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Yohann Diniz marche au super
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Yohann Diniz marche au super

En 3 heures 35 minutes et 27 secondes, le double champion d’Europe (Göteborg 2006 et Barcelone 2010) a pulvérisé, ce samedi matin, sur ses terres à Reims, le record du monde du 50 000 m marche, jusqu’alors détenu par son compatriote Thierry Toutain (3h40m57s). Un message fort adressé à la concurrence en vue des Mondiaux de Daegu (Corée du Sud), à la fin de l’été.

Jusque là, il n’avait montré aucun signe, caché derrière ses lunettes de soleil. A peine un peu d’agacement, quand il entendait mal les temps de passage que lui annonçait son entraîneur, Pascal Chirat. Soudain, dans la ligne droite, devant la tribune du stade Georges Hébert, Yohann Diniz a levé les bras. Avant de brandir un pouce vers le ciel, plutôt clément en ce début mars. Besoin d’extérioriser son plaisir d’être là. Puis il a sûrement entendu son entraîneur lui rappeler de rester concentré. Il restait tout de même 5 000 mètres à parcourir…
Après sa performance, Yohann Diniz le reconnaissait sans difficulté : poussé par les encouragements des spectateurs, la tentation était grande de se laisser griser. D’autant plus qu’il courait devant les siens. « Il a fallu gérer, parce que tu peux te faire envahir par les bruits, l’engouement. A Barcelone, cela m’était arrivé. Ici, je me suis servi de cette expérience pour transformer ce soutien en énergie. »
L’énergie, ce n’est pas vraiment ce qui lui a manqué en ce jour de record. Pris en charge par trois lièvres jusqu’aux 5e, 20e et 35e kilomètres, le natif d’Epernay s’est sagement mis à l’abri. Le Tunisien Hatem Ghoula, médaille de bronze aux mondiaux d’Osaka en 2007 sur 50 km marche, est passé en à peine plus d’1 h 27 aux 20 kilomètres. Puis ce fut au tour de Grzegorz Sudol de prendre le relais. Le Polonais, vice-champion d’Europe à Barcelone derrière… Diniz, en a profité pour battre le record national sur 30 000 m marche.
A 15 kilomètres de l’arrivée, le meilleur marcheur français s’est retrouvé seul aux commandes. Et celui que certains appellent « Pedro » Diniz, en référence à l’ancien pilote de Formule 1, a mis le pied sur l’accélérateur. Parti sur des bases de 3 heures 40 minutes lors de la première moitié, la course a pris des allures folles par la suite. Très attentif au rythme de son protégé, Pascal Chirat multipliait les « Keep cool Yo ! » Mais allez demander à un amateur de vitesse de rester en troisième au volant d’une Ferrari… Les dix derniers kilomètres furent les plus rapides : 41 minutes et 15 secondes. Un juge, au troisième couloir, n’en revenait pas : « Il y a 43 ans que je traîne mes guêtres dans des compétitions de marche, je n’ai jamais vu ça ! »
Parmi le public, de plus en plus nombreux au fil de la matinée, certains craignaient qu’il n’ait accéléré trop tôt. Mais à 33 ans, et malgré des débuts tardifs au haut niveau, Yohann Diniz commence à avoir de l’expérience. Et affiche une maîtrise de la distance. « Le coup de barre, maintenant, je le gère en accélérant », s’amuse-t-il.
Un bonheur pour les spectateurs, autour de 1 500 sur les coups de midi au moment de l’arrivée, qui avaient la possibilité de se placer à l’intérieur de la piste, sur le terrain en herbe. « Une offrande » de la part de l’athlète, selon Gilbert Marcy, président comblé de l’EFS Reims Athlétisme.

Facile dans la douleur
Ce samedi à 6h30 du matin, en prenant son petit-déjeuner dans un hôtel de la banlieue rémoise, Yohann Diniz avait lu la page de L’Equipe qui lui était consacrée. Le titre de l’article ? « La marche infernale ». En observant le champion glisser sur la piste, on avait plutôt l’impression d’assister à une promenade de santé. Pas de rictus de douleur, une tête à peine penchée sur la droite, même au bout de quarante bornes. « Aujourd’hui, il n’y avait pas sur son visage la fatigue apparente qu’on voit habituellement. Il va presque nous faire croire que le 50 kilomètres, c’est facile », s’amusait Pascal Chirat. L’arrivée, dans la douleur, des autres concurrents, plusieurs dizaines de minutes plus tard, nous a rappelé la difficulté de l’épreuve.
Yohann Diniz, lui, vient tout simplement de réaliser la deuxième meilleure performance de l’histoire sur la distance, piste et route confondus, derrière le Russe Denis Nizhegorodov (3h34’14 en 2008). Un record auquel il n’est pas du tout impossible qu’il s’attaque après les mondiaux de Daegu et les Jeux olympiques de Londres. Au vu de sa performance d’aujourd’hui, le défi est à sa portée.
En attendant, c’est repos pendant quinze jours, puis thalassothérapie une semaine, avant de reprendre vraiment l’entraînement. Ce soir, il y a fort à parier que le champagne coulera à Reims. Diplômé d’œnologie et adepte des vendanges, Yohann Diniz pourra déguster la cuvée qu’il a mise en bouteille avec un ami, il y a quatre ans, après son succès à Göteborg.

A Reims, Yann Bouchez pour athle.com

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
El mostafa El khadraoui - 12/03 (21h50)
trop fort DINIZ ....
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