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Alexie Alaïs : « Le podium est accessible »
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Alexie Alaïs : « Le podium est accessible »

Depuis son retour en Guyane au lendemain des championnats d’Europe de Berlin, la lanceuse de javelot du CA Montreuil 93 est prise dans un tourbillon, entre les interviews pour les médias locaux et les visites d’inconnus au domicile de ses parents, qui viennent la féliciter. La preuve que sa sixième place à Berlin avec un jet à 60,01 m a eu un retentissement certain. L’athlète entraînée par Magali Brisseault Waldet et David Brisseault a tout de même trouvé quelques minutes pour revenir pour athle.fr sur son parcours et sur ce résultat, qui lui a permis de devenir la première finaliste tricolore de l’histoire du javelot français en grands championnats.

Alexie, quel accueil vous a été réservé à votre retour en Guyane ?
A l’aéroport de Cayenne, il y avait toute ma famille et mes amis, soit plus d’une cinquantaine de personnes. C’était chaleureux, avec beaucoup d’émotion. Je ne m’y attendais pas. Je n’ai pas encore eu le temps de me poser. Ma vie a beaucoup changé en Guyane. Beaucoup de personnes se rendent dans la maison de mes parents pour me féliciter. Ils me disent merci pour avoir représenté la Guyane. Je vois le bonheur dans leurs yeux. Je ne comprends pas trop ce qui m’arrive, mais ça fait plaisir.

Avez-vous commencé à prendre conscience de votre performance de Berlin ?
Cet accueil m’a permis de réaliser ce que j’ai fait. Je savais que je pouvais aller en finale. Honnêtement, je visais même mieux. Mais c’est déjà très bien. J’ai vraiment tout donné, donc je n’ai pas de regrets. Je me suis beaucoup appliquée à rester concentrée après les qualifications. Entre guillemets, c’était l’exploit. J’étais dans l’euphorie. Je voulais être à mon niveau en finale, en entrant au moins dans les « huit ».

Cette sixième place vous ouvre de nouvelles perspectives…
Je suis la première Française à ce niveau au javelot en grand championnat. J’ai terminé sixième, c’est très bien. Mais je veux aller beaucoup plus loin l’année prochaine. Avec mes entraîneurs, on a vraiment pris conscience, que ça se joue à rien et qu’entre guillemets, je suis dans le game. Le podium est accessible. Ces championnats d’Europe, c’est le début de quelque chose. Et pourtant, j’ai eu une hernie discale qui m’a clouée au lit pendant quinze jours en juin, et je dois composer avec un syndrome rotulien depuis trois ans.

On vous sent très attachée à l’image que renvoie le javelot en France, une épreuve que vous venez de mettre en lumière…
De jeunes athlètes me disent que mon résultat leur donne envie de commencer ou de persévérer dans le javelot. Même Antoinette (Nana Djimou, heptathlète mais aussi très bonne lanceuse) m’a envoyé un petit message, en m’écrivant : « Trop fière de toi ! » Il y a quelque chose qui est en train de renaître en France pour le javelot.


Pour quelles raisons avez-vous passé un cap cette saison, avec en plus de votre place de finaliste à Berlin un record porté à 60,59 m ?
En novembre 2017, j’ai fait un burn-out. J’ai pleuré à l’entraînement. Je disais : je n’en peux plus, il fait froid ! Magali a été très intelligente. Elle m’a écoutée et m’a donné trois mois. Je suis donc rentrée beaucoup plus souvent que d’habitude en Guyane. Ça m’a vraiment fait du bien, car je suis très famille. J’ai besoin de me ressourcer, de retrouver mes amis d’enfance. C’est ça qui m’a motivée.

Avant d’arriver au CREPS de Boulouris à Saint-Raphaël, vous avez suivi un parcours tortueux…
Je suis arrivée en métropole à l’âge de 15 ans pour le handball. J’étais demi-centre ou arrière au pôle d’Orléans et je ne m’entraînais qu’une fois par semaine pour l’athlétisme. Je me suis pourtant qualifiée pour les Mondiaux cadets de Lille Métropole. C’est ce qui m’a fait basculer vers l’athlé. Au début, je n’avais pas conscience du déracinement. Mais plus j’ai grandi, plus c’est devenu difficile. Il y a eu des moments durs mentalement et physiquement. A 16 ans, je me suis retrouvée à Strasbourg, au sein du groupe de Jacques Danail. J’ai découvert à l’école et dans la rue ce qu’était le racisme. Ça m’a vraiment forgée sur le plan mental. Puis je suis partie à l’Insep pour intégrer le groupe de Sandra Lambrani. Ça se passait très bien, mais elle a décidé de partir en Nouvelle-Calédonie. J’ai cherché à m’entraîner seule, mais c’était difficile.

Et puis vous avez rencontré Magali Brisseault Waldet en 2015…
Elle est venue me voir aux France Elite. Je ne la connaissais pas. Elle m’a donné deux, trois conseils et m’a proposé de venir à Saint-Raphaël pour un stage de trois semaines. Ça s’est très bien passé et, en septembre, j’ai décidé de la rejoindre.

Quel est votre mode de fonctionnement avec vos entraîneurs ?
Je suis très bien avec eux. Au niveau du caractère, on s’entend parfaitement. Ils ont le sang chaud et moi aussi (rires). On est francs, il n’y a pas d’hypocrisie. Ça, j’adore ! On forme une team au CREPS de Boulouris. Magali gère le javelot dans sa globalité. David (Brisseault) intervient plus sur des petits points précis et sur la préparation physique. J’ai beaucoup progressé sur le plan technique. On a travaillé sur le fait de garder la pointe. C’est ce qui m’a fait passer la barrière des soixante mètres. Mais je plie encore la jambe gauche. C’est la prochaine étape à bosser. Au javelot, il n’y a pas une seule technique qui marche. Il faut s’entraîner sur ses points forts. Le mien, c’est le physique, aussi bien au niveau du sprint que de la force et de l’explosivité. Comme le dit Magali, je suis un diamant brut qu’il faut tailler (rires).

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Alexie Alais
Age / Sél.24 ans / 3 A
ClubCa montreuil 93
SpécialitéJavelot
RB
Admin Athle.fr
les réactions (3)
Jean-pierre Fouquert - 27/08 (11h12)
bravo les lancers chez les filles sont super le javelot feminin est tres bon et encore qq filles n ont pas retrouv ele niveau mais andraud etnicollin reviennent apres il y a kogut et d autres ca va pousser les homes feraient bien de s en inspirer car le niveau chez eux est ridiculementbas pensez que michel macquet serait encore un cadore tous ceux qui avaient d l avenir on disparu durechou kiteau
Bruno Vauthier - 18/08 (12h26)
Un grand bravo à Alexie pour cette magnifique 6 eme place. Un bras très puissant, une excellente technique avec notemment, ce battement de jambes souvent oublié chez nos lanceurs pour accompagner en bascule le jeté. De mon humble point de vue, pourquoi ne pas essayer de mettre le bras derrière, plus en diagonale, pour donner un plus d’amplitude dans le geste (a la Finlandaise)...
Michel Escudier - 17/08 (19h16)
En plus de cette belle 6ème place, c'est surtout la belle série réalisée, entre 57 et 60 m. Très encourageant.
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