prendre son mal en patience. Je ne savais pas où me situer, alors un résultat comme ça, c’est plus que rêvé. J’avais déjà apprécié la reconnaissance du parcours que j’étais venue faire, mais j’ai trouvé la course encore plus belle aujourd’hui ! » La bataille observée sur les sentiers espagnols, était, en effet, de toute beauté.

 Etienne Nappey pour Athle.fr
Photos : © JP Durand

Claire Mougel
Age / Sél.32 ans / 1 A
ClubCo haute moselotte*
SpécialitéTrail
RB
Admin Athle.fr
les réactions
Commentez cette actualité
Pour commenter une actualité il faut posséder un compte sur le site FFA, utilisez la rubrique ci-dessous pour vous identifier ou vous créer un compte.
Login (Email) : 
Mot de Passe : |
mot de passe oublié ?
dans la même rubrique
20/05 > (1)
18/05 > (1)
12/05 >  
11/05 >  
30/04 >  
26/04 >  
17/04 >  
09/04 >  
24/03 >  
22/03 > (2)
le reste de l'actualité
20/05 >  
20/05 >  
19/05 > (1)
18/05 >  
15/05 > (1)
14/05 > (2)
14/05 > (3)
13/05 > (3)
13/05 > (1)
12/05 > (2)
11/05 >  
11/05 >  
10/05 > (2)
09/05 >  
07/05 >  
07/05 >  
06/05 >  
05/05 >  
04/05 >  
04/05 >  
04/05 >  
04/05 >  
03/05 >  
02/05 >  
02/05 >  
rechercher
Fil
Info
12345
boutique
FFA
Derniers
résultats
International
National
Régional
Départemental
INFORMATIONSFORMATIONCOMMUNAUTÉBASES DE DONNÉESMÉDICALBOUTIQUE
NOS PARTENAIRES
CONDITIONS D'UTILISATION MENTIONS LÉGALES CONTACTS