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Ma passion hors piste : Louey Ouerrat, pianiste perfectionniste

26 Septembre 2026 - Par Florian Gaudin-Winer

Mise à jour : 28 Septembre 2026 (09h23)

Photos : © Philippe Millereau / KMSP

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Ma passion hors piste : Louey Ouerrat, pianiste perfectionniste

Athle.fr vous présente les passions hors piste des athlètes de l'équipe de France. Pour commencer, rencontre avec Louey Ouerrat, sixième meilleur performeur français de tous les temps sur 800 m (1’43’’57), qui a appris le piano en autodidacte. Il y trouve de l’apaisement à travers une quête de perfection.

Apprentissage sur YouTube

« J’ai débuté le piano vers 16 ans. J’en avais acheté un petit et j’apprenais sur YouTube, et sans professeur, énormément de morceaux plutôt doux. Je jouais à l’oreille, sans partition. Dès que je me trompais de note, je l’entendais. Je m’entêtais parfois pendant deux heures trente ou trois heures, jusqu’à ce que je réussisse à en jouer un. Et dès ce que c’était le cas, je passais vite à un autre. J’ai appris énormément de morceaux que je ne connais plus très bien aujourd’hui, vu que je les ai oubliés.

J’ai arrêté pendant deux ans et demi après avoir déménagé. Puis j’ai repris en suivant des cours avec un ami, qui est le meilleur pianiste que je connais, et je commence à apprendre le solfège. C’est beaucoup plus clair dans ma tête. J’aime jouer des morceaux comme Passacaglia et surtout Solas, par exemple, pour lequel il existe de belles variantes. J’apprécie quand la musique est parfaite et super linéaire.

Une sensation d’évasion

Jouer du piano me permet de m’évader après une grosse séance spécifique le matin, de penser à autre chose qu’à l’entraînement qui m’attend le soir. Je ressens de l’apaisement. Je ne joue que pour moi pour le moment. J’ai peur de me produire devant les autres. J’ai essayé un jour avec des amis et j’ai tout oublié ! J’attends d’avoir un bon niveau pour m’exprimer devant tout le monde.

J’écoute aussi du piano à l’échauffement. Tout est parti d’un championnat de France chez les U23. C’était avant une finale, j’écoutais comme d’habitude du rap. Et je me suis dit qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. J’ai mis du piano. Je me suis alors senti super bien, puissant, rapide. C’était la conciliation entre une mélodie douce et plutôt calme, et un enchaînement de gestes véloces, comme les gammes ou les accélérations. »