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Equipe de France / Compte-rendu
20 Septembre 2026 - Par Florian Gaudin-Winer
Mise à jour : 21 Septembre 2026 (07h46)
Photos : © SprintShot Team / FFA
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L’équipe de France féminine, emmenée par Mekdes Woldu (22e en 1h09’17’’), a vu son joli tir groupé être récompensé par une encourageante sixième place. Leurs homologues masculins ont, eux, dû se contenter du neuvième rang, handicapés par la chute malencontreuse de leur leader, Etienne Daguinos.
Les Mondiaux de running se sont conclus avec les semi-marathons et un goût d’inachevé pour les Bleus. Le rayon de soleil danois du jour est venu du collectif femmes. Si les Françaises n’ont pas pu jouer les premiers rôles individuellement, lors d’une course survolée comme prévu par la Kényane Agnes Jebet Ngetich en 1h05’15’’, le chrono le plus rapide de l’histoire lors d’un semi 100 % féminin, elles ont bien géré leur effort. Avec, à l’arrivée, des chronos dont elles n’ont pas à rougir et un trio qui se tient en peu plus d’une minute, signe d’une densité intéressante.
La recordwoman de France Mekdes Woldu a coupé la ligne en 22e position et en 1h09’17’’. Puis ce sont Alessia Zarbo et Margaux Sieracki qui ont, coup sur coup, terminé leur effort en respectivement 1h10’24’’ (31e), malgré une forte douleur à l’ischio à partir du 5e kilomètre qui l’a obligée à gérer pour la première nommée, et 1h10’27’’ (33e). Mélody Julien a, elle, fini plus loin, en 1h12’39’’ (59e). Les Françaises terminent à une honorable 6e place collective en 3h30’08’’, derrière un quintet loin devant avec le Kenya, les Etats-Unis, l’Ethiopie, le Rwanda et l’Ouganda.
« Mon objectif était d'aller chercher mon record, j'étais en pleine forme, confiait Mekdes Woldu. Mais il y a des jours comme ça... Le résultat par équipes est pas mal. On était cinquièmes sur le papier. Peut-être que dans quelques années, on montera sur le podium. Les filles ont bien couru et se sont battues jusqu'à la fin. »
Beaucoup plus de frustration pour l’équipe masculine, qui était encore dans la course au podium jusqu’au dixième kilomètre. Le tournant malheureux du semi pour les Bleus, puisque c’est à ce moment-là qu’Etienne Daguinos, jusque-là solidement calé dans le groupe de tête (27’54’’ au 10e km), a chuté malencontreusement. Le médaillé de bronze sur 5000 m lors des championnats d’Europe de Birmingham s’est vite relevé, mais une pointe au mollet est apparue et n’a fait que s’intensifier jusqu’à l’arrivée. S’il est courageusement allé jusqu’au bout, le Talençais a dû se contenter de la 64e place en 1h03’08’’, alors qu’il était bien parti pour faire tomber le record de France.
Ce scénario cruel a coûté cher aux Français, pendant que le Suédois Andreas Almgren allait décrocher un splendide titre en 58’06’’, record d’Europe explosé, pour devancer au sprint le Kényan Nicholas Kipkorir (58’11’’). Comme Etienne Daguinos, Bastien Augusto (18e en 1h01’04’’), le primo-sélectionné Victor Boudin (28e en 1h01’36’’) et Baptiste Guyon (52e en 1h02’25’’) n’ont rien lâché. Neuvièmes par équipes en 3h05’05’’, ils ont vu monter sur le podium le Kenya, devant l’Ethiopie et les Etats-Unis.
« Le sentiment est un peu mitigé, relevait Bastien Augusto. Je suis assez satisfait de ma place en individuel, même si je pense que le top 15 était jouable. Mais je me suis complètement écroulé après 18,5 km, les deux derniers kilomètres ont été très compliqués. Pour un premier championnat du monde, c'est encourageant. »