Actualités
Actualités
Stade / Présentation
1 Août 2025 - Par Etienne Nappey
Mise à jour : 1 Août 2025 (16h53)
Photos : © Jean-Marie Hervio / KMSP
Partager
Le stade Pierre-Paul Bernard de Talence accueille de vendredi à dimanche les championnats de France Elite 2025. Avant d’entrer en lice, Erwan Konaté, Anaïs Bourgoin et Auriana Lazraq-Khlass ont fait part de leur impatience d’en découdre sur l’anneau girondin.
Bien sûr, Paris 2024 est encore dans tous les esprits, et aussi sur quelques chaussettes ou chapeaux des bénévoles. Cette magie, cet objectif d’une vie, cet instant suspendu, gravé à jamais dans les mémoires. Un an jour pour jour après le coup d’envoi des épreuves d’athlé sous la Tour Eiffel, débute l’édition 2025 des championnats de France Elite. Et même si Cyréna Samba-Mayela a dû renoncer pour raisons médicales, bon nombre des héros de l’été dernier se sont donné rendez-vous sur les bords de la Garonne pour tenter d’y décrocher le pompon : un ticket pour les Mondiaux de Tokyo. Pour chasser la nostalgie, rien de mieux que de chercher un nouvel horizon au pays où le soleil se lève.
Sous une bruine plus britannique que nippone, Romain Barras a rappelé lors de la conférence de presse en amont du coup d’envoi que ces championnats sont « un rendez-vous majeur de la saison, pour s’imposer au niveau national et aller chercher une qualification pour les championnats du monde ». Pour autant, le directeur de la haute performance de la FFA n’a pas caché que lors d’une « saison post-olympique, tout est exacerbé. On voit des athlètes qui se sont révélés l’an passé qui confirment et continuent leur progression, mais aussi, hélas, quelques-uns de nos meilleurs éléments qui sont confrontés aux blessures. C’est le lot de tous les pays, mais c’est très visible chez nous. »
Malgré cela, Romain Barras n’a pas manqué de souligner que les épreuves de demi-fond, à commencer par le 1500 m et le 5000 m masculins, et le 800 m aussi bien chez les hommes que chez les femmes, a offert son lot de grandes performances au cours des dernières semaines. « Il y aussi les épreuves de tradition française, comme le saut à la perche et le 110 m haies, et les épreuves de relais. Regardez les 400 m : celui qui est capable de nous donner le podium avant le départ est très fort en pronostics ! »
Deux semaines après avoir triomphé lors des championnats d’Europe U23 à Bergen, le sauteur en longueur Erwan Konaté était bien en peine de masquer son excitation, à l’idée de sauter dans un concours avec six concurrents à plus de 8 m cette année. « Sur le papier, ça fait rêver. J'espère que les gars vont se donner comme des ‘’oufs’’, c’est ça qui me donne encore plus envie. Comme d’habitude, je vais tout faire pour écraser la concurrence. Et si je gagne, promis, la danse viendra avec la performance », a-t-il lancé aux journalistes, l’œil malicieux.
Pendant que l’Amiénois travaillait ses pas de danse en Norvège, Anaïs Bourgoin peaufinait sa préparation, après s’être acquittée très tôt des minima pour les Mondiaux. La sociétaire de l’EFCVO le sait mieux que personne : une couronne nationale lui offrirait un critère de priorité aux yeux du comité de sélection. « Je suis ici pour gagner. Je ne vous donnerai pas ma stratégie mais je ferai à l'instinct, c'est comme ça que se court un 800 m », a-t-elle soufflé.
Plus bavarde, mais pas moins déterminée, Auriana Lazraq-Khlass est en mission à Talence, après avoir repris la compétition il y a cinq semaines à Laval. « Après Paris 2024, la redescente a été très dure, physiquement et psychologiquement. J’ai récupéré de toutes les péripéties médicales qui ont pourri mon hiver, les voyants sont au verts. Même si ma prépa n’a pas été optimale, mon niveau physique est bon, et je suis heureuse de retrouver la piste, reboostée à fond. » Ses adversaires de l’heptathlon sont prévenues : la médaillée des Europe de Rome a « hâte d’en découdre ». Et pour tous ceux qui se posent la question de savoir quand débute la (prochaine) grande échéance de l’été, à Tokyo, la réponse est sur le compte Instagram de la Messine, sous forme d’un compte à rebours. « Nous sommes à J-43 ! »