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Equipe de France / Compte-rendu

Championnats du monde de cross-country : le relais mixte argenté

10 Janvier 2026 - Par Etienne Nappey

Mise à jour : 12 Janvier 2026 (17h59)

Photos : © Justin Britton / FFA

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L’équipe de France de relais mixte a décroché une superbe médaille d’argent aux championnats du monde de cross-country ce samedi à Tallahassee (Etats-Unis), alors que les seniors masculins se sont classés cinquièmes par équipes.

Les relayeurs ont tenu leur promesse ce samedi sous le soleil de la Floride. Un peu moins attendus que les seniors masculins, les quatre Mousquetaires français n’avaient pas caché qu’ils ambitionnaient, eux aussi, de monter sur la boîte. Ils ont parfaitement réussi leur coup, au terme d’une épreuve maitrisée de bout en bout, achevée à la deuxième place derrière d’intouchables Australiens, emmenées par la paire féminine Hall-Hull.

Redoutable finisseur, Alexis Miellet a cette fois démontré qu’il était tout à fait capable de performer en tant que démarreur, puisqu’il a transmis le témoin à Sarah Madeleine en troisième position à l’issue de son tour de 2000 m, après avoir laissé les autres nations dépenser leur énergie pendant un bon moment. A ce moment-là, seuls les Etats-Unis et le Kenya devançaient les Français. La Melunaise a ensuite joué sa partition avec intelligence, laissant l’Australienne Linden Hall user tout le monde, avant de produire un effort prodigieux dans les derniers hectomètres de son segment, pour virer en deuxième position, laissant loin derrière Kenya, Etats-Unis et Ethiopie.

Spécialiste mondial du relais cross, Antoine Senard a de nouveau livré un récital, sur un parcours qui, sur le papier, favorisait pourtant ses adversaires aux références chronométriques plus flatteuses sur la piste. Le Bleu de Liège a signé le meilleur chrono de la journée, en 5’14’’, pour propulser Agathe Guillemot en tête à l’entame de l’ultime boucle. La Bretonne a rapidement vu revenir l’Australienne Jessica Hull, double médaillée mondiale sur 800 m et 1500 m à Tokyo en septembre, mais elle a parfaitement tenu le rythme pour assurer la médaille d’argent. « Ce n’était pas évident mais c’était très plaisant. J’ai fait le choix en début de parcours de sécuriser une médaille plutôt que de prendre le risque de tout perdre en jouant le titre. On a été scolaires, on a respecté les consignes. Nous sommes très fiers de ce résultat », savourait la championne d’Europe indoor du 1500 m en 2025. « Cela donne beaucoup d'envie pour les prochaines échéances, où nous serons encore plus conquérants. »

Schrub aux portes du top 10

Dans la dernière course de la journée, l’équipe seniors masculine a joué avec ses armes, mais n’a rien pu faire face à la domination une nouvelle fois écrasante des coureurs des hauts-plateaux africains. Le temps d’un départ rapide du local Kiptoo, le grand favori ougandais Jacob Kiplimo a pris les affaires en main après un quart d’heure de course, puis a fait en sorte de réduire ses adversaires au rang de faire-valoir. Dans le dur, Yann Schrub et Jimmy Gressier se sont accrochés autant que possible à mesure que le groupe de tête se réduisait. Le Lorrain, combatif en diable comme à son habitude, a conclu son effort à une rageante onzième place, tandis que le Nordiste a terminé quinzième, au prix d’un sprint mordant. Avec la 32e place d’Etienne Daguinos et la 34e de Valentin Gondouin, trois rangs devant Fabien Palcau, les Bleus figurent au cinquième rang du classement collectif, à distance respectable de l’Ethiopie, du Kenya et de l’Ouganda, intouchables sur ce terrain de jeu.

Enfin, Aloïs Abraham a signé une très jolie treizième place sur l’épreuve réservée aux U20. Bien calé dans un groupe d’une vingtaine d’éléments à la mi-course, il a prudemment laissé filer les cadors africains quand ceux-ci ont décidé de passer la vitesse supérieure, à commencer par le futur lauréat, le Kenyan Frankline Kibet. Deuxième du ‘’reste du monde’’, deux places derrière le Belge Willem Renders, le jeune Français d’à peine 17 ans a montré qu’il n’avait peur de rien et déjà un sens de la course bien aiguisé, qui lui offre de sérieuses raisons de croire à des lendemains qui chantent.