MON ACCÈS
Trouver un club près de chez vous
Les
Vidéos
Derniers
clichés
Espaces
FFA
STRUCTURES
CLUBS
l'actu des espaces | infos
Les temps forts de 2011 (10/10)
Commentez cette actualité(2)
Les temps forts de 2011 (10/10)

Athle.com vous fait revivre chaque jour, jusqu’à la fin de l’année, les grands moments d’une riche et belle saison pour l’athlétisme français. Des championnats d’Europe en salle de Paris-Bercy au rendez-vous continental du cross, en passant par les Mondiaux de Daegu, retrouvez avec plaisir et nostalgie le top 10 de la rédaction.

1er
La médaille de bronze sur 200 m de Christophe Lemaitre à Daegu

Il n’explose pas de joie. Il le sait pourtant déjà, qu’il est troisième de cette finale mondiale du 200 m. Mais Christophe Lemaitre préfère attendre, quelques mètres après la ligne d’arrivée, les yeux rivés sur l’écran géant. Les chronos s’affichent un à un. Premier : Usain Bolt, Jamaïque, 19’’40. Quatrième chrono de l’histoire. Deuxième : Walter Dix, Etats-Unis, 19’’70. Et troisième : Christophe Lemaitre, France, 19’’80. Le record de France, qu’il partageait jusque-là avec Gilles Quénéhervé, est explosé de trente-six centièmes. La barrière mythique des 20’’ a volé en éclat. Et le mythique record d’Europe de Pietro Mennea est désormais tout près, à seulement huit centièmes. L’Aixois se prend la tête dans les mains et tombe à la renverse. Il reste allongé de longues secondes par terre, savoure et se relève. Une caméra lui fonce dessus. Lui, si concentré au départ, s’autorise un petit gri-gri des deux mains. Un L et un M comme « El maestro », son nouveau surnom. Vingt-quatre ans jour pour jour après Quénéhervé à Rome, au couloir six comme ce dernier, un Français est sur le podium mondial du demi-tour de piste. Ce mimétisme n’était pas une coïncidence. C’était un signe.

2e
Les records du monde de Teddy Tamgho à Bercy


Les spectateurs présents dans le Palais omnisports de Paris-Bercy se rappelleront pendant longtemps de ce dimanche 6 mars 2011. Pour cette dernière journée des championnats d’Europe en salle, les Français sont particulièrement attendus. En particulier Teddy Tamgho, qui a battu quelques jours plus tôt son propre record du monde en salle en s’envolant à 17,91 m. La finale du triple saut démarre par deux coups de tonnerre. Au premier essai, le Roumain Marian Oprea décolle à 17,62 m, pendant que Tamgho doit se « contenter » d’un bond à 17,46 m. Et voilà que l’Italien Fabrizio Donato s’envole à 17,70 m au deuxième essai (et même 17,73 m au 4e). C’est la stupeur dans les gradins. Le Tricolore va-t-il se dégonfler ? Ce serait mal le connaître… Course d’élan rythmée, « cloche » et « step » maitrisé. Et enfin énorme « jump ». Teddy Tamgho retombe très loin dans le sable parisien. La performance s’affiche enfin sur le panneau d’affichage : 17,92 m. Record du monde amélioré une nouvelle fois d’un petit mais si précieux centimètre. Le public l’acclame. Mais Tamgho réclame le silence, préférant rester concentré sur la suite de son concours. Au quatrième essai, il réalise encore un saut à 17,92 m. Le concours, un des plus relevés de l’histoire, est plié. Bercy s’embrase, les relayeurs du 4x400 m s’imposent eux aussi. Le triple sauteur entame son tour d’honneur à leurs côtés dans une ambiance incandescente. Inoubliable.

3e
Renaud Lavillenie s’envole à 6,03 m pour décrocher le titre européen


Cet après-midi du samedi 5 mars, un ange est passé sur Bercy. Ou plutôt l’a survolé, tant le saut de Renaud Lavillenie à 6,03 m a semblé monter haut dans le ciel du Palais Omnisports de Paris Bercy. 6,03 m, nouveau record de France de la perche et 6ème meilleure performance absolue de tous les temps… Le Clermontois n’a pas perdu son temps en cette finale de la perche, s’assurant la victoire en étant le seul à franchir 5,81 m. On se disait donc qu’on s’acheminait vers une fin d’après midi paisible sur le sautoir, Lavillenie s’offrant juste au passage, pour le bon goût, un petit record des championnats avec 5,91 m au 3e essai. Mais à la perche, tant qu’on gagne, on joue. Et voilà donc que les 6,03 m se présentent. Là, pas d’hésitation. Un saut propre, une barre à peine effleurée. Et un stade qui tombe soudain dans le délire. Partant en sprint sur la piste bleue de Bercy, Lavillenie était rattrapé in extremis par Jérôme Clavier, qui lui sautait dans les bras. Ce dernier s’était offert la deuxième place quelques minutes plus tôt à 5,76 m. Forcément, on passait à l’étape suivante. Plus haut ? Il n’y avait plus grand-chose, en fait. Si ce n’est les 6,16 m, un centimètre au-dessus du record planétaire de Sergueï Bubka. Le toit du monde. Bubka, dans les tribunes, ressentait d’ailleurs visiblement un certain plaisir à voir sa marque mythique titillée - la chose est si rare. La première tentative ? Loin d’être décourageante, avec des jambes qui passent la barre. Un grand moment pour la perche française…

4e
La médaille de bronze de Mahiedine Mekhissi-Benabbad sur 3000 m steeple à Daegu


Une course de dupes. Difficile de résumer autrement cette curieuse finale du 3000 m steeple hommes des Mondiaux. On s’attendait un steeple fou, emmené par des Kényans prêts à faire exploser le peloton. C’est une course d’attente, avec des temps de passage en 2’47’’63 au 1000m et 5’33’’42 au 2000 m qu’allaient offrir les douze protagonistes. Dont trois Français, une grande première, avec les présences de Mahiedine Mekhissi-Benabbad, Bouabdellah Tahri et Vincent Zouaoui-Dandrieux. C’est finalement à un tour de l’arrivée que la course s’emballe, sous l’impulsion d’Ezekiel Kemboi. Un peu trop loin dans le peloton, Mahiedine tarde à réagir. La victoire ne peut plus échapper à un Kényan. En l’occurrence Kemboi, au-dessus du lot ce jour-là. Derrière, tout va se jouer dans un mouchoir de poche. A l’attaque de la dernière barrière, Mahiedine Mekhissi-Benabbad et Bouabdellah Tahri, admirable de courage malgré une blessure, sont  aux coudes à coudes. Mais le premier nommé a encore de la ressource et allonge la foulée. Jusqu’à revenir sur les talons de Kipruto, qui se décale vers l’extérieur dans les tout derniers mètres. La manœuvre est limite mais autorisée. Quatre centièmes derrière le Kényan, le Rémois décroche le bronze. Et devient ainsi le quatrième Français à remporter une médaille lors des trois championnats majeurs : Championnats du Monde et d’Europe, Jeux olympiques. Il rejoint au palmarès Marie-José Pérec, Jean Galfione et Mehdi Baala. Lui aussi est un grand.

5e
La marche infernale de Yohann Diniz


Dans son « jardin » du stade Georges Hébert de Reims, le double champion d’Europe a cultivé sa légende, en pulvérisant sur ses terres le record du monde du 50 000 m marche de plus de cinq minutes (3h35’27 contre 3h40’57 pour Thierry Toutain). Il est 8h30 ce samedi 12 mars quand Yohann Diniz s’attaque aux 125 tours de piste. Pris en charge par trois lièvres jusqu’aux 5e, 20e et 35e kilomètres, le natif d’Epernay est resté d’abord sagement à l’abri. Le Tunisien Hatem Ghoula, médaille de bronze aux mondiaux d’Osaka en 2007 sur 50 km marche, est passé en à peine plus d’1h27 aux 20 kilomètres. Puis ce fut au tour de Grzegorz Sudol de prendre le relais. Le Polonais, vice-champion d’Europe à Barcelone derrière… Diniz, en a profité pour battre le record national sur 30 000 m marche. A 15 kilomètres de l’arrivée, le meilleur marcheur français s’est retrouvé seul aux commandes. Et celui que certains appellent « Pedro » Diniz, en référence à l’ancien pilote de Formule 1, a mis le pied sur l’accélérateur. Parti sur des bases de 3 heures 40 minutes lors de la première moitié, la course a pris des allures folles par la suite. Les dix derniers kilomètres furent les plus rapides : 41 minutes et 15 secondes. Le marcheur de l’EFS Reims Athlétisme a offert aux supporters de sa région un moment d’émotion intense.

6e ex-æquo
La belle surprise du relais 4x100 m argenté aux Mondiaux de Daegu


Les dieux de l’athlé étaient avec eux. Difficile de trouver une explication plus rationnelle lors de cette finale du 4x100 m complètement folle, qui a vu l’équipe de France monter sur la deuxième marche du podium. Un résultat inespéré au vu des séries, lors desquelles les Etats-Unis, la Jamaïque et Trinidad et Tobago semblaient au-dessus du lot. Tout s’est joué en quelques centièmes. Là, à l’entrée de la dernière ligne droite, l’Américain Darvis Patton, troisième relayeur, déboule en deuxième position à distance d’une équipe jamaïcaine impériale. Placé au couloir quatre, il heurte l’Anglais Harry Aikines-Aryeetey, qui s’élance au couloir trois comme dernier relayeur. Et tombe, en entraînant dans sa chute le Trinidadien Aaron Armstrong. Les Bleus se retrouvent alors dans la course au podium. Le junior Jimmy Vicaut, lancé par Yannick Lesourd, n’en demandait pas tant. Il conserve la deuxième position et coupe la ligne en 38’’20. Loin devant, dans une autre dimension, Usain Bolt a déjà levé les bras depuis une bonne seconde. En 37’’04, il vient d’améliorer avec ses petits camarades (Carter, Frater et Blake) un record du monde que la Jamaïque détenait déjà.

6e ex-æquo
Premier titre international pour Leslie Djhone


Le matin de la finale du 400 m des championnats d’Europe en salle à Paris, Leslie Djhone se dit qu’il ne peut que gagner. Après sept finales en grands championnats depuis 2003 pour une seule médaille de bronze européenne (en 2006), le sociétaire de Joinville doit saisir l’occasion. Et on peut dire que personne n’a pu lui contester l’or tant Leslie a écrasé ce 400 m d’un pas aussi véloce que puissant. Placé au couloir 6 de la piste bleue du Palais Omnisports de Bercy, Leslie Djhone n’aura été titillé guère plus de 150 m par les Britanniques Richard Buck et Richard Strachan, partis aussi vite que lui. En tête au 200 m, il finissait de construire sa victoire grâce à un troisième cent mètres de toute beauté. Plus personne ne le reverra. « Je voulais montrer que c’était moi le patron, assommer la concurrence. Quand j’ai vu le passage en 21’’30 aux 200 m, je savais que mes adversaires ne suivraient pas. » A l’arrivée il devance son second de près de neuf dixièmes. En 45‘’54, nouveau record personnel, il pulvérise son propre record de France de 31 centièmes de secondes.

7e
Drapeau français sur le Trail


Victoires par équipes et en individuel chez les hommes comme les femmes : le 9 juillet dernier, en Irlande, l’équipe de France de Trail faisait littéralement main basse sur les championnats du monde de la spécialité. Patience et esprit d’équipe : l’équipe de France s’en est tenue à une formule connue pour dominer ces Mondiaux de Trail. Maud Gobert, Erik Clavery, Patrick Bringer, Thierry Breuil, Emmanuel Gault, Laurence Klein, Yann Curien et Aurélia Truel ont ainsi repris le flambeau de Thomas Lorblanchet, vainqueur en 2009. Chez les hommes, le Canadien Jason Loutitt sonnait la première charge, rapidement pris en chasse par Clavery, Breuil et Bringer. Mais il faudra attendre le 48e km pour voir Clavery revenir sur le leader et s’envoler vers la victoire après 22 km en solo (en 6h39’09 pour le Nantais). Chez les femmes, scénario identique, ou presque. Alors que l’Italienne Cecila Mora menait une bonne partie de la course, Maud Gobert, toujours très bien placée avec les autres Françaises, attendait les quinze derniers kilomètres pour porter son attaque décisive. Ne restait plus à escalader que les marches du podium sur lequel s’invitait également Patrick Bringer, 3e masculin.

8e
La folle remontée d’Antoinette Nana Djimou


Vendredi 4 mars, première journée des championnats d’Europe en salle à Paris. Au départ du 800 m, dernière épreuve du pentathlon, Antoinette Nana Djimou Ida compte 83 points de retard sur la première, la Lituanienne Austra Shujyte. Et doit donc la devancer d’au moins sept secondes à l’arrivée pour lui ravir la médaille d’or. Plus personne n’y croit jusqu’à 100 mètres du but, jusqu’à ce qu’ un sprint échevelé permette à la Française d’arracher le titre pour 17 petits points. Un titre qu’elle est allée chercher « avec les tripes, grâce au public qui [m’a] donné des ailes ». Avec 4723 points, nouveau record de France, Antoinette est championne d’Europe et peut pleurer de bonheur, allongée sur la piste bleue du Palais Omnisports de Bercy. La Montreuilloise a construit sa victoire grâce à une journée très solide, marquée notamment par un record personnel égalé sur 60 m haies (8’’11) et la meilleure performance de sa carrière au poids (14,81 m). Cette première médaille d’or lancera parfaitement l’équipe de France, qui repartira de la capitale avec une moisson de 11 médailles dont 5 titres européens.

9e
La finale du 1500 m hommes des championnats d’Europe espoirs


La huitième édition des Europe espoirs d’Ostrava (République Tchèque) n’entrera pas dans les annales de l’athlétisme français, avec quatre médailles dont une en or pour les jeunes Tricolores. A l’orée de la dernière journée de compétition, les Bleuets ne comptent aucune victoire. La majorité des ambitions françaises reposent donc sur Florian Carvalho, qui fait partie des favoris pour le titre sur 1500 m. Ce dernier décide de prendre ses responsabilités et  maitrise parfaitement la course. Résultat : une première place en patron, en menant de bout en bout. Le chrono de 3'50’’25 est anecdotique. La manière, elle, l’est beaucoup moins et démontre le caractère d’un futur champion.
2011, une année faste pour Florian Carvalho. Le Francilien fera en effet résonner une deuxième fois la Marseillaise quelques mois plus tard, en décembre à Velenje (Slovénie). Pour sa dernière course dans la catégorie espoir, le miler de  l’US Nemours Saint-Pierre décroche à nouveau l’or, cette fois dans le cadre des Championnats d'Europe de cross. Avec également un record personnel sur 1500m porté à 3'33"60, Florian Carvalho arrive en 2012 chez les seniors par la grande porte. A suivre !

10e
La finale du 100 m aux Mondiaux de Daegu


Trente-et-un ans que la France attendait ça. Un Français en finale du 100 m d’un grand championnat international (Mondiaux ou Jeux olympiques). Le dimanche 28 août, sur la piste bleue de Daegu, une nouvelle page de l’athlétisme tricolore est écrite. Non par un seul homme mais par deux. Après Hermann Panzo lors des Jeux de Moscou en 1980, Christophe Lemaitre et Jimmy Vicaut sont en effet au départ de la finale de l’épreuve reine des championnats du Monde. Le premier était attendu à pareille fête. Pas le second, encore junior, qui a décidé de brûler les étapes en prenant la troisième place de sa demi-finale en 10’’10. Le scenario est déjà improbable. Il l’est encore plus quelques secondes plus tard, lorsqu’Usain Bolt, le grand favori, est disqualifié pour faux-départ. Lemaitre et Vicaut, respectivement quatrième et sixième en 10’’19 et 10’’27, n’en profiteront pas pour monter le podium, à distance du vainqueur Yoann Blake (9’’92). La pression était peut-être un peu trop forte pour les deux jeunes sprinteurs. Qu’importe, les sprinteurs français sont entrés dans une nouvelle dimension avec deux représentants dans le top 8 de la ligne droite, soit plus que les Américains. Ils le prouveront encore les jours suivants.

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (2)
Marco Balsamo - 30/12 (15h47)
Vous uobliez Garfield Darien qui raporte deux médailles !!! Une d argent a Barcelone et un des rare a confirmer a Bercy ave une nouvelle médaille d argent.MB.
Mathieu Rouquette - 29/12 (22h18)
Et la 1ère place du classement: la médaille de bronze de Lemaitre à Daegu!
Commentez cette actualité
Pour commenter une actualité il faut posséder un compte sur le site FFA, utilisez la rubrique ci-dessous pour vous identifier ou vous créer un compte.
Login (Email) : 
Mot de Passe : |
mot de passe oublié ?
dans la même rubrique
30/10 >  
05/10 >  
18/09 > (7)
07/09 > (3)
10/08 >  
13/07 >  
12/07 >  
10/07 > (2)
05/07 >  
04/07 > (4)
le reste de l'actualité
15/11 >  
12/11 > (1)
12/11 >  
08/11 >  
05/11 >  
04/11 >  
02/11 >  
02/11 >  
02/11 > (1)
29/10 > (3)
29/10 >  
28/10 >  
26/10 > (1)
23/10 >  
22/10 >  
22/10 >  
21/10 >  
21/10 > (1)
19/10 >  
16/10 >  
16/10 >  
15/10 >  
15/10 > (3)
15/10 >  
15/10 >  
rechercher
Fil
Info
12345
boutique
FFA
Derniers
résultats
International
National
Régional
Départemental
INFORMATIONSFORMATIONCOMMUNAUTÉBASES DE DONNÉESMÉDICALBOUTIQUE
NOS PARTENAIRES
CONDITIONS D'UTILISATION MENTIONS LÉGALES CONTACTS