Actualités
Actualités
Réactions
Sélection
Programme/Résultats
Photos
Compétitions
Résultats
Bilans
Live

Equipe de France / Compte-rendu

Championnats d’Europe à Birmingham : Djouhan et Maraval in extremis

11 Août 2026 - Par F. Gaudin-Winer - E. Nappey

Mise à jour : 12 Août 2026 (00h15)

Photos : © P. Millereau - S. Kempinaire / KMSP

Partager

Partager

Championnats d’Europe à Birmingham : Djouhan et Maraval in extremis

Le discobole Lolassonn Djouhan et la coureuse de 400 m haies Louise Maraval ont tous les deux tremblé ce mardi matin à l’Alexander Stadium, mais ont finalement obtenu leur ticket pour la finale de leur épreuve. Même réussite pour Clara Liberman, Anaïs Bourgoin et Rénelle Lamote en séries du 800 m, pour un 100 % de réussite bienvenu pour les Bleus.

Les qualifiés

Maraval en serrant les dents

Dispensée de premier tour du fait de sa présence dans le top 12 aux bilans, Louise Maraval a débuté sa compétition par une demi-finale pas si évidente. Alors que l’Italienne Ayomide Folorunso a rapidement pris les commandes de la course (53''93), la Vendéenne est sortie du dernier virage en deuxième position, prête à faire parler son finish. Hélas, elle a vu la Britannique Emily Newnham lui griller la politesse à l’issue du dixième obstacle. Troisième en 54’’50, la médaillée d’argent de 2024 a dû attendre le dénouement des deux autres demi-finales pour valider sa présence en finale, via le dernier strapontin disponible. « Je suis déçue de ma course, parce que mes sensations étaient bonnes, mais je n’avais pas le jus nécessaire pour finir comme je le voulais », soupirait-elle en filant vers la sortie du stade. Il lui faudra retrouver des jambes et composer avec un couloir peu favorable mercredi soir pour espérer meilleure fortune.

Djouhan peut souffler

Lolassonn Djouhan a également dû patienter avant de voir son nom accolé à un « q » sur le tableau d’affichage. Deuxième du groupe A avec 63,10 m, le Martégal était confiant sur l’issue de la matinée au moment de ranger ses affaires. C’est plutôt pendant son concours que le recordman de France a transpiré. Après un premier essai autour des 61,50 m déclaré invalide par le jury, à sa grande incompréhension, Djouhan a mordu son deuxième essai « avec les freins ». Le grand "coup de stress" qui s’en est suivi s’est transformé en bonds de soulagement après sa troisième tentative, largement suffisante pour figurer dans les douze meilleurs du jour (7e). « Je suis optimiste pour la suite, mais lucide. Il me reste beaucoup de choses à faire, à commencer par me reposer avant de repartir au combat », se projetait-il.

Les Bleues toutes en demi-finales du 800 m

Il ne fallait pas trainer ce matin en séries du double tour de piste féminin, sur la piste bleue de Birmingham. Onze athlètes sont en effet descendues sous les 1’59’’, et la quatrième et dernière qualifiée au temps, qui n’est autre que Rénelle Lamote, a été chronométrée en 1’58’’65. La championne de France Elite s’est fait une grosse frayeur, après avoir coincé dans les deux cents derniers mètres d’une course emmenée par un lièvre de luxe, en la personne de la Britannique Keely Hodgkinson. Impériale en 1’57’28’’, la championne olympique a emmené sur son porte-bagages cinq demi-fondeuses ayant amélioré leur record personnel dans la première course du jour. Dans ce contexte ultra dense, la Montpelliéraine coachée par Bruno Gajer a dû se contenter du cinquième rang et attendre, la boule au ventre, l’annonce de sa qualification. « Je suis vraiment déçue mais je suis encore rescapée, donc on va se concentrer sur la suite, soufflait-elle. En demi-finales, il faudra s’arracher. »

Moins de frayeur pour Clara Liberman et Anaïs Bourgoin. La première, toujours très solide tactiquement et mentalement en grands championnats, a aussi bénéficié de la meneuse d’allure rêvée, à savoir la Suissesse Audrey Werro, première en 1’57’’83. La sociétaire du Haute Bretagne Athlétisme a su être patiente pour surgir dans la dernière ligne droite, en faisant son effort au bon moment et sans efforts superflus. Deuxième en 1’58’’23, soit un chrono de référence amélioré de 11 centièmes, elle affichait un grand sourire devant la presse : « Je n’ai pas douté un seul instant et je suis hyper fière de moi, savourait-elle. Je sais qu’il y a moins de 1’58’’ à aller chercher. »

Enfin, pour sa première compétition depuis plus d’un mois après une petite alerte musculaire juste avant les France d’Albi, Anaïs Bourgoin a bien fait le boulot. Dans une course partie plutôt vite (57’’5 au 400 m) avant un gros ralentissement sur la fin, la recordwoman de France n’a pas eu besoin de forcer pour se classer troisième en 1’59’’19 et obtenir la dernière place directement qualificative pour les demies. Une course lors de laquelle « on verra qui est capable d’aller chercher dans d’autres retranchements », prévenait-elle. Plutôt une spécialité maison pour la combative francilienne.