Equipe de France / Compte-rendu
13 Septembre 2025 - Par Etienne Nappey
Mise à jour : 15 Septembre 2025 (09h59)
Photos : © P. Millereau - S. Kempinaire / KMSP
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Cinq Français ont décroché leur ticket pour la finale de leur épreuve samedi soir au Stade national de Tokyo : Hilary Kpatcha au saut en longueur, Nicolas-Marie Daru sur 3000 m steeple ainsi que les trois perchistes Thibaut Collet, Ethan Cormont et Renaud Lavillenie. Sarah Madeleine et Agathe Guillemot ont, elles, rallié les demi-finales du 1500 m.
Hilary Kpatcha n’a pas connu la moindre peine pour s’extraire des qualifications de la longueur. La Toulousaine de l’Insep « savait que le premier saut risquait de ne pas être totalement réglé, comme tout le reste de la saison ». Mais elle est restée parfaitement concentrée après cette tentative initiale mesurée à 6,65 m. Ses 6,85 m du deuxième essai étaient bien au-delà de la marque demandée pour composter directement son billet pour la finale, qui aura lieu dimanche soir. Ils constituent la deuxième performance de la journée, derrière les 6,88 m de la championne olympique Tara Davis-Woodhall, dès son entrée en matière. « Mes sensations sont bonnes, le public répond bien et je me suis qualifiée rapidement », savourait-elle. Avant de quitter le stade, elle n’aura pas manqué de noter que l’Italienne Larissa Iapichino, la Britannique Jazmin Sawyers et la Nigériane Ese Brume ont été prises dans les filets piégés des qualifs et ne joueront pas les médailles.
Je me suis fait le kiff d’aller titiller Faith Kipyegon dans la ligne droite
Sérieuse et appliquée tout au long de sa série du 1500 m, qu’elle a achevée à la deuxième place en 4’02’’66, Sarah Madeleine a pu approcher de près la plus grande demi-fondeuse de l’histoire, qui l’a devancée de onze centièmes. De là l’attaquer, ne serait-ce que pour le plaisir, et parce que l’occasion ne se reproduira peut-être pas de sitôt ? « Non, non, j’ai trop de respect. J’ai préféré rester juste derrière, comme ça elle ne me voit pas et je lui réserve une surprise », s’est marré la Melunaise devant la presse. Au prochain tour, Madeleine connaît désormais la recette pour s’ouvrir les portes d’une finale mondiale. L’objectif sera le même pour Agathe Guillemot, qualifiée également à la faveur de sa cinquième place en 4’02’’05 dans la course précédente. La Bretonne a dû s’employer dans l’emballage final mais a pu « garder un peu de kick » pour sa prochaine apparition sur la piste nippone.
Trois perchistes engagés, trois qualifiés en finale. Les Bleus ont réalisé un carton plein lors des qualifications de voltige ce samedi à Tokyo. Renaud Lavillenie, Thibaut Collet et Ethan Cormont ont tous franchi 5,75 m, la hauteur suffisante pour prendre rendez-vous pour lundi. C’est déjà la troisième dans l’histoire des Mondiaux que la France place trois de ses représentants dans le top 12. La première fois remonte à 1991, à … Tokyo, avec Thierry Vigneron, Jean Galfione et Philippe Collet (le père de Thibaut). La deuxième fois, en 2009, avait rassemblé Romain Mesnil et Renaud Lavillenie (déjà), tous les deux sur le podium, et Damiel Dossevi (6e). Une source d’inspiration toute trouvée pour les Bleus.
Premier des trois Bleus en lice lors des séries du 3000 m steeple, Nicolas-Marie Daru s’est acquitté de sa mission d’ouvreur avec aplomb. Malgré des jambes qui n’étaient « pas les meilleures », le demi-fondeur de l’AL Echirolles s’est « adapté pour ne pas perdre de temps sur quelques obstacles où l’approche était hésitante », et a pris la quatrième place de la course, en 8’30’’64. Pour ses premiers Mondiaux, il s’est invité à la table des grands, son « objectif minimum », et ne se privait pas, une fois le billet en poche, d’évoquer la surprise créée par l’Américain Kenneth Rooks, deuxième des Jeux de Paris l’an passé malgré des références chronométriques plutôt modestes.
Ses camarades de jeu Louis Gilavert et Djilali Bedrani ont tenté de s’accrocher aux cadors de leur épreuve, mais ont buté dans le dernier tour et ont vu leur aventure s’arrêter là. Le Bellifontain, qui pesait après des erreurs tactiques et des franchissements « techniquement moyens », s’est classé septième de la deuxième course, en 8’28’’90. Le Toulousain, pris dans un faux rythme imposé par la présence de Soufiane el-Bakkali et Lamecha Girma en queue de peloton, a terminé huitième de la dernière série, en 8’35’’50.