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Equipe de France / Compte-rendu
17 Juillet 2026 - Par Florian Gaudin-Winer
Mise à jour : 4 Août 2026 (22h05)
Photos : © Coen Schilderman / FFA
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Loan Rodride a créé une divine en finale du marteau, en devenant vice-championne d’Europe à l’issue d’un concours lors duquel elle a amélioré à trois reprises son record personnel, pour le porter à 68,91 m. La lanceuse ouvre le compteur des Bleuets, qui ont été nombreux à s’illustrer lors de cette deuxième journée de compétition.
Les cinq premières qui améliorent leur record personnel, des changements de leader jusqu’au dernier essai, et des outsiders qui se révèlent : les spécialistes du marteau ont offert au public de Rieti un concours à rebondissements. Un scénario auquel la Française Loan Rodride, qui était la 6e meilleure performeuse des engagées avec 65,06 m, a largement contribué. L’athlète de 17 ans licenciée à l’Athlé Provence Clubs a pourtant eu du mal à se mettre dedans. « J’étais remplie de stress au début du concours, confie-t-elle. Quand le deuxième essai est sorti, je me suis dit qu’il fallait entrer dans la compétition et que l’objectif était d’être championne d’Europe. »
Cette seconde tentative, mesurée à 62,46 m, l’a en effet lancée. Avec un record personnel dès le 3e essai, grâce à un jet à 65,17 m, l’élève d’Aurélien Vaquin et Olivier Rambaud se retrouvait solidement accrochée au podium. Mais elle n’allait pas s’arrêter là. Survoltée, elle expédiait son engin à 65,57 m au 5e essai, encore un record. Avant une ultime tentative de toute beauté, puisque son marteau retombait à 68,91 m, l’envoyant dans une nouvelle dimension et vers un potentiel titre européen, puisqu’elle prenait la tête. C’était sans compter sur l’Ukrainienne Milaniia Kokhan, tout juste dépossédée de sa place de leader, qui sortait un dernier jet à 70,19 m pour aller cueillir l’or sur le fil.
Qu’importe, Loan Rodride savourait son argent à sa juste valeur : « Je suis heureuse d’avoir décroché cette médaille. Je croyais en mes capacités et j’ai travaillé pour. Je savais que le travail allait finir par payer. Je suis contente que la perf sorte aujourd'hui. Je n’étais pas la favorite sur le papier, mais je me suis battue. » Un symbole fort pour ouvrir le compteur des Bleuets dans ces championnats d’Europe U18, alors que sa coéquipière Iris Arnaud-Battandier a aussi su hisser son niveau lors de la même finale, avec une marque de référence portée à 62,65 m dès son entame dans le concours pour obtenir une place de finaliste (8e).
Dénouement moins heureux pour Dylan Telo sur la ligne droite. Meilleur temps des engagés en 10’’29, comme en témoignait son dossard bleu, le sprinter de l’Entente Sud Lyonnais, visiblement un peu émoussé, a montré des signes de fatigue dès les demi-finales, en se qualifiant à l’arraché et au temps pour la grande explication, en 10’’56 (4e, +1.0). L’athlète coaché par Franck Matamba, qui avait disputé en fin de matinée les séries du 200 m (3e en 21’’41 avec +0.5, qualifié en demies), n’a pas pu faire de miracle en finale. Placé tout à l’extérieur, il a dû se contenter du 8e rang en 10’’61 (+0.1), loin du vainqueur britannique Divine Iheme (10’’29).
Au rayon des promesses, Maidis Gorrillot a marqué les esprits vendredi matin. Le Réunionnais du CS Saint-Denis Athlétisme, né à Haïti, s’est envolé à 7,78 m (+0.3) dès le premier essai des qualifications de la longueur. Il n’avait plus sauté aussi loin depuis ses fantastiques huit mètres l’an dernier, pour sa première année chez les cadets. Premier de ce tour de chauffe avec 20 centimètres de plus que son plus proche concurrent, il a le potentiel pour aller chercher la gagne en évoluant au même niveau samedi. L’aventure s’arrête là, en revanche, pour Nathan Pertays (23e avec 6,93 m ; -0.2).
Toujours dans les sauts mais à la perche, Julie Bourgis et Isild Drouet, toutes deux prétendantes à l’or avec des performances d’engagement largement supérieures à leurs adversaires, ont assumé leur statut en qualifications de la perche. Elles ont chacune franchi 3,75 m et 3,85 m du premier coup pour valider leur ticket pour la suite sans trembler. A retenir également : la qualification en finale de la hauteur d’Elina Redon avec, là aussi, un concours immaculé et une barre à 1,71 m (1e) franchie. Au triple saut, Suzanne Cornelie-Lenoir s’est classée 6e des qualifs avec 12,76 m (+1.4).
Joli carton plein des demi-fondeurs, qui ont tous validé leur billet pour le tour suivant. Imrane Aissaoui et Axel Mougel-Depoutot sont en finale du 800 m, après avoir passé le redoutable écueil des demies en se classant tous les deux 2es de leur course. Le premier, sociétaire du Dynamic Aulnay Club, en a même profité pour abaisser son record à 1’50’’87. Le second, lors d’un double tour de piste beaucoup plus tactique, a assuré l’essentiel en 1’53’’93. Même réussite pour les spécialistes du 2000 m steeple Esteban Pannier et Maxence Bal. Le premier a terminé 3e de sa série en 5’51’’64, alors que le second, un temps disqualifié avant d’être reclassé, a fini 5e de sa course en 5’53’’68. Lors du premier tour du 1500 m, Yannis Le Ruyet (3’58’’15) et Loan Di Sanza (3’59’’28) ont, tous les deux, pris la 3e place de leur course pour passer en finale. Enfin, Léa Eid, 2e temps des engagées sur 800 m, a parfaitement manœuvré pour remporter sa série en 2’08’’68.
Côté sprint, ça passe en demies pour Mélodie Peux sur 200 m (4e de sa série en 24’’49 ; +1.0), Nayla Lachheb (3e de sa série en 60’’81), Judicaël Sauvaget (3e de sa série en 53’’09) et Jules Romanet (3e de sa série en 53’’62) sur 400 m haies. A l’inverse, c’est terminé pour Antoine Marx, éliminé en demi-finales du 400 m, malgré un record personnel, en 47’’74 (4e).