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Ludvy Vaillant : « Prouver qu’on peut réussir en Martinique »
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Ludvy Vaillant : « Prouver qu’on peut réussir en Martinique »

Troisième européen aux bilans estivaux derrière le Norvégien Karsten Warholm (47’’81) et le Turc Yasmani Copello (48’’31), le spécialiste du 400 m haies Ludvy Vaillant est actuellement en pleine bourre. Arrivé en métropole le dimanche 10 juin, il a déjà disputé trois courses et remporté trois victoires, avec deux records personnels à la clé. Samedi dernier, en 48’’96, il est descendu pour la première fois de sa carrière sous les 49’’ lors du meeting Pro Athlé Tour de Marseille. Avant de retrancher encore un centième à son record personnel mardi, lors du meeting Elite de Montreuil. Licencié à l’AC Saleen en Martinique, Ludvy Vaillant tient à poursuivre sa progression aux Antilles, dont il est aujourd’hui un des principaux porte-drapeaux.

Ludvy, racontez-nous votre 400 m haies de Montreuil…
C’était ma dernière course avant une petite pause. Je suis très satisfait de mon chrono. J’ai mieux géré mon effort qu’à Marseille, en gardant le même schéma avec treize foulées jusqu’à la cinquième haie mais en partant un peu moins fort, même si j’ai perdu un peu de rythme à la fin à cause de la fatigue. Maintenant, place au repos avant les Jeux méditerranéens (à partir du 27 juin). Cet enchaînement a été assez positif dans l’optique de Berlin.

Vous avez également brillé sur 400 m cette saison, en signant un chrono de 45’’25 à Fort-de-France début juin. Quelles sont vos ambitions sur cette distance ?
J’ai effectué des 400 m dans le but d’intégrer le relais 4x400 m à Berlin. Certains disent que, vu mon chrono sur le tour de piste, je suis censé faire tel temps sur 400 m haies. Mais avec mon coach, on ne fonctionne pas trop de cette façon-là. Le 400 m m’aide à avoir de la vitesse pour les haies. Mais de là à effectuer directement une conversion, ce n’est pas notre état d’esprit.

Qu’est-ce qui vous plait dans le 400 m haies ?
Il y a un certain rythme à respecter et une concentration à adopter. Il faut toujours rester lucide pour bien franchir les obstacles. Le 400 m est aussi très difficile. Il faut être capable de relancer dans la dernière partie de course. Mais le 400 m haies reste ma discipline de prédilection, celle que je pratique depuis les catégories jeunes.

Actuellement, il n’y a pas beaucoup d’athlètes antillais de très haut niveau qui s’entraînent la majeure partie de l’année sur place, comme vous le faites. Pourquoi avez-vous fait le choix de rester en Martinique ?
D’abord, pour mes études. Je suis en troisième année d’école de kiné et j’entrerai dans la quatrième à la rentrée prochaine. J’ai effectué toute ma scolarité en Martinique. J’ai eu la possibilité de venir en métropole pour poursuivre mes études, mais je n’ai pas voulu. J’estime qu’on a des conditions extrêmement favorables aux Antilles pour pratiquer l’athlétisme, notamment au niveau climatique. J’ai la volonté de prouver qu’on peut réussir et faire du sport de haut niveau ici, lorsque certaines choses sont mises en place. J’espère pouvoir être le déclencheur de moyens supplémentaires, qui aideront les prochaines générations à poursuivre leur carrière en Martinique.

Le manque de concurrence en compétition est-il parfois un frein ?
Non, pas du tout, ce n’est pas quelque chose qui me gêne. Depuis cadet, je n’ai pas d’athlète de mon niveau avec moi à l’entraînement. Je fais partie d’un petit groupe coaché par Jean-Claude Berquier, avec quatre cadets qui découvrent l’athlétisme. Pouvoir les aider en leur faisant partager mon expérience est positif. Je préfère garder la Martinique comme base d’entraînement, où je peux me concentrer sur moi-même, puis arriver en métropole pour trouver de la concurrence et entrer dans une dynamique de compétitions.

Le niveau du 400 m haies est en train de gagner en densité en France chez les hommes…
C’est vrai que le niveau a progressé. En 2016, il n’y avait que Kasse (Mamadou Kasse Hann) qui était sous les 50’’00. Cette année, nous sommes cinq (Vaillant, Coroller, Hann, Kounta, Yato). C’est vraiment de bon augure pour cette saison et pour la suite. Je pense que l’émergence d’athlètes comme le Norvégien Warholm (47’’81), le Qatari Samba (47’’41) et Benjamin (47’’02) d’Antigua-et-Barbuda peut expliquer cette croissance. Ce sont des jeunes qui font bouger notre discipline. C’est motivant de voir qu’ils sont déjà à ce niveau et qu’ils ont à peu près mon âge. Je me dis que s’ils y arrivent, pourquoi pas moi ?

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Ludvy Vaillant
Age / Sél.23 ans / 7 A
ClubAthletic club saleen
Spécialité400 m - 400 m haies - 4 x 200 m - 4 x 400 m
RB
Admin Athle.fr
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