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Equipe de France / Compte-rendu

Mondiaux de Tokyo : Alessandrini et Mornet assurent en séries

14 Septembre 2025 - Par Etienne Nappey

Mise à jour : 15 Septembre 2025 (09h59)

Photos : © P. Millereau - S. Kempinaire / KMSP

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Mondiaux de Tokyo : Alessandrini et Mornet assurent en séries

La hurdleuse Sacha Alessandrini et le spécialiste du 1500 m Romain Mornet ont fait le nécessaire pour rallier les demi-finales de leur épreuve, alors qu’Azeddine Habz est tombé sur un os.

Les qualifiés

Mornet et Alessandrini dans le bon wagon

Romain Mornet avait hérité de la série la plus relevée, sur le papier, du 1500 m, avec Jakob Ingebrigtsen, l’ancien champion du monde Jake Wightman et le prodige Phanuel Koech. Le Vendéen s’en est royalement sorti, grâce à une dernière ligne droite bien maitrisée, là où le Norvégien affichait ses limites après une préparation erratique, tandis que le Kenyan avait perdu toute chance de bien figurer en chutant peu après la cloche. Quatrième en 3’37’’19, Mornet pouvait savourer son « regain d’énergie à 200 m de la fin, alors que je n’étais pas super bien jusque-là ». « Galvanisé » par le maillot bleu, Mornet tentera d’écarter d’autres cadors lors du prochain tour pour se faire une place au soleil dans une épreuve qui ne pardonne pas le moindre faux pas tactique.

Sacha Alessandrini a parfaitement négocié son entrée en matière sur 100 m haies, en prenant la troisième place de sa série en 12’’99 (vent nul). Placée au départ à côté de la double championne du monde Danielle Williams, la Niçoise avait bien compris les enjeux de sa mission. Elle s’est concentrée sur les adversaires à sa portée, laissant de côté la Jamaïcaine et l’Américaine Alaysha Johnson, pour viser la troisième place qualificative directement. « J’étais à la bagarre avec celle que je savais que je devais battre et je suis très contente d’avoir terminé première à l’arrivée », imageait-elle devant les journalistes. « Un peu crispée » de son propre aveu, elle a désormais rempli son contrat et abordera les demi-finales « beaucoup plus relâchée » avec l’ambition de s’approcher de son record (12’’70) pour se donner une chance de créer la surprise.

Les éliminés

Habz pris au piège

« C’est une contre-performance ». Azeddine Habz ne s’est pas caché derrière son petit doigt au moment de commenter sa septième place dans la première série du 1500 m, en début de matinée à Tokyo. Le meilleur performeur de la saison était bien placé jusqu’à la cloche, puis a semblé subir l’emballage, et a finalement terminé septième en 3’36’’62, là où seuls les six premiers gagnaient le droit de poursuivre leur chemin. « Je n’ai pas d’explication. J’avais le sentiment de contrôler, et dans la dernière ligne droite, je voyais la ligne d’arrivée reculer. J’ai essayé d’en remettre un peu, mais c’était trop tard. C’est un jour sans », soufflait-il, très marqué.

Paul Anselmini a joué crânement sa chance dans la course suivante, n’hésitant pas à mener quand l’allure lui semblait trop molle. « Je voulais prendre les choses en main pour ne pas subir comme d’habitude. Je savais qu’il y avait un coche à ne pas rater, ça s’est joué à pas grand-chose », exposait-il. Neuvième en 3’41’’84, le jeune Val-d’Oisien a pu mesurer le travail lui restant à fournir pour s’installer parmi le plus haut niveau mondial.

Même si elle était fort pessimiste à l’issue de son passage dans le premier groupe de qualifications du marteau, Rose Loga a longtemps tenu un strapontin pour la finale. Hélas, le dernier billet lui a échappé de peu, comme elle l’avait prévu. « Si seulement j’avais pu faire un gros 70 m, vers 70,90 m, ou quelque chose comme ça, j’aurais eu une chance, mais pas avec 70,44 m », raisonnait-elle. Bien vu, puisqu’il lui aurait fallu 70,71 m pour troquer sa treizième place finale contre la douzième.

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Trapp y a mis du sien

La stratégie prudente de Manon Trapp lui a permis de rallier l’arrivée du marathon en trente-deuxième position, après 2h36’02’’ d’effort intense sous une température atteignant déjà 30°C à 8h, et une humidité qui vous colle à la peau et les pieds au bitume. « J’avais la volonté et l’intention d’accélérer, mais dès la mi-course, j’ai subi les conditions, comme tout le monde », racontait-elle, les jambes raides comme des bambous. « J’avais mal partout, j’ai fait ce que j’ai pu. Les Japonais étaient au taquet pour me soutenir, et ça m’a beaucoup aidée à maintenir l’allure, parce que je n’ai pas réussi à me greffer à un pack », retraçait la Savoyarde d’adoption, qui a réussi à grignoter une bonne quinzaine de places dans les derniers kilomètres, pour sa première expérience à ce niveau.